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:: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne ::
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Starke Crimson
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MessagePosté le: 21/06/2009, 13:03    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

Le taxi s’arrêta devant le parvis de la mairie. Starke paya sa course sans laisser de pourboire et sorti de la voiture en ouvrant son parapluie noir.

Pluie de merde !
Lâcha-t-il dans un grognement.

Il s’élança d’un pas décidé, ses épaisses bottes militaires émettaient un bruit sourd à chaque fois qu’elles heurtaient les marches de pierre. Les portes automatiques s’ouvrirent et il fila droit vers l’accueil où il s’accouda au comptoir après avoir posé sa mallette métallique au sol. L’hôtesse sembla un peu déstabilisée, autant par l’attitude nonchalante que par l’apparence de l’américain. Il portait un T-shirt blanc sous une veste militaire ouverte et un lourd pantalon de treillis renforcé au niveau des genoux.

Je… Heu… Je peux vous aider monsieur ?
Oui, Il faut que je rencontre monsieur le maire dans les plus brefs délais, pourriez vous m’indiquer où se trouve son bureau je vous pris ?
Demanda-t-il dans un japonais grammaticalement parfait, avec toutefois un léger accent.
Monsieur le maire est quelqu’un de très occupé, je ne sais pas s’il pourra vous recevoir ce matin.
T’occupe ma belle. Coupa l’américain avec un grand sourire. Aucune porte ne me résiste, j’en fais mon affaire.

La jeune femme, un peu choquée par cette attitude typiquement occidentale, lui expliqua alors comment se rendre au bureau du maire. Sitôt les informations en sa possession, l’homme la salua et se mit en route en étudiant les lieux : l’immensité de l’endroit rendait sa surveillance difficile, les grandes fenêtres étaient autant d’occasions de mettre une balle dans la tête d’un notable. Arrivé à l’étage il fut accueilli par deux hommes en tenue noire.

Permettez, fouille réglementaire.

L’astre du désastre écarta les bras sans dire un mot et laissa l’un des hommes le fouiller. Ce dernier ne tarda pas à trouver son couteau de combat à peine dissimulé dans son dos, sous sa veste. Il retira la lame de son étui, elle brillait comme de l’argent, parfaitement entretenue.

Joli !
Ouais, mais ne joue pas avec, je le veux intact quand je reviendrai.

L’homme ne répondit pas mais il put lire dans le regard du mercenaire qu’il était parfaitement sérieux. L’autre garde inspecta alors le contenu de la mallette : des documents écrits en anglais, des schémas incompréhensibles, de quoi écrire et se qui semblait être des patchs de nicotine. Il la referma avec précaution et la tendit à son propriétaire. Ils le laissèrent finalement passer.

* C’était trop tardif mais au moins c’était bien fait. Même si j’ai l’impression que le premier garde est un con. Peu importe tant qu’il me rend ma lame sans faire d’histoires. *

Le Gaijin arriva enfin devant la grande porte de bois précieux et regarda sa montre : 6h 37 exactement, début d’une attente à durée indéterminée. Il entra dans la salle d’attente où se trouvaient plusieurs fauteuils confortable et une petite table basse, surement pour que les visiteurs puissent travailler en attendant que la porte du bureau ne leur soit ouverte. Il s’assit et pris son téléphone satellite pour envoyer un message à Lucie, avec le décalage horaire il était déjà tard à Los Angeles alors il lui souhaita bonne nuit. Puis, il se laissa aller à divaguer en jetant un œil à la décoration qui n’était pas du tout à son goût : trop austère et trop classique.

* Il faudrait au moins tripler la garde pour défendre correctement un endroit pareil. Finalement, au moins les forces en place sont compétentes au plus je vais pouvoir faire grimper mes tarifs facilement. Mon compte en banque compte encore7 chiffres mais on en a jamais trop et puis il y a Lucie, je veux être sur qu’elle aura de quoi vivre confortablement s’il devait m’arriver quelque chose. *

Il se mit à sourire inconsciemment quand son téléphone sonna : c’était la réponse de Lucie qui le remerciait de lui envoyer un message dès son premier jour d’absence. A vrai dire, le soldat était du genre taciturne, il pouvait ne pas donner signe de vie pendant des semaines et rentrer comme s’il était parti chercher des clopes, à se détail près qu’il ne fumait pas. Il malmenait assez son corps avec ses stimulants de combat disait-il. En patch ou en intraveineuse, il avait lui-même développé quelques cocktails forts efficaces en opération.
Soudain son instinct se troubla, quelque chose ou quelqu’un était sur le point de le déranger.


