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:: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] ::
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Katena Ryuraiden
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MessagePosté le: 09/01/2009, 17:03    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Katena se reposa quelques minutes sur le canapé en laissant Ran vaquer dans la cuisine. Les questions du jeune homme provoquèrent en elle une sorte de nostalgie, l'excitation du combat, les sifflements des projectiles et les cris, l'odeur du sang. Sans répondre, elle lui saisit le poignet dès qu'il passa à sa hauteur et le tira vers la salle de bain.

- Le temps que le sang se réchauffe on va pouvoir se laver.

C'était une pièce plutôt grande toute carrelée de marbre blanc, des toilettes près de la porte, un lavabo juste en face, une immense baignoire dans le fond de la pièce et un meuble de rangement. La robinetterie était en cuivre jaune, imitation or et un grand rideau séparait la baignoire du reste de la pièce.

- Comme tu le sais surement déjà, c'était une mission de récupération, un camion de munitions et de fournitures militaires. Je devais tuer le chauffeur, le chef de groupe et les radios pour les désorganiser. Mais il y avait beaucoup de patrouilles, trop de patrouilles pour un secteur pareil. Très vite, j'ai du errer dans les ruelles, contourner l'ennemi pour continuer à couper les têtes pensantes et les communications.

La jeune femme ouvrit le robinet d'eau chaude de la baignoire au maximum et les premiers volutes de vapeur commencèrent à envahir la pièce.

- J'avais tourné une ruelle trop tôt. J'allais droit sur un patrouille Aobatsu, de face. Et cet "Ino" est arrivé par le toit. Il n'aurait pas été habillé tout en rouge, je l'aurais tué tout en me retournant. A partir de là, chacun pensant avoir trouvé un allié, on est allé se réfugier hors le la zone de combat, soit disant pour s'occuper de ma blessure grave et on a parlé. Le problème avec le jargon d'opération et les sous-entendus, c'est que ce genre de situations devient possible.

Elle commença à se déshabiller lentement et jeta ses vêtements au fur et à mesure dans la poubelle. Seul sa cravate, sa petite culotte et son soutien-gorge eurent droit au panier à linge sale. Elle tendit la main sous le jet d'eau pour en apprécier la chaleur et s'assit sur le rebord de la baignoire, les pieds dans l'eau.

- J'avoue que si j'avais pas craqué sur son joli petit cul et ses yeux de glace, j'aurais peut être fait un peu plus attention.

La guerrière étendit son bras valide pour ouvrir un petit meuble contenant des serviettes et du linge.

- Les gants de toilette sont en haut à droite et sur l'étagère du dessous il y a un pyjama et des T-shirt très larges, genre qui m'arrivent au genoux, sinon j'ai un peignoir en soie et un en éponge accrochés à la porte.

Elle désigna les peignoirs du doigt avant de se lever sous le jet d'eau brûlante, un sourire satisfait illumina son visage, la chaleur lui faisait du bien et anesthésiait un peu la douleur, elle n'avait pas tiré le rideau de douche.

- Bref, Je ne crois pas qu'Azuza coure un risque, on a à peine évoquer son nom quand il lui a envoyé un message d'alerte. Après on a été trop occupés à ce taper dessus jusqu'à ton arrivé. Ceci dit, vu comme il est virulent le gamin, s'il devait apprendre la vérité, ça ferait du dégât et il a pas franchement le profil d'un homo refoulé. A vrai dire il à plutôt le profil d'un puceau lobotomisé.

Elle bloqua un instant, arrêtant de parler et de bouger. Le simple ruissèlement de l'eau charriait déjà une quantité impressionnante de sang séché et de saleté. Au point qu'une flaque brunâtre s'était formée aux pieds de la duelliste sans que le siphon de la baignoire ne parvienne à l'absorber.

- Tu sais, tu peux partager la baignoire avec moi, on se frottera le dos mutuellement ! Sinon utilise le lavabo...

Elle se regarda un instant.

- Oups ! J'avoue ne pas être très pudique depuis mes études de médecine tout ça. Je ne te choque pas l'espère ?

Elle commença alors à se savonner en prenant garde de ne pas trop malmener ses blessures. Puis une question particulière assaillit son esprit et il fallut tout de suite qu'elle en ait le cœur net.

- Mais dit moi, un truc me chiffonne, toi qu'on décrit comme un tueur implacable, pourquoi as tu épargné cet Ino alors qu'il n'avait clairement aucune chance ? C'est quelqu'un de spécial ?
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MessagePosté le: 09/01/2009, 17:03    Sujet du message: Publicité

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Ran Yashin
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MessagePosté le: 10/01/2009, 15:18    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Un peu surpris par le regain d'énergie inopiné de Katena, le jeune garçon se laissa emmener dans la salle de bain et entamer les explications sur sa mission qui n'avait ni été une glorieuse réussite, ni un échec cuisant. Il hocha simplement la tête et garda le silence un instant. Les Aobatsu avaient largement prévu l'assaut de la Faction Rouge sur ce camion. Sans doute était-ce une disposition d'Ino. Il avait beau être caractériel et odieux avec ses hommes, il n'était pas stupide et savait utiliser sa méfiance à bon escient.

Sur ce coup, le chef de la Division Bleue avait marqué un point. Le jeune Chinois était un peu vexé que ses miliciens n'aient pas fait preuve d'une plus grande prudence. Les munitions avaient pu être subtilisées, mais le nombre de blessés était trop important par rapport à la mission réalisée. Cependant, Ran cherchait à relativiser cet échec personnel qu'il ressentait. Ino avait peut-être marqué un point, mais le jeune leader Rouge l'avait déjà devancé depuis longtemps. Une petite grimace tordit sa bouche en moue boudeuse. Pourquoi accordait-il une telle importance à ce fait divers ?

« Bien... tant qu'Azu s'en sort avec le marcassin*... »

Il leva la tête vers Katena et ne pu s'empêcher de virer à l'écarlate quand il la surprit nue sous la douche. Et le plus naturellement du monde, elle continuait à parler de tout et de rien, s'attardant sur Ino qu'elle avait manifestement beaucoup apprécié physiquement, puis lui indiquant l'emplacement des gants... Tant de banalités qui tranchaient avec le spectacle qu'elle imposait de son corps nu. Aussi rouge que l'emblème de sa faction, il détourna le regard et prit un gant pour se faire une rapide toilette.

S'assurant qu'il lui tournait bien le dos pour qu'elle ne voie rien, Ran déboutonna sa chemise et dévoila un torse imberbe d'une pâleur lunaire. Il ne s'attarda pas en contemplation et trempa le gant sous un jet d'eau glacé du lavabo pour se rafraîchir. Il se lava la nuque, les épaules, le torse, le ventre et les aisselles, puis il fit à nouveau couler l'eau pour repasser le gant sur ses reins douloureusement éprouvé au cours de la mission. Terminant sa toilette, il remit au plus vite sa chemise et la ferma.

- Oups ! J'avoue ne pas être très pudique depuis mes études de médecine tout ça. Je ne te choque pas l'espère ?

Repassant par le rouge, Ran préféra garder le silence... Choqué ? Non. Mais atrocement pudique, c'était certain. †[/color]

- Mais dit moi, un truc me chiffonne, toi qu'on décrit comme un tueur implacable, pourquoi as tu épargné cet Ino alors qu'il n'avait clairement aucune chance ? C'est quelqu'un de spécial ?

Rien de tel que changer de sujet pour calmer ses rougeurs ! Le côté professionnel reprit le dessus, et même si la liaison intime entre Akabatsu et Aobatsu régissait l'économie de la ville entière, il estimait que les soldats n'avaient pas à s'encombrer de toutes ces formalités. C'était à lui d'assumer ses responsabilités et de se charger de cela. Alors il expliqua tout naturellement :

« Ino est le fils du Maire. Je n'ai aucune envie de m'attaquer à lui et mettre en péril les Akabatsu. Et puis, en dehors du lien familial qui les unit, si Ino venait à mourir, ce serait Kageki-san qui reprendrait le flambeau. »

Il réprima un tremblement à ce nom. Ses plaies n'étaient pas encore cicatrisées, et il se souvenait de cette rencontre violente avec ce chef d'armée aussi puissant que schizophrène.

« Je préfère avoir affaire à un débutant hargneux qu'un vétéran meurtrier... Ne serait-ce que pour la sécurité des Akabatsu, mais aussi celle des Aobatsu. Il ne fait aucune distinction entre les deux dès lors qu'on le met en colère. »


* Même si "Ino" est en l'occurrence une abréviation d' "Inocence", "Ino" peut signifier "sanglier" ou "cochon sauvage" en Japonais.