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MessagePosté le: 21/06/2009, 13:03    Sujet du message: Publicité

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Ino Takahashi
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MessagePosté le: 21/06/2009, 23:38    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

~ La nuit avait été des plus pénibles. Seule la fatigue écrasante lui avait permis de se rendormir, complètement assommé de douleur. Douleur qui n'avait cessée de le réveiller, chaque fois qu'il remuait un peu trop ou cherchait à changer de position. Sans compter les grognements de douleur qu'il ne parvenait pas toujours à retenir. Suffisamment pour qu'il ne puisse même pas faire semblant de penser qu'Azusa, toujours présent, avait pu passer une bonne nuit de son côté. Ino avait pu constater d'ailleurs que l'agent s'était levé plusieurs fois, lui replaçant oreillers et couvertures qui tombaient au sol lorsque le petit blond bougeait dans son sommeil. Au moins, les soins avaient été efficaces, et la douleur, quoique toujours bien présente, ne l'empêchait plus de marcher. Bon, il ne risquait pas de faire de folie, et avait encore eu besoin d'aide pour sortir du lit, mais en dehors de ça... ~

~ Il arriva enfin dans la salle d'attente réservée aux seuls rendez-vous du Maire. Le sourcil levé, il constata toutefois qu'il n'était pas le premier arrivé. Un homme était déjà sur place, qui venait visiblement d'arriver. Une dégaine assez peu banale, qui ne devait pas passer inaperçue. Nul doute que Takahashi Sr. devait attendre la visite d'un tel individu, ou la garde de la mairie se serait déjà fait le plaisir de le mettre dehors. Si le système de sécurité était discret, il n'était pas inexistant. Mais le détail le plus dérangeant était justement que le type poireautait encore ici. Ce qui signifiait que le Maire était sans doute déjà en rendez-vous. Le jeune Leader eut un soupir agacé, et marcha jusqu'à la fenêtre pour s'occuper un peu l'esprit en attendant. Il ne pouvait ni s'assoir, ni même s'adosser à un mur. Du moins, pas sans personne pour l'aider à se redresser ensuite. Mais il n'en éprouvait de toute façon aucun besoin. Il avait mal dormi, certes, et se sentait lourd et fatigué. Mais ce n'était pas une raison pour se laisser aller, d'autant que la journée ne faisait que commencer. ~

~ Et quelle journée... Une journée sans doute ennuyeuse, puisqu'il ne pouvait espérer sortir dans cet état. Il avait d'ailleurs troqué sa tenue habituelle contre un pantalon noir et une simple chemise blanche. Ce serait plus confortable qu'un short et des bottes, s'il devait passer la journée coincé dans un bureau. Perspective qui ne l'enchantait vraiment pas. Déjà là, il en avait plus qu'assez d'attendre, immobile et inutile. D'ailleurs, il était hors de question qu'il passa après cet étranger, qu'il ignorait simplement, sans même l'avoir salué. Il avait bien l'intention d'en finir au plus vite, et ne pouvait de toute façon pas se permettre de rester debout trop longtemps. La blessure avait beau être située sur le ventre, elle commençait pas moins à tirer. Légèrement pour l'instant, mais Ino n'avait aucun mal à imaginer que cela deviendrait plus douloureux par la suite. Il tint son rapport contre son ventre, lançant de temps à autre un regard impatient à la porte. Bon, cela ne mènerait pas à grand chose, puisqu'elle ne menait pas directement au bureau. En effet, il y avait d'abord un couloir à franchir. Ce qui garantissait d'une part la discrétion pour ceux qui se trouvaient déjà avec le Maire, et d'autre part, une certaine sécurité. Car le système qui protégeait Yuuto Allan Takahashi était bien plus complexe qu'il ne le paraissait, et passait souvent très au-dessus du nez des visiteurs. ~

~ Nouveau soupir. Son ennui devait déjà être bien grand pour qu'il songeât à ce genre de détail en cet instant. Mais peut-être était-ce la présence de cet homme décalé qui se trouvait là ? Un original, un Gaijin qui plus est, qui ne passait vraiment pas inaperçu. Clairement pas un habitant de la ville. Sa présence ne devait ni être le fruit du hasard, ni être parfaitement innocente. Mais ce n'était pas le problème du Leader Aobatsu. Il avait d'autres chats à fouetter, et ne pouvait perdre de temps à s'occuper des affaires de son père. Père qu'il aurait bien voulu pouvoir voir assez rapidement... ~

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Starke Crimson
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MessagePosté le: 22/06/2009, 12:43    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

Un blondinet ? Les sens de Starke s’étaient mis en alerte pour si peu ? Non, il ne s’agissait pas de ça ! C’était sa démarche, légèrement trainante et ses petits gestes réflexes qu’il aurait dissimulé avec succès face à presque n’importe qui d’autre. Mais, sur le champ de bataille, la survie passe souvent par des capacités d’observation au dessus de la moyenne.

L’homme croisa les jambes sur la table basse après avoir pris sa mallette dont il extrait un dossier sur lequel on pouvait lire, en anglais « Situation militaire de Sasuitachi / Forces en présence ». En commençant sa lecture il soupira et lâcha, à mi voix et également en anglais :

Moi qui croyais que les japonais étaient mieux éduqués que les américains, un mythe s’effondre.

Il tourna les premières pages de son épais dossier et retira son stetson, révélant ainsi ses lunettes : C’était un croisement improbable entre des lunettes de soleil branchées et l’obturateur optique de Cyclope dans la série X-men. Au travers du verre miroir on pouvait deviner les lumières de l’affichage digital. Ce système complexe comprenait, entre autre, un estimateur de distances, un analyseur de fonctions vitales et des systèmes de vision nocturne et de vision thermique. D’un simple coup d’œil, le mercenaire pouvait donc savoir que le jeune homme qui se tenait en face de lui avait un peu de température et qu’il était passablement stressé.

Cette situation pouvait prêter à sourire mais l’homme n’en fit rien, il continuait de réviser son dossier comme si de rien était. Il repensait également à certaines de ses propres blessures balles, couteaux, masse mais aussi pinces et tisons ardents… On ne lui avait pas épargné grand-chose pendant sa déjà longue carrière d’arme à louer. Un passage de son dossier le tira hors de ses souvenirs douloureux : la description du chef militaire de la faction Aobatsu, quelqu’un de jeune, blond, aux yeux bleus, souvent vêtu de rouge… Puis il regarda Ino plus attentivement, en désactivant temporairement les fonctions de ses lunettes. Il regretta de ne pas être assez doué en japonais écrit pour déchiffrer le titre du dossier qu’il tenait contre son ventre.

* Non, ça ne peux pas être ça, ça serait trop… En même temps il ne porte rien de rouge même si ce n’est pas une preuve en soit, une préférence n’est pas une obsession. *

Il n’y avait guère qu’une seule façon d’en avoir le cœur net : initier conversation, en espérant que le jeune homme répondrait, au moins vaguement. Peu importait en réalité, s’il n’obtenait aucune réaction, le tigre sibérien attendrait simplement que la porte ne s’ouvre pour aller rencontrer le maire, plantant là le petit mal appris. Il suggéra donc, en japonais cette fois :

Tu devrais t’asseoir gamin, les blessures au ventre ne guérissent pas si on les sollicite tout le temps… Tu ne devrais même pas être debout dans ton état.

Parfait, une entrée en matière simple et directe que son interlocuteur ne pourrait pas ignorer. Il se cala un peu mieux dans son fauteuil et remis son stetson en place, comme s’il se préparait pour une petite sieste. Mais, alors qu’il lui suffisait d’attendre il ne put s’empêcher d’ajouter :

Ils recrutent des nains dans la milice de cette ville ?

Pas qu’il ne chercha à être particulièrement insultant mais cette question aurait au moins le mérite d’être un double révélateur : il pourrait juger de l’éventuel statut militaire du garçon ainsi que de sa susceptibilité. Deux éléments important pour le mercenaire s’il souhaitait opérer sur ce terrain pendant un certain temps et était obliger de collaborer de près avec des locaux. Et quand bien même le japonais s’énerverait, en quoi serait-il une menace pour l’américain, surtout dans son état ?
Starke croisa les mains sur sa nuque, constatant avec une grande satisfaction à quel point le canapé pouvait être confortable.

[Je sais qu’ino comprend et lit l’anglais mais justement, c’est ça qui est drôle ^^]


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Ino Takahashi
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MessagePosté le: 22/06/2009, 15:44    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

~ Un tantinet désagréable. De plus, ce n'était visiblement pas la finesse d'esprit qui étouffait ce repoussant individu. Ino ne tiqua même pas au commentaire désobligeant sur l'éducation japonaise, se contentant d'ignorer superbement l'homme sans lui montrer qu'il l'avait parfaitement compris. Il avait passé la majeur partie de son existence en Europe, il ne se sentait donc pas le moins du monde concerné, bien que la pique le concerna de toute évidence. S'il devait commencer à s'occuper de ce que pensait de lui le premier paysan venu, il n'avait vraiment pas fini. De plus, il fallait vraiment être idiot pour croire d'un Japonais qu'il ne maîtrisait pas la première langue mondiale, quand bien même Ino n'aurait pas été d'origine anglaise. ~