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Dernière édition par Ran Yashin le 21/06/2010, 18:06; édité 4 fois
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Katena Ryuraiden
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MessagePosté le: 11/01/2009, 16:27    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Ino était donc le fils du maire. Une information importante que Katena se jura immédiatement d'utiliser à bon escient quand l'occasion se présenterait. Bien qu'occupée à savonner vigoureusement sa peau pour en chasser toute la crasse, elle ne put s'empêcher de remarquer, du moins en parti, le comportement de Ran. Elle trouvait amusant les égards qu'il semblait lui accorder, à moins que ce ne soit plus pour lui même et puis, lui aussi il était beau, pas du tout la même beauté que son alter ego bleu certes, mais de là à ne pas le regarder... Assise sur le rebord de la baignoire, elle commença à se nettoyer les jambes, d'une seule main car son bras droit était devenu vraiment douloureux.

- On aurait pu le capturer et exiger la démission du maire par exemple. Mais il est vrai qu'Akabatsu n'a pas les moyens de résister à un assaut de grande envergure et que s'ils avaient repéré note Q.G. grâce à un mouchard, on serait tous morts en quelques heures. Le rôle de dictateur est quand même plus facile que celui de résistant, le monde est mal fait.

La guerrière regarda son chef se toiletter alors qu'il lui parlait des conséquences que pourraient avoir la disparition d'Ino sur le commandement de l'Aobatsu. Elle n'avait jamais vu Kageki, pour elle il n'était guère qu'un Croque-mitaine, un homme à la réputation exagérée dont on se servait pour effrayer des enfants et les crétins. Visiblement, sa réputation ne semblait pas complètement usurpée.

- Je ne sais pas si un chef brillant mais détesté de ses propres hommes peut faire mieux qu'un chef lambda mais capable de s'attirer de la sympathie... Mais le temps que l'expérience vienne, tu as raison, le petit sanglier à poils clairs sera nettement moins dangereux. Ceci dit, j'avoue que même si j'ai bien envie de lui faire boire un cocktail à base de GHB et de Viagra, j'ai déjà eu l'occasion de voir qu'il avait effectivement un caractère de cochon.

Elle gloussa, lui commençait à se rhabiller et elle fit la grimace en songeant à la fin du spectacle : elle avait eu deux beaux garçons rien que pour elle ce soir, dont un qui c'était à moitié dénudé, mais elle ne toucherait encore à rien ce soir. Elle lui aspergea la nuque d'eau chaude avec une petite moue malicieuse.

- Je suis désolée de te demander ça avec les efforts que tu sembles faire pour ne pas que je vois ton beau corps musclé mais au lieu de remettre cette chemise souillée de sang et humide de pluie... Tu voudrais bien m'aider à me shampouiner, j'arrive plus à lever le bras droit et d'une seule main, c'est franchement pas facile.

C'était typiquement le genre de moment dans lequel on pouvait ce rendre compte à quel point une blessure au bras était handicapante dans la vie de tous les jours.

* Tu seras la deuxième personne à poser des mains aussi près de mon visage depuis mon agression. Tu es mon ami alors je ne devrais pas trembler ou être prise de nausées, même si tu es un homme. J'aurais peut être du dire ça à haute voix, tant pis. Mais dès que je me serai transfusée, il faudra absolument que je lui raconte... Même si j'en tremble déjà. *

Un frisson parcourut l'échine de la duelliste de haut en bas et elle se tut quelques secondes. Elle attrapa la bouteille de shampoing et la posa à côté d'elle. Elle croisa les bras sur sa poitrine et se laissa glisser dans l'eau brulante du bain.

- C'est bon... La chaleur calme ma douleur et puis, j'ai du reprendre figure humaine. Tu sais, je comprendrais que tu ne veuilles pas... Comment dire... Jouer à la coiffeuse. Je t'en ai déjà demandé beaucoup ce soir.

Elle ferma les yeux et laissa sa tête aller en arrière, bien plus apaisée qu'affaiblie.
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Ran Yashin
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MessagePosté le: 17/01/2009, 01:08    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Katena avait de la suite dans les idées. Kidnapper Ino aurait pu avoir un effet certain sur le maire. Quand bien même celui n’en aurait rien eu à faire, il aurait tout de même été obligé, moralement, de faire quelque chose. Ne serait-ce que pour donner le change devant la population. Mais il n’était pas très bon aux yeux de Ran que ses soldats eussent de telles idées. Le leader rouge savait bien que si quelqu’un venait à prendre ce genre d’initiatives douteuses, la situation deviendrait critique. Sans compter que, sans imaginer Takahashi faire du mal à son morveux, il faudrait encore qu’il veuille bien le faire passer avant ses intérêts et ceux de Sasuitachi. D’autant que la délicate mission de secours -incognito bien entendu- reviendrait à Ran et Azusa. Rien de très réjouissant, en somme.

« Ceci dit, j'avoue que même si j'ai bien envie de lui faire boire un cocktail à base de GHB et de Viagra, j'ai déjà eu l'occasion de voir qu'il avait effectivement un caractère de cochon. »

Le jeune homme en aurait perdu l’équilibre s’il n’avait eu une main posée sur le rebord du lavabo. Passé le choc de la voir attiré par un gringalet blond sans une once de virilité, il avait du mal à imaginer le chérubin aux joues rondes en proie aux effets d’une bonne dose de Viagra. En fait, il ne souhaitait pas l’imaginer.

Ran acquiesça en silence à la demande de la jeune femme, gêné mais soulagé de pouvoir se débarrasser des déplaisantes images qui lui avaient traversé l’esprit. Il attrapa la bouteille désignée, et remarqua alors du coin de l’œil une certaine tension chez la jeune femme. Malheureusement, il était très probable que cette nervosité soudaine soit le fruit de violences vécues. Il ne pouvait que trop comprendre ce genre de déchirement intérieur, lui-même ayant subi des choses peu avouables à son sens.

« Je vais faire tout doucement, promis... »

Il n’indiquait pas, par ces paroles, qu’il se doutait d’un problème. Mais au moins celles-ci pourraient-t-elles quelque peu rassurer la jeune femme. Il lui appliqua le shampooing, et ce fut avec toute la délicatesse du monde qu’il posa le bout de ses doigts fins sur le cuir chevelu. Il les laissa simplement posés un instant, la laissant s’habituer au contact. Ran aurait aimé lui dire qu’elle pouvait lui parler de ses problèmes. Mais il ne savait que trop à quel point cela aurait été hypocrite de sa part, puisque lui-même refusait d’évoquer son viol récent. Il ne savait pas ce qui était arrivé à la si fière Katena. Cependant, avec un tel physique, il n’était guère difficile d’imaginer que son traumatisme avait sans doute beaucoup à voir avec celui de son chef.

Tout doucement, il commença à masser les cheveux, les ayant préalablement rincés pour retirer le gros de la poussière et de la boue. Il guettait les réactions de la jeune femme, prêt à cesser au moindre signe de douleur ou de frayeur.

« Dis-moi si je te fais mal. »

Il eut une nouvelle pensée pour son frère. Si Ino avait découvert la vérité, Azusa devait avoir de sérieux ennuis en cet instant. Ne restait qu’à espérer que l’espion saurait maitriser la créature. Ou encore, que l’infâme porcelet n’ait pas encore réalisé tout ce qui s’était dit au cours de cette soirée.

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Dernière édition par Ran Yashin le 21/06/2010, 18:07; édité 1 fois
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Katena Ryuraiden
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MessagePosté le: 17/01/2009, 13:19    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Si elle avait pu entendre les pensées de Ran, Katena lui aurait surement répondu que c'était justement parce que ce n'était pas un colosse poilu du torse et des jambes qu'Ino avait attiré son attention. Enfin, ça, ses yeux bleus et ses cheveux blonds pour être parfaitement honnête. Mais pour l'heure, elle s'inquiétait plus de sa propre réaction quand il poserait les mains sur elle.
Cependant, elle ne trembla pas quand il posa délicatement ses doigts sur sa tête. Au contraire, elle se surprit à apprécier ce contact sur son cuir chevelu et à se tortiller pour en profiter un maximum. Elle garda ses yeux clos, écoutant les mots qui sortaient avec douceur de la bouche de son ami.

- Tu es doux comme un agneau, monsieur le grand loup noir. Et ne me promets rien à la légère, je saurais toujours en tirer parti. Enfin, je plaisante, j'aime bien avoir le dernier mot et titiller ta sensibilité mais... Merci de faire attention à moi comme ça.

La jeune femme réprima un gémissement de plaisir. Elle ne voulait pas qu'il s'imagine des choses et qu'il soit encore plus gêné qu'il ne l'était déjà. Elle laissa sa main gauche vagabonder dans l'eau chaude de la baignoire, traçant des dessins invisibles dont personne n'aurait pu comprendre la signification. Le massage du shampoing chassait l'angoisse et la peur, elle savait que ce soir elle arriverait enfin à se confier.

- J'ai pas mal, tu es très doué. Tu as tout un tas de carrière possibles après la guerre toi : infirmier, masseur, coiffeur et j'en passe. En parlant de ça, tu as songé à ce que tu ferais si cette guerre finissait de ton vivant ?

Cette question pouvait sembler idiote sachant que cette guerre ne semblait pas près de finir et qu'ils avaient tous les deux de grandes chances d'y rester mais elle était sortie naturellement. L'eau du rinçage coula sur son visage et la guerrière se relâcha complètement en appréciant la sensation de l'eau brûlante sur son visage. En temps normal, jamais elle ne laisserait son corps exposé ainsi, à la merci d'un homme.
La guerrière était complètement propre à présent. Elle coupa l'eau et ouvrit soudain les yeux. Ils semblaient avoir retrouvé tout leur éclat. Un grand sourire aux lèvres, elle se leva, ruisselante, semblable à un nymphe de la mythologie grecque et sortit de la baignoire en essayant de ne pas trop se frotter à son chef de faction pour aller revêtir le peignoir en éponge.

- Au moins, pas besoin de frotter avec une serviette et de tirer sur mes blessures comme ça, même si le glamour en prend un sale coup, je te l'accorde.

* Si tu savais comme je suis heureuse ! Tu m'as touchée et j'ai aimé ça. J'étais bien, je me sentais en sécurité. Putain, j'aurais pas cru sa possible ne serait ce qu'il y a 3 heures. Bon, calme toi ma fille, la soirée n'est pas terminée, là tu vas passer à la partie charcutage et révélations sinistres. C'est étrange, j'ai beaucoup moins peur que ce que je croyais. *

Soudain, l'estomac de la duelliste grinça comme une vieille porte mal graissée et elle fit une grimace exprimant sa honte mais aussi son envie d'exploser de rire.

- Bon... Ok... Je te propose un grand bol de ramen avec supplément d'épices ? C'est vite fait et sa calera bien mon estomac. C'est con mais je suis incapable de manger avant d'aller au combat. Du coup, j'ai rien avaler depuis 8h ce matin. Ce qui fait une tasse de chocolat, une guimauve, une orange et un toast beurré. Je suis définitivement pas du matin.

Elle sourit en posant sa main gauche sur sa blessure qui, l'espérait elle, ne serait bientôt plus qu'un mauvais souvenir. Ses doigts bougeaient lentement d'eux même, elle s'imaginait déjà en train de pratiquer les petites opérations qui allaient la remettre d'aplomb.
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Ran Yashin
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MessagePosté le: 21/01/2009, 18:45    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Souriant aux divers compliments de Katena sur sa douceur, Ran garda le silence un moment et se concentra sur sa tâche. Combien de fois Azusa lui avait-il réclamé ses talents de masseur quand il fallait faire un shampooing ? Bien assez pour le jeune garçon fût à l’aise une fois franchi le cap de la nudité. Car il devait le reconnaître, voir une femme nue n’était pas habituel pour lui. Même s’il ne reniait en aucun cas la beauté féminine, il était toujours embarrassé dès qu’il devait affronter ce gente de situation.

-En parlant de ça, tu as songé à ce que tu ferais si cette guerre finissait de ton vivant ?

La question fatidique était tombée. Inquiétante, angoissante, obsédante. Ran était bien incapable de faire la part des choses. Il prédisait plus ou moins l’avenir tout en sachant qu’une balle perdue était vite arrivée. N’était-ce pas ce qui avait d’ailleurs tué Katsutoshi en voulant protéger son successeur ? L’héritage était d’autant plus lourd que ce deuil avait été provoqué par l’inattention de Ran Yashin. Pensif, le jeune leader poussa un soupir et haussa les épaules avant de reprendre un long massage de ses doigts sur les tempes et l’arrière du crâne de Katena.

« Si je survis à cette guerre, je mettrai fin à mes jours... » murmura-t-il simplement.

Comment pourrait-il se réadapter à une nouvelle vie alors que son existence entière était vouée à cette cause humanitaire, ce combat sans fin contre l’oppression homophobe de Sasuitachi ? L’enfant qu’il avait été autrefois s’était révélé dans le sang de ses agresseurs. Depuis, une éducation lourde et une politique acharnée avaient fait de lui un fin soldat parfaitement ouvert et doué d’un jugement très fin. Mais certainement pas un être humain capable de se reconvertir ailleurs que pour l’unique cause qui régissait sa vie.

« Si j’atteins les trente ans, je devrai laisser ma place à quelqu’un d’autre. Je ne pourrai pas supporter d’être inutile... C’est orgueilleux, mais je ne me vois pas autrement que leader. Si cette heure sonne, elle sera le signal de ma disparition. »

Il énonçait ce sort sans la moindre émotion, ni même l’intonation de l’homme qui cherche à impressionner par sa bravoure, ou on contraire à attirer l’attention pour être plaint et rechercher l’amour des autres. Pour lui, sa voie était tracée et il n’avait aucune envie de rester second, à être un retraité précoce, triste spectateur d’une guerre qui l’aura achevé.

Car il était certain que Ran ne tiendrait pas plus de dix ans. Cela faisait déjà cinq années qu’il était à la tête d’Akabatsu. Un règne de quinze ans à la tête d’un parti était déjà bien trop long. S’il était encore en pleine forme, il ne tarderait pas à sentir l’usure de la guerre tirer sur son corps jeune mais meurtri...

Quittant ces pensées moribondes, il s’écarta et laissa la jeune femme quitter la baignoire et revêtir un peignoir. Il sourit à la tentative d’humour qu’elle marmonna pour excuser le côté peu gracieux d’un tel vêtement, mais ce fut l’estomac hurlant famine qui le fit exprimer un petit rire coquet. Il secoua la tête, désabusé, et suivit la jeune femme.

« Si tu savais quel ventre je suis le matin... Un ogre ! Un grand bol de chocolat chaud avec un pain entier beurré, et parfois de la confiture. »

Car il avait beau afficher un visage froid de tueur aux yeux des autres, Ran n’en demeurait pas moins un grand gourmand qui adorait tout ce qui était sucré.

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Dernière édition par Ran Yashin le 21/06/2010, 18:07; édité 1 fois
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Katena Ryuraiden
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MessagePosté le: 21/01/2009, 23:21    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Katena tressaillit et les traits de son visage s'étirèrent en grimace. Comment un jeune homme aussi charismatique, beau et en bonne santé pouvait avoir une vision de l'avenir aussi noire ? Si elle n'avait pas eu peur de casser le lien qu'ils avaient bâti ensemble, elle aurait giflé Ran en donnant toutes les faibles forces qui lui restaient. Mais elle saurait bien lui faire comprendre qu'elle n'aimait pas sa façon de voir les choses et peut être, en se battant bec et ongles, pourrait elle lui redonner le goût de vivre. Pour commencer, l'ironie lui sembla une bonne solution.

- J'avoue que je ne m'attendais pas à ça. Mais si tu crois que je te laisserai faire tu rêves.

Elle sourit de bon cœur quand il lui parla de ses petits déjeuners copieux, elle ne l'imaginait pas adepte du sucré, et elle sortit un petit attirail médical de sa pharmacie : alcool, fils, aiguilles, ciseaux, pinces à hémostase et bandages. Puis elle sorti de la salle de bain en laissant la porte grande ouverte.

- En avant grand ogre ! Mais ne regarde pas ça, j'ai pas envie que tu perdes ton appétit, j'aime quand mes invités mangent plus que moi.

Assise sur un canapé, la jeune femme releva la manche de son peignoir pour révéler sa blessure. Elle enfila le fil chirurgical à l'aiguille et, d'un geste sûr, ferma le premier trou en faisant deux points rapides. La deuxième suture fut plus technique, mais pas de quoi l'effrayer, elle tata un peu la zone et fit ses points, presque à l'aveugle. Une fois cette première opération effectuée, elle pris la poche de sang et s'assura qu'elle était bien à température ambiante avant de se transfuser en se piquant au milieu de l'avant-bras droit. Elle attacha ensuite la poche de sang au bras, juste sous l'épaule. Elle n'avait pas oublié Ran, bien au contraire, elle avait fait vite pour ne pas lui imposer un spectacle qu'il avait qualifié lui même de déplaisant.

- Voilà... Dans quelques minutes ça ira beaucoup mieux.

La guerrière se leva alors pour aller tourner autour de son leader à la manière qu'une grande sœur qui taquinerai son cadet, lui ébouriffant les cheveux en riant. En réalité, elle se sentait un peu mal à l'aise, autant à cause de ce qu'elle venait d'entendre que de ce qu'elle avait à dire mais elle ne voulait rien en faire paraître. Elle l'attrapa par les poignets et le tira jusqu'au plan de travail de la cuisine.

* Heureusement qu'il se laisse faire, s'il résistait, je me retrouverais collée contre son torse... Ce qui serait des plus tentant s'il n'était pas homosexuel. Et puis... Il ferait un bon parrain pour mes enfants je trouve ! Bon modèle, sérieux tout ça... Attends un peu ! Depuis quand je veux des enfants moi ? Plusieurs en plus ! Je débloque complètement ce soir ou je viens d'avoir une révélation ? Peu importe, pour l'heure, il faut que je m'occupe de mon "petit" patron. *

- Tu aimes participer en cuisine ou tu préfères te faire servir ? Ne te force pas, les deux réponses me conviennent.


La duelliste mit de l'eau à chauffer et rassembla les ingrédients et les ustensiles. Elle laissa volontairement un couteau entre elle et le jeune homme. Un petit sourire se dessina sur son visage.

- Je tiens de Bleuet-Chan... Enfin, d'Azuza, que tu es un vrai danger public avec des couverts occidentaux, c'est vrai ou il a dit ça juste pour me faire rire ?

Elle commença à assaisonner l'eau d'herbes et d'épices en attendant qu'elle soit à bonne température et se lança ensuite dans la découpe de quelques légumes.

- Tu es allergique à rien au moins ? Ou, y a pas un légume que tu n'aimes pas dans ce que tu vois sur la table ?

Plus précisément, il y avait sur le plan de travail du chou, des tomates des carottes et des brocolis, qu'elle avait l'intention de faire juste rapidement sauter au wok pour agrémenter la soupe des ramens.

Katena recommençait à prendre doucement des couleurs, la poche de sang s'était vidée d'un peu plus d'un tiers dans ses veines. Elle retrouvait aussi sa combativité et la sensibilité de son toucher.
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Ran Yashin
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MessagePosté le: 02/02/2009, 16:24    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Ran remercia mentalement la jeune femme de lui épargner le spectacle de sa blessure à recoudre. Il avait beau être le leader adverse dans une guerre cruelle et sans-merci, il n'était pas vraiment fan de ce genre de scène qui lui retournait rapidement l'estomac. Aussi se plaça-t-il de trois quarts, laissant à la demoiselle toute l'intimité nécessaire à sa concentration.

« Ogre ?! Je suis un bon-vivant, rien de plus... » bouda-t-il, ravi d'avoir une excuse pour se détourner un peu plus sans pour autant paraitre insultant. Et puis, il ne mangeait pas trop, non plus...

Il se doutait bien que la jeune femme devait trouver ses précédents propos choquants. Mais le meilleur moyen de la laisser s'y faire était encore de ne rien rajouter sur le sujet. Le jeune homme ne regrettait que de l'avoir troublé, mais ne pouvait s'en vouloir d'avoir été honnête. La vie n'était pas toujours faite telle qu'on la désirait, et Ran s'imaginait difficilement une autre issue dans ce conflit meurtrier. Mieux valait donc changer de conversation. Katena semblait inconsciemment de son avis, puisque déjà elle le tirait joyeusement vers la table. Peut-être qu'avaler quelque chose l'aiderait à faire taire son inquiétude pour son frère. Pour le moment, il n'avait aucun moyen de communiquer avec lui. Le réseau satellite n'était pas au meilleur de sa forme pour la Souterraine. Heureusement, et pour ajouter à l'ironie de leur situation, le Maire travaillait à améliorer les communications pour Sasuitachi Undergrounds, sans attirer l'attention de la City.

« Je n'ai pas d'allergie spéciale, à moins que tu ne mettes du poil de chat dans tes petits plats. Sinon, je ne supporte pas les betteraves... et crois-moi, tu n'as pas envie de constater par toi-même les ravages que je peux provoquer avec des couverts occidentaux. »

Bien sûr, il était gêné de s'imposer ici. Il était loins d'être à son aise. Sans compter qu'en plus...

« Je peux me débrouiller en cuisine, si tu as besoin d'aide. Mais dans la famille, c'est plutôt Azusa le cuisinier... »

Cuisinier doté d'un tact discutable, qui lui avait dit un jour, avec toute l'honnêteté du monde, qu'il aurait été plus simple d'assassiner le maire en lui envoyant Ran à la place de son traiteur habituel. Plus simple et plus efficace. Anecdote qui avait terminée en bouderie de la part dudit Ran, qui n'avait fini par accorder son pardon qu'en échange d'un chocolat chaud, gourmand à souhait, et débordant de crème bien onctueuse. Avec la tablette de chocolat aux amandes fournie avec, s'il vous plait. Ce n'était qu'à cette condition extrême que l'indigne grand frère avait été autorisé à partager l'appartement de l'adorable jeune homme.

Penser à Azusa raviva son inquiétude. Mais s'il y avait eu un problème, il aurait sans doute trouvé le moyen de contacter Akabatsu pour réclamer de l'aide. Akabatsu, ou le maire. Mais Ino n'était certainement pas en état de lui faire grand mal. Le leader rouge ignorait dans quel état il l'avait mis, l'action ayant été trop rapide et essentielle. Il savait néanmoins que les jours de l'abominable porcelet sauvage n'étaient pas en danger. Pas avec Azusa pour le soigner. Dire que ce dernier s'occupait de l'ennemi jure de son frère, pendant que Ran, lui, se rongeait les sangs...

*Il me le paiera, se promit-il. Double chocolat chaud et trois tablettes de chocolat... Et un restaurant.*

Cette petite pensée intéressée et mesquine avait au moins eu le mérite de le détendre un peu. Il pouvait également remercier Katena pour cela, car elle faisait manifestement de son mieux pour le rassurer. Probablement ne souhaitait-elle pas le voir se morfondre et tourner en rond en songeant à ce qui se passait ou non là en haut. Ran la soupçonnait toutefois d'avoir une autre idée en tête, vu son insistance à le garder dans sa toile. D'autres révélations étaient-elles à prévoir au cours de cette nuit, décidément pleine de surprises ?

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Katena Ryuraiden
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MessagePosté le: 02/02/2009, 19:26    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

[ Attention cher ami et chers espions, j'avoue que ça va loin dans l'ignoble et le gore]

Katena découpait les légume avec facilité et précision. En fait, elle n'y aurait pas mis plus d'entrain s'il avait s'agit des têtes de gardes d'Aobatsu. Elle jeta les pâtes dans l'eau puis les légumes effilés dans le wok. L'air tristement pensif de Ran ne lui échappa pas et elle savait pertinemment vers qui allaient les dites pensées. Elle lui donna une petite tape derrière là tête avec un air réprobateur.

- Arrête donc de bouder ! Il va bien. Tu sais très bien qu'Azuza est plus malin que tout Akabatsu et tout Aobatsu réunis. Va plutôt t'asseoir confortablement.

La jeune femme remua un peu les pâtes et fit sauter les légumes avant d'ouvrir un placard au dessus de sa tête et d'en sortir deux grands bols de porcelaine peinte qu'elle réserva sur le plan de travail, il n'y avait plus qu'à laisser mijoter. Elle prit une courte pause pour inspecter sa transfusion : la poche était presque vide à présent, l'aiguille n'avait pas bougée et, le plus important, aucune marque violette sous la peau, sa veine n'avait pas éclaté pendant sa cuisine.

- Et un spécial épicé en route pour notre table V.I.P. ! Je vais me changer vite fait, je reviens.

La guerrière fila dans sa chambre et ferma la porte. Elle savait qu'elle ne devrait pas le faire mais elle pressa la poche pour forcer l'écoulement du sang avant de se débarrasser de son attirail dans la poubelle sous son bureau. Ouvrant rapidement sa penderie, elle opta pour un kimono noir orné d'un cerisier en fleur et de moineaux volant autour. Elle se remaquilla rapidement et sortit pour rejoindre de nouveau la cuisine.

- Tout ça en quatre minutes à peine ! Je suis une pro. Tu aimes ? J'ai pas fait la coupe geisha, j'ai pas assez de longueur.

La duelliste fit un petite révérence élégante avant de s'asseoir mais en quelques instants son sourire s'était complètement effacé. Elle repassait nerveusement le contour des motifs de la nappe avec les doigts et déglutit pour s'humidifier la gorge.

- C'était en plein après midi... Commença-t-elle la voix tremblante. J'avais été dénoncée comme une sympathisante à la cause homosexuelle, ce qui était vrai d'ailleurs. Alors une patrouille de cinq miliciens est entrée dans ma chambre pendant les cours pour la fouiller. On m'a appelé au micro et j'ai couru dans les couloirs mais il avaient déjà tout saccagé. J'ai protesté avec le mauvais caractère que tu me connais... Je crois que c'est ça qui a tout déclenché.

Des larmes perlaient de nouveau au bord de ses yeux brillants.

- L'un d'eux à verrouillé la porte et deux autres m'ont frappé derrière les genoux avec leurs tonfas, c'est affreusement douloureux. Puis là, leur chef m'a pincé le nez jusqu'à ce que je sois forcée de respirer par la bouche. Il défit son pantalon et, entre deux respirations, il me fourra sa bite dans la bouche. Putain, il était membré ce con ! Je me souviens encore de sa voix quand il me dit : " Si tu me mords ou si tu me gerbe sur la queue, t'es morte petite pute ". Et il appuyait sur ma tête, j'avais le nez dans ses poils pubiens et le bout de sa queue me brulait la gorge. J'avais beau baver pour essayer de calmer la douleur... Je l'ai juste un peu plus lubrifié.

Son regard humide disait : je sais que c'est horrible, mais laisse moi finir.

- Les quatre autres voulaient leur part bien sûr. Alors ils me jetèrent sur le lit. L'un d'eux passa derrière moi et me serra contre lui en broyant mes seins entre ses mains de camionneurs pendant qu'un autre m'arrachait ma culotte. Le premier mit une main autour de mon cou... " Si tu continues à donner des coups de pieds, je te brise la nuque ". Il a bien fallu les accueillir entre mes cuisses...

Elle serra un bout de nappe entre ses doigts moites.

- J'étais vierge ! Je sais pas si c'est à cause de sa, mais j'ai eu l'impression qu'ils avaient tous des queue monstrueuses... J'avais mal, tellement mal... Puis il m'a allongée sur lui et... Et... Un autre est venu derrière pour me... Existe-t-il douleur plus atroce qu'une sodomie sans préparation ?

Katena ne voulait pas de réponse.

- Mais ils ne se sont pas arrêtés là ! Ils m'ont griffé, pincé et même mordu. J'avais les seins et le dos en sang, j'aurais pu perdre un téton si un bon chirurgien ne m'avait pas opéré deux semaines plus tard. Ils ne se sont pas gênés pour venir en moi bien sûr et, entre deux, ils utilisaient leurs matraques comme des godes géants. Y a pas à dire, une bite c'est souple et ça se déforme, pas une matraque... Déchirement anal et vaginal, infection, j'ai du porter des couches toute la semaine suivante... Je sais pas combien de fois ils m'ont souillée mais j'ai cru que j'allais éclater. Et pour finir, ils se sont tous branlés une dernière fois sur moi. La douleur était si intense, je n'arrivait plus à bouger.

Elle frappa du poing sur la table.

- Il sont partis en me laissant là, comme un vieux pantin désarticulé sur un tas d'ordure, le dos labouré comme si on avait voulu me fouetter, les draps souillés de sueur, de sperme mais aussi d'urine et de selles parce que je ne contrôlais plus rien. Tout le monde savait, personne n'a rien dit. Dès que j'ai pu bouger, je suis aller me laver à l'eau brulante... J'étais morte, mon cerveau ne fonctionnait plus, je suis restée enfermée dans ce champs de bataille pendant deux jours sans voir personne et sans manger, aussi propre qu'un bébé chat.

Elle essuya ses yeux d'une main tremblante.

- La suite tu as pu la lire dans les journaux de l'époque. Une série de meurtres au sabre particulièrement sanglants. Ils sont tous morts, eux, et d'autres. Une simple insulte sexiste pouvait déclencher chez moi une pulsion meurtrière. J'avais remplacé le sexe par le meurtre... J'en ai souillé des collants en tuant des miliciens ! J'ai rencontré une fille, j'ai cru être lesbienne, je suis venue ici avec elle et j'ai commencé à me faire remarqué en me battant avec toi...

Le sifflement typique de l'eau qui déborde sur le feu indiqua que les pâtes étaient cuites. La jeune femme se leva, sépara les pâtes en deux portions et fit de même pour les légumes. Elle remplit les deux bols et compléta avec le bouillon et les épices. Elle prit des baguettes dans un tiroir et apporta le tout à table, posant son bol d'abord. Mais au lieu de simplement poser le bol de Ran devant lui et de retourner s'asseoir, elle resta devant lui et tendit la main pour caresser doucement son visage.

- Je voulais que tu saches tout ça et que tu l'apprennes de ma bouche. Je sais aussi que ce que j'ai vécu ne me donne aucun droit particulier sur toi mais Ran... Mon beau et gentil Ran. Je voudrais... Je... J'ai besoin de...

Elle ne pouvait pas finir sa phrase, elle avait besoin de tendresse, tout simplement.
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Ran Yashin
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MessagePosté le: 03/02/2009, 22:49    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Finalement Katena avait fini seule la préparation de leur repas et s'était changée en quatrième vitesse. De son côté, Ran avait observé la décoration raffinée et chaleureuse du salon. Tout était accueillant, rassurant... Peut-être trop ? Mais en la voyant revenir, superbe dans son kimono, le jeune garçon en oublia l'ambiance étrange que les mystères et les cachoteries avaient alourdie. Avec un sourire pur, il s'installa à table et ferma les yeux un instant, humant les délicieuses senteurs des légumes qui cuisaient à petit feu dans le wok. Il commençait déjà à sentir l'appétit creuser son ventre quand la jeune femme entama ce qu'il pressentait être un long monologue pas forcément joyeux à écouter...

Peu à peu, le visage de Ran perdit le sourire qu'il avait réussi à afficher peu avant en se forçant à oublier un instant la réalité de terrain dans cet état de guerre. Abasourdi, il accusait comme il pouvait chaque tirade de souffrance qu'on lui assenait, aussi démuni et perdu qu'un homme ivre frappé par les vagues glacées d'une mer impitoyable lâchant amèrement son écume. L'espace d'un instant, alors que Katena le suppliait du regard de ne pas couper ce fil écarlate qu'elle tissait entre eux, Ran sentit une force extérieure prête à lui broyer la gorge et lui compresser le crâne tel un étau mortel. Il baissait de plus en plus la tête, se cachant derrière ses cheveux noirs pour masquer les larmes qui inondaient ces yeux. Pour une fraction de seconde, il en voulut à la jeune femme de lui imposer ces aveux trop durs à écouter... surtout en pleine reconstruction de son propre corps meurtri...

Mais ce sentiment de rancoeur s'effaça bien vite pour laisser place à la douleur. La douleur de Katena. Sa douleur également. Deux situations différentes pour les mêmes sévices ; une brûlure intérieure consumant la dignité de la victime. Il ferma les yeux, se risquant par ce geste à faire rouler les larmes sur ses pommettes rosies par l'émotion. Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant, dans un tel moment de faiblesse ? Pourtant, il ne parvenait pas à lui hurler de se taire, ni même à se boucher les oreilles. Dans un silence parfait, il accusait tel un bouclier des paroles plus douloureuses qu'une arme. Son ouïe s'attacha un instant à cette expérience de sodomie... Sans préparatif... Et les images violentes de son propre viol s'accumulèrent à ce qu'il pouvait imaginer du calvaire de Katena. Alors qu'il visualisait malgré lui ce qu'elle lui rapportait, il se souvenait également de cette lame dansante sur sa peau, ces ongles crispés sur sa chair blanche... Tant de péchés interdits...

Finalement, la fin tomba... Un timbre pathétique échappa au contrôle de Katena alors qu'elle tentait de lui faire comprendre quelque chose. Mais Ran était à mille lieues de chercher à interpréter ses paroles hachées. Pour le moment, il faisait face à son agression... Et à autre chose de plus insidieux ; son autre "moi", une identité profonde, secrète, malsaine. Il aurait dû être comme Katena, il aurait dû avoir envie de tuer cet homme qui l'avait souillé, qui lui avait volé la seule chose qu'on ne pouvait offrir qu'une fois...

Au lieu de cela, au lieu de maudire et de hurler le nom de cet homme, il frissonnait aux sensations de l'acte proscrit que Hazuki lui avait infligé. Il ne s'agissait nullement des frémissements de dégoût qu'il aurait dû éprouver... Même s'il n'en éprouvait aucun réel plaisir, son esprit tordu avait aimé cette violence envers lui.

Dépravation.

Ce constat affligeant lui arracha des sanglots... Honteux, il remonta les genoux contre lui et crispa ses mains dans sa chevelure noire. Il chercha un instant à retenir ses hoquets et ses larmes. Mais alors qu'il se recroquevillait, un hurlement primaire, du plus profond de son âme, retentit dans sa gorge et se haussa vers les aigus avant de résonner dans l'appartement.

Humiliation.

Et il hurla, hurla encore, pris d'une hystérie qui le poussait à crier telle une bête sauvage, comme pour chasser l'impureté humaine qui avait sali son coeur farouche.

Pendant une longue minute, ses cris firent trembler les murs. Puis contre toute attente, le silence tomba soudainement. Lourd, presque mortuaire, comme si son "moi animal" venait de mourir. Comme si une part de lui s'était envolée à tout jamais... Immobile, toujours prostré sur sa chaise, il semblait s'être vidé.


[He wishes he could save this animal instinct in him.]

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Katena Ryuraiden
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MessagePosté le: 04/02/2009, 01:26    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Katena n'avait pas vu Ran s'écrouler progressivement devant elle alors qu'elle vomissait son histoire sans pudeur. Mais alors qu'elle se tenait immobile devant lui, il se recroquevilla et commença à hurler. Ses cris hystériques prirent forme dans l'esprit de la jeune femme :
Elle se voyait, engluée dans une sorte de vase noire incroyablement collante et élastique. Elle se débattait en pleurant quand un gigantesque mur de vent apparut au loin et avançait dans sa direction. Au départ, elle était encore plus effrayée, mais quand le mur la percuta, il ne lui fit aucun mal. En revanche, la vase poisseuse se déchira et se décolla d'elle comme s'il ne s'agissait plus que d'eau. Elle se voyait maintenant nue dans un espace désert qui commençait à prendre forme suivant sa volonté, elle était libre.

Dans le monde réel, les larmes avaient arrêté de couler sur ses joues rougies. Elle observa enfin son chef avec attention en se remémorant ses réactions pendant son récit. Son intuition la frappa comme un éclair dans la plaine.

* Ho mon Dieu... Est ce que... Non, pas toi aussi !? *

Une vision d'horreur assaillit son esprit : Son égoïsme et son empressement à vouloir se débarrasser de ce poids sur sa conscience l'avaient faite poignarder le jeune homme en plein cœur. Son sang ne fit qu'un tour, il fallait absolument qu'elle répare son erreur, sans attendre.

La guerrière prit le visage du garçon entre ses mains. Elle pressait ses pouces et ses index autour de ses yeux pour le forcer à les garder ouverts. Consciente qu'il pourrait réagir violemment, elle resta sur ses gardes, prête à riposter.

- Regarde moi ! Ordonna-t-elle en le fixant intensément. Toi aussi n'est ce pas ?

Elle n'attendait pas de réponse, elle n'en avait pas besoin. Elle avait repris le rôle dans lequel elle se sentait le plus à l'aise : le rôle d'ange gardien. Elle relâcha sa prise pour défaire son obi puis elle laissa glisser son kimono jusqu'à ce qu'il tombe complètement et qu'elle se retrouve nue. Elle avait compris qu'il était pudique mais elle avait besoin de l'acculer, de faire tomber toutes ses défenses pour atteindre son essence. Il fallait absolument qu'il ait confiance.

- Je sais que tu n'aimes pas ça mais regarde moi ! Je suis belle n'est ce pas ? Mon corps est parfaitement sain malgré ce qui m'est arrivé ! Si on ne parle pas de nos blessures, elle n'existent pas pour les autres mais elles continuent de nous dévorer lentement de l'intérieur.

La duelliste s'approcha de son chef, passa un bras dans son dos et l'autre sous ses genoux puis, d'un mouvement souple, ils se retrouvèrent assis par terre, lui assis sur elle, la tête tendrement pressée contre sa poitrine généreuse. Elle posa son menton dans ses cheveux noir de jais et se balançait presque imperceptiblement d'avant en arrière.

- Nous nous ressemblons terriblement... Je refuse de croire que ce n'est qu'un hasard de plus. Si nous sommes là, à moitié anéantis par le poids de nos souvenirs, liés par cette douleur intolérable et secrète, ce n'est pas une coïncidence. Je veux être auprès de toi... pas comme un bouclier et bien sûr pas comme une maîtresse. J'aimerais que tu puisses venir te reposer, te ressourcer et me confier ce que tu dois garder pour toi devant tous les autres. Tu es un sabre et je voudrais être ton saya.

Elle l'avait complètement enveloppé, comme pour le mettre dans un cocon de douceur et de chaleur. Elle caressait amoureusement ses cheveux pour essayer de le tranquilliser et, à intervalles réguliers, elle embrassait son front pâle.

- Tu m'as redonner l'envie d'être une femme et d'aimer les autres. Tu as chassé les ténèbres qui obscurcissaient mon cœur. Combien de temps pourras tu encore avaler nos ténèbres à tous sans être complètement empoisonné ? Il est plus que tant que nous te rendions la pareille, laisse moi être la première...

La jeune femme commença à fredonner sa berceuse préférée de son enfance. Elle se souvenait que quand son père ou sa mère la lui chantait, toutes ses peurs les plus primaires et toute sa tristesse disparaissaient comme par magie. C'était peut être une arme dérisoire. Peut être était elle ridicule, nue en portant le jeune loup prostré dans ses bras comme un bébé dix fois trop grand pour elle. Peut être allait-elle regretter son geste et payer ses erreur de son sang s'il décidait subitement de se retourner contre elle. Mais à ce moment, à cette seconde précise, elle luttait de toutes ses forces pour sauver un être cher du pire des maux qu'elle avait eu à affronter au cours de sa vie : la folie.

- Donne moi son nom... Et je le tuerai !

Puis elle recommença à chanter avec douceur.
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Ran Yashin
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MessagePosté le: 21/02/2009, 01:21    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Tremblant, les yeux écarquillés et les mains farouchement plaquées sur ses oreilles, Ran se balançait lentement sur sa chaise, ses lèvres pâles et tremblantes n’émettant plus qu’un même murmure lancinant : ce « non » qu’il aurait dû prononcer le soir de sa déchéance. Mais non. Son esprit embrumé par les effets de la drogue avait poussé la dépravation jusqu’à réclamer ces sévices sur son corps blanc. Un violent sursaut le fit frémir et dans un élan désordonné, il tenta de se dégager des mains de Katena. Là voilà qui recommençait, le harcelant de cette question qu’il refusait d’entendre, le forçant à la regarder droit dans les yeux. Une sueur froide aussi soudaine que traîtresse de son état le fit grelotter.

La jeune femme le relâcha et il se recroquevilla dans sa chaise, se serrant entre ses bras pour tenter de se réchauffer. Il commençait à peine à recouvrer ses esprits quand son regard rivé sur le sol vit le tissu lourd du kimono glisser par terre. Tout juste assez conscient de ce qui l’entourait, il percuta que Katena était nue devant lui et, ne levant jamais les yeux plus haut que ses chevilles, il détourna un regard fuyant. Mais à nouveau, elle l’interpella, lui ordonnant même de la regarder. Tel un enfant battu, Ran leva brièvement les yeux vers elle pour s’en retourner au plus vite à la contemplation du plancher. Cependant, ses oreilles étaient parfaitement ouvertes aux paroles de la guerrière. Sonné par les précédentes minutes qui l’avaient amené dans un état de démence, il se sentait à présent vidé de tout, mou, incapable de réagir. Aussi, il n’esquissa pas le moindre geste de raideur ou de distance quand Katena le souleva.

Lentement, elle s’était assise, le portant contre sa poitrine comme elle l’aurait fait pour son enfant. Ses doigts fins caressaient la chevelure noire du jeune garçon. Ce geste eut l’effet escompté. Alors que la berceuse et les mouvements de balancier rassuraient l’enfant meurtri, cette caresse ponctuée de doux baisers chastes détendait son corps rudement éprouvé ces dernières semaines. Fermant les yeux, Ran soupira et passa un bras au-dessus de l’épaule de Katena, comme pour se raccrocher à elle. Lui qui n’avait jamais connu la chaleur maternelle, était-il en train de la découvrir en cet instant même, avec une femme qui aurait tout juste pu être sa sœur ? Peu apte à s’attarder sur ces détails, il en demeurait à l’état primaire, ne faisant qu’absorber tout ce qu’il ressentait en cet instant ; un véritable buvard à émotions qui découvrait des encres nouvelles. Une chaleur diffuse le réchauffait enfin. Quelque chose de nouveau... Alors c’était ça, l’amour purement maternel qu’une femme pouvait éprouver pour un jeune homme ? À vingt-et-un ans, le leader Akabatsu privé de sa mère à son premier jour n’avait jamais envisagé, ni même cru en l’existence d’un tel sentiment.

Il rouvrit les yeux quand Katena lui cita ce qu’il était parvenu à changer en elle. Son regard se perdit dans le vide, songeur. Qu’avait-il fait pour l’aider ? Rien a priori. Il rougissait déjà de ces honneurs qu’elle lui attribuait, alors qu’il n’avait nullement l’impression d’avoir foncièrement aidé la jeune femme. Mais il ne dit rien. Son visage était assez expressif pour marquer ses doutes quand à sa participation réelle à ce changement. Il n’avait été qu’une vague présence avec ses hommes ces derniers temps, dont Katena. Il ne pouvait avoir été un élément majeur à cette métamorphose. La jeune femme l’avait certainement idéalisé, se sentant en confiance avec lui. Sans doute l’immense par de féminité en Ran, et sa grande naïveté également, avaient été des éléments déterminants pour qu’elle puisse enfin se libérer de ce qu’elle gardait depuis trop longtemps en elle.

La berceuse le rassura et il ferma à nouveau ses yeux rouges. Lui-même se souvenait d’une lointaine comptine qu’il avait entendue dans un parc lors de la sortie hebdomadaire de l’orphelinat. Une mère avec son fils, chantant tendrement de belles paroles rassurantes en mandarin. En parallèle au chant de Katena, il entendait encore cette Taïwanaise avec son petit garçon. Et lui, du haut de ses quatre ans, dissimulé à l’ombre d’un arbre pour les regarder, un index pensif dans la bouche, sa petite chemise azur et sa culotte courte bleu marine froissées au gré du vent.

Puis la sentence tomba, dangereuse, tranchante, le faisant quitter ce retour fugace dans le passé mais sans pour autant entamer la tendresse de leur étreinte.

- Donne moi son nom... Et je le tuerai !

Que pouvait-il lui répondre ? Hazuki Kageki était un indépendantiste Aobatsu et leader probatoire si Ino venait à ne plus exercer ses fonctions, pour une raison ou pour une autre. L’enfant disparut et le jeune adulte réapparut, se reposant simplement auprès d’une jeune femme. Le chef de la Faction Rouge était de retour : l’heure n’avait pas encore sonné. Ce n’était pas ce soir qu’il avouerait à Katena la vérité sur le Maire de la ville et sa manipulation des deux camps. À trop attendre de lui dire ce qu’il en était réellement, il savait qu’il se risquait à une colère accrue par le sentiment de trahison. Mais il était de son devoir de cacher la vérité et de trouver le bon moment et la bonne personne à qui en parler.

« Nul besoin de le tuer... Il se souviendra à jamais de moi, mais pas comme une victime. » murmura-t-il en souriant.

À bien y repenser, il était évident qu’Hazuki Kageki ne s’était pas attendu à une telle réaction de la part de Ran. Et le jeune leader Akabatsu n’en était ressorti que plus grand. Dans le fond, il avait peut-être perdu sa pureté et sa dignité, mais c’était lui le vainqueur.

« Bien... tu auras quand même réussi à te mettre à poil devant moi... » fit-il remarquer dans un petit rire coquet.

Et il referma les yeux, profitant à présent de cette étreinte comme d’une fontaine de jouvence. Il sentait entre les bras de la guerrière une énergie nouvelle le gagner. Il reposa sa tête sur sa poitrine, encore un peu étonné de ce pouvoir si secret et intime des femmes. En avaient-elles seulement conscience ?

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MessagePosté le: 22/02/2009, 03:49    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Bien sûr Katena ne pouvait pas lire dans les pensées de Ran, à peine pouvait elle deviner le doute dans ses yeux. Mais, d'un autre côté, ce dernier ne pouvait pas non plus savoir qu'après leur première rencontre, frustrée et en proie à la psychose, elle avait fait des recherches sur lui. Elle consulta les archives publiques, celles d'Akabatsu, les articles de journaux, les rapports d'enquête de la milice, les rumeurs et les légendes le concernant, elle recueillit aussi les témoignages de nombreux habitants de la souterraine pour se forger une opinion. Il en était ressorti que le leader de la faction rouge était vrai homme bien, un grand guerrier surement pas assez égoïste pour son propre bien. Plus tard, en commençant son entrainement, elle avait même caressé l'idée de le défier à la loyale, juste histoire de se mesurer à la légende ou plutôt au symbole. Car le loup noir était devenu un symbole, plus que celui de la cause homosexuelle, il représentait l'espoir, la volonté de se battre contre un système injuste et froid, et même s'il ne s'agissait que de son interprétation à elle, l'impression qu'il était complétement dépassé par ce qu'il était devenu lui semblait évidente.

En voyant ses efforts payer, elle se sentit immédiatement fière d'elle : elle avait réussi, elle avait réparé quelque chose. Réparer au lieu de détruire, elle en rêvait depuis si longtemps. Certes elle ne faisait que réparer sa propre erreur mais c'était déjà quelque chose. Rien qu'entendre sa voix, l'entendre répondre à sa question puis plaisanter dans la foulée, quelle victoire pour cette grande anxieuse. Et puis, il avait passé son bras autour de son cou pour se serrer contre elle, cette marque de confiance la toucha profondément.

- Après mon sabre, mon corps est mon arme la plus redoutable tu sais. Et puis là, j'ai senti le besoin de sortir la grosse artillerie. C'est pas non plus comme si j'avais voulu te plaquer au sol et faire des folies de ton corps.

La jeune femme se mit à rire à son tour et embrassa le front de son ami avant d'étendre le bras pour attraper le bol et les baguettes du jeune homme. Elle agita doucement le contenu du récipient encore bouillant, les senteurs d'épice s'élevèrent doucement et elle prit quelques nouilles entre les fins couverts de bois pour les amener près de la bouche de son invité.

- Aller, ouvre la bouche ! Il faut reprendre des forces après une séance des pleurs et de stress pareille.

Anticipant toute réaction, elle ajouta sur un ton maternel et affectueux.

- Je sais, t'es pas un bébé mais j'ai pas envie de briser ce moment et je crois que toi non plus alors restons dans notre bulle. Mais pour te motiver à finir ton plat, dès que tu as fini, je me rhabille. Ça te va ?

Elle rit de nouveau. La guerrière sentait que son leader était bien dans ses bras. Puis elle se rappela, il était orphelin, il avait toujours grandi dans un milieu d'hommes, en proie à la guerre. Il ne devait pas avoir beaucoup de références féminines. Son cœur sembla manquer un battement et elle resserra son étreinte.

- Je suis désolée pour tout ça. J'imagine que 7 ans de traumatismes refoulés ne pouvaient pas sortir sans faire un minimum de dégâts. Je suis bien placée pour le trophée de miss pieds-dans-le-plat non ? Il a fallu que ce soit toi, ce soir, et tout ce que je peux t'offrir pour racheter ma faute c'est ça.

* Voilà que je donne la becquée à mon patron, nue sur le sol en tergiversant sur nos malheurs respectifs ! Ce serait comique sans cette énorme charge émotionnelle. Tout semble bouger si vite tout à coup. *

Comme elle ne pouvait plus le caresser avec les deux mains prises, elle frotta son nez et son menton dans les cheveux du puissant loup noir. Elle dut faire un terrible effort pour ne pas finir par lui mordiller l'oreille.

* incorrigible. *

La duelliste sourit, profitant de cet ilot calme au milieu de la tempête.

- On dirait que le loup et la panthère ont trouvé un terrain d'entente. C'est quand même mieux que de s'entre dévorer. En même temps, en bonne femelle dominatrice c'est moi qui te nourri ce soir. Halala, assez de métaphores animalières. Je crois que je n'arriverai pas à mettre des mots sur ce que je ressens. Tant pis, ça m'empêchera pas d'essayer... J'espère que tu aimes ma voix.

* La panthère aux yeux de joyaux est en grande forme ! *


Elle eut un éclat de rire sonore et cristallin. Elle se risqua ensuite à poser son menton sur l'épaule du loup noir et à caler sa tête dans son cou. Elle embrassa la peau blanche et douce, juste sous l'oreille, avec douceur et innocence, elle aurait presque pu se mettre à lécher le sillon rougeâtre que ses larmes avaient tracé pour le faire disparaître mais elle préféra retenir cette pulsion animale.

- Je t'adore...

Deux mots avec une résonance particulière, impossible de penser à un "je t'aime" déguisé. Ce n'était que l'expression brute et pure de ce qu'elle avait sur le cœur.
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Ran Yashin
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MessagePosté le: 04/03/2009, 00:59    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

Ah ça, il ne faisait aucun doute que le corps de Katena était sa deuxième arme... et une arme bien plus dangereuse et vicieuse qu’un sabre. Ran n’avait aucune attirance physique pour la femme, mais il savait reconnaître un beau corps, et il était évident que la jeune guerrière, même désarmée, n’était pas sans ressource... Le jeune leader le lui aurait presque envié, mais à bien y réfléchir, ce genre d’arme était à double tranchant. Il se permit toutefois une petite moue boudeuse quand elle lui rappela que ce n’était pas pour faire des folies de son corps qu’elle s’était ainsi dévoilée.

« Peuh... Je ne suis pas assez bien pour toi, hein ? »

Mauvaise idée d’ouvrir la bouche à un tel moment ; une fine paire de baguettes de bois s’enfournait presque dans gorge, et il ouvrit de grands yeux, ne comprenant pas vraiment les associations d’idées assez particulières de la jeune femme. Néanmoins, un réflexe enfantin l’avait fait avaler cette nourriture sans rechigner. Lui vint alors à l’esprit la vision idyllique de la mère nourrissant son bébé et lui faisant découvrir de nouvelles saveurs. Cette situation était très intimidante. Pour la première fois depuis longtemps, il se demandait pourquoi sa mère avait renoncé à le garder à la naissance, pourquoi elle ne lui avait pas laissé une chance... Bien qu’il fût au courant des raisons de son abandon, une telle trahison était difficile à vivre. Il garda toutefois un sourire de circonstance pour ne pas attirer l’attention de la charmante demoiselle un peu trop curieuse.

Mais à vivre entouré d’hommes alors que lui-même possédait une grande part de féminité en lui, il avait toujours senti un vide dans son éducation. À présent, il était ce qu’on avait voulu qu’il devienne. Depuis l’enfer, l’ancien leader Akabatsu devait être fier de lui. De même, Azusa le rassurait sans cesse sur ses capacités de meneur, et pour ce qu’il avait cru comprendre, Allan ne tarissait pas d’éloges quand la discussion déviait sur ce jeune loup noir aux yeux rubis. Mais toutes ces belles paroles n’en restaient pas moins des compliments sur le soldat qu’il était. Dans l’intimité, seules trois personnes à présent pouvaient prétendre le connaître : Azusa, Yasu... et à présent Katena.

Il avalait ses bouchées presque machinalement, les poings serrés et joints contre sa poitrine. Il se sentait tellement bien qu’il se permettait de divaguer en présence de quelqu’un. Vraiment, cette jeune femme avait quelque chose d’extraordinaire. Et quand elle murmura ces deux petits mots affectueux, il leva vers elle deux perles écarlates complètement hagardes. Katena avait-elle eu une maman aussi douce ? Et Azusa, qui refusait toujours de dévoiler à quiconque son enfance, avait-il des souvenirs de sa génitrice ? Et Ino... ce môme détestable avait la chance d’avoir encore une mère en vie et qui l’avait élevé jusqu’à sa mutation à Sasuitachi. Une femme d’une grande beauté... Ran ne savait même pas à quoi ressemblait sa mère. Tout ce qu’il savait de ses origines, c’était que ses yeux rouges étaient un albinisme partiel, issu d’un père albinos qui avait certainement violé sa mère à force d’être rejeté par la société. Pourquoi cette femme ? Pourquoi Ran n’avait-il pas eu la chance de vivre dans un manoir, comme Ino ?

Assommé par ses propres pensées et surtout éprouvé par la bataille, les aveux et les larmes, ses yeux roulèrent dans leurs orbites alors que sa tête basculait en arrière, incapable de soutenir plus longtemps son propre poids. Parfaitement dévoilée, sa gorge révélait toute sa blancheur dans une position vulnérable.

« P’tain... tu m’as vidé... Même Hazuki m’a pas fait cet effet-là... »

Il se força à rouvrir les yeux, la tête toujours renversée, contemplant d’un regard vide la décoration qui se présentait à l’envers.

« Est-ce que tu penses qu’une femme qui abandonne son gosse est une mère ? Est-ce qu’elle peut un jour éprouver un sentiment de remords ? »

Il soupira... Il avait presque envie de s’en griller une pour laisser ses esprits vagabonder dans des souvenirs moins douloureux, ou du moins plus tolérables.

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Dernière édition par Ran Yashin le 21/06/2010, 18:10; édité 1 fois
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Katena Ryuraiden
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MessagePosté le: 04/03/2009, 19:06    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran] Répondre en citant

C'était donc Hazuki le diable borgne. En temps normal, Katena se serait enflammée et serait partie en croisade sur l'instant mais à ce moment précis rien n'aurait pu la faire sortir de son état de bien être intense. Elle se contenta de sourire encore d'avantage avant d'embrasser sous la pointe du menton son très docile petit frère d'un soir.

- Tu relâches ton attention mon loupiot ! J'ai le nom que je voulais maintenant. Mais t'inquiète pas, je respecte ta volonté et je ne lui donnerai pas la chasse.

* N'empêche que le jour où je le croise sur le champ de bataille il va passer les pires moments de son existence... Comme tous les bleus que je croise en fait, sauf que je le ferai souffrir un peu plus. *

- En tout cas c'est flatteur, moi qui n'ai pour ainsi dire aucune expérience, je suis capable de te mettre à plat ! Je vais l'ajouter à mon CV dès demain, c'est clair.


Elle continuait à le nourrir affectueusement en l'écoutant toujours avec autant d'attention. Elle appréciait ce moment intime, découvrir Ran sous cet aspect vulnérable et tendre était dans son esprit un privilège dont il fallait profiter. La question la déstabilisa un peu mais il était hors de question de ne pas lui répondre. Pour la première fois depuis des années, elle essaya de parler avec son cœur de femme :

- Je crois qu'il n'y a que deux types de femmes : les mères et les autres. Mais on ne nait pas mère, on le devient. Personnellement, je commence à peine à m'en sentir capable mais là je m'égare. Si une femme n'est pas faite pour être mère et qu'elle a tout de même un enfant, le pire est à craindre : abandon, mauvaise éducation ou maltraitance au pire. Mais je crois aussi que malgré tous leurs efforts, ces femmes ne seront jamais complètes et jamais vraiment heureuses.

La jeune femme prit une courte pause, commençant à peine à ce demander pourquoi son chef avait pu lui poser une pareille question. Elle trouvait cela plutôt ironique, elle qui ne s'était pas sentie femme depuis sept longues années devaient maintenant donner sa définition de la maternité.

- Puis il y a les mères. Une mère fera tout pour le bien de son enfant, elle fera tout pour qu'il vive bien et heureux. Elle ne renoncera devant aucun sacrifice, travaillant jour et nuit, se privant de manger ou de dormir pour s'occuper de lui. Je suis sûr qu'une vraie mère donnerait un œil, un bras, son cœur ou même son âme pour sauver son enfant. Si une mère doit abandonner son enfant, elle le fera pour son bien, pour qu'il puisse vivre mais elle le fera la mort dans l'âme.

Au plus son exposé avançait, au plus elle comprenait les motivations de son ami et au plus elle choisissait ses mots avec soin.

- Une femme qui abandonne un bébé ne connaitra pas plus que le remord que lui impose la morale. Une mère qui abandonne son bébé souffrira le martyr jusqu'à la fin de ses jours. Et, si une femme devient mère après avoir abandonné son enfant, j'imagine que le contrecoup peut avoir de terribles conséquences.

La guerrière prit une autre pause. Un peu effrayé à l'idée d'avoir attristé son leader, elle resserra une nouvelle fois son étreinte autour de lui.

- J'espère que tu es satisfait de ma réponse Ran. Je t'ai livré tout ce que j'avais sur le cœur.

Le bol de ramen était presque vide à présent, il ne restait qu'un peu de bouillon au fond quand elle posa le récipient sur le côté. La sentence était sans appel : Il était tant pour elle de se rhabiller. Pourtant, elle ne bougeait pas, ses mains à nouveau libre restaient serrées autour du jeune homme. Elle embrassa sa gorge pâle avec douceur, sans entreprendre quoi que soit d'ambigu.

- J'ai un problème ! Je dois me rhabiller à présent mais j'ai pas envie de te lâcher alors on fait comment ? Tu sais, Je te trouve très beau quand tu tombes le masque du chef de guerre, il va falloir qu'on passe du temps à se détendre ensemble plus souvent.

Elle se mit à rire doucement en pensant au culot qu'il lui avait fallu pour oser dire ça. Après tout, qui était elle pour faire de telles suggestions avec autant d'aplomb ?

- C'est une manière un peu maladroite de te dire que j'ai envie de rester proche de toi j'imagine.

* Si j'avais quelques années de plus je tenterais bien une procédure d'adoption mais là... Je ne peux guère que jouer le à la grande sœur. Par tous les Kamis et toutes les Fortunes, si un jour il m'appelle grande sœur, je suis bonne pour verser un torrent de larmes. Pourtant, pas la peine de me mentir, j'en ai assez envie. *


Les yeux de la duelliste se perdirent dans le vide un instant, elle se projeta dans l'avenir idéal : elle était assise sur un banc public, un homme aux contours mal définis souriait à ses côtés, un enfant avec ses yeux brillants et si particuliers jouait devant eux. Elle tournait la tête et un groupe d'hommes s'approchaient d'eux, ils étaient deux par deux, elle reconnaissait ses amis d'Akabatsu.

- C'est peut être pas pour demain mais... J'aimerais vraiment avoir des enfants.

Elle regarda son ventre sur lequel le loup noir était encore lové avec un large sourire.

- Tu crois que je serai belle avec un petit ventre bien rond ?

En attendant sa réponse, elle recommença à le couvrir de caresses et de chastes baisers. Si une femme n'avait pas voulu de lui et lui avait refusé son amour comme elle le pensait avec frayeur, elle, elle ne l'abandonnerait pas.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:42    Sujet du message: ... Hot bath and sweet Gossip [Privé Ran]

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