~ Non, ce qui dérangea plus le petit blond fut la remarque lâchée négligemment au sujet de sa blessure. Bon, il n'était pas idiot au point de penser qu'il savait la dissimuler. Elle était située à un endroit tel que chaque mouvement la lui titillait sournoisement, et gênait en prime ses déplacements. Mais le fait n'en était pas moins vexant. Tournant un regard méfiant vers l'individu, Ino le jaugea rapidement du regard. Il avait eu raison de penser que ce type n'était pas là par hasard. Un mercenaire, probablement. Quant à savoir ce qu'il fabriquait à Sasuitachi, difficile à savoir. Sans doute venait-il quémander du travail, ou avait-il été contacté pour une quelconque basse besogne ne pouvant impliquer la milice locale. ~

« Ils recrutent des nains dans la milice de cette ville ? »

~ Provocateur, qui plus est. Mais s'il n'était pas de très bonne humeur, Ino était encore suffisamment vidé par la douleur et la fatigue pour ne pas s'énerver. De toute façon, il n'y avait pas de raison de prendre la mouche sous les commentaires d'un abruti qui ne savait pas de quoi il parlait. Juger les gens sur leur physique était une erreur de débutant. Seul un cruel manque de professionnalisme pouvait traduire une telle attitude. Enfin, s'il s'agissait bien d'un mercenaire, comme le laissait à penser son attitude. Ino était suffisamment rodé pour reconnaître lui aussi les légers signes d'un habitué des combats et des attitudes discrètes. Toutefois, il n'allait pas se laisser impressionner par un paquet de muscles décérébré. ~

« Disons que tout le monde ne privilégie pas la masse musculaire à l'intelligence. »

~ Le jeune garçon avait la désagréable impression d'être observé et estimé à son tour. Le coup d'oeil examinateur sur ses cheveux et ses vêtements ne lui avait pas échappé. L'étranger se demandait sans doute si la crevette qu'il avait face à lui était ou non le chef de la milice locale. Bien que les blonds n'étaient guère monnaie courante à Sasuitachi, Ino était souvent obligé de supporter ce genre de regard évaluateur, comme s'il était difficilement compréhensible que ce gosse aux joues rondes fut bien un chef d'armée. Hors de question toutefois de rentrer dans le jeu du personnage. S'il n'avait rien à cacher, il ne comptait pas pour autant se laisser manipuler de la sorte. Il n'avait pas d'intérêt spécial à agir de la sorte, simplement un épouvantable instinct de contradiction. ~


[pas de prob ^^ par contre, j'ai édité l'heure indiquée dans ton premier post, afin qu'elle coïncide avec celle du topic de Ran et de Monsieur le Maire. Ça te dérange pas au moins ? :o ]


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Starke Crimson
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MessagePosté le: 22/06/2009, 22:15    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

Starke baissa ses lunettes en levant un sourcil, dubitatif. Susceptible et primaire, le jeune homme commençait mal. En même temps, il était vrai que l’américain n’avait pas le physique de son doctorat de chimie obtenu en candidat libre dans une prestigieuse université française. Il avait soutenu une thèse sur « les nouveaux composés de synthèse dans la fabrication des explosifs modernes » tout un programme s’il en est. Les membres du jury devaient encore en faire des cauchemars la nuit. Il pensa à ses patchs de stéroïdes dans sa mallette et sourit.

Les muscles et le cerveau ont ceci de diamétralement opposé que si tu n’entretien pas les premiers, tout le monde le saura. C’est idiot mais la psychologie joue en combat et la psyché humaine est faite de sorte qu’on a plus facilement peur d’un colosse. Et puis, puisque tu crois opportun de m’attaquer, je te dirais qu’un bon soldat sait quand il faut aller au front ou battre en retraite mais aussi quand il faut se reposer.

Il n’était d’ailleurs pas si impressionnant que ça en réalité, loin du pousseur de fonte maladif en tout cas. Narcissiquement, il s’estimé plutôt bien fait à la fois sculpté pour le combat et pour plaire aux dames. Une trop forte masse musculaire étant gênante pour la mobilité et assez dégoutante à regarder à son avis, il avait préféré usé de moyens détournés pour augmenter sa puissance quand le besoin s’en faisait sentir, d’où les patchs et les injecteurs de combat. Il regarda sa montre en faisant la grimace, lui qui pensait pouvoir en finir vite et se mettre au travail, il était condamné à attendre avec un jeune loup à l’éducation des plus approximatives.

Putain, tout le monde se lève aussi tôt dans ce pays ? Pays du soleil levant, je comprends mieux maintenant !

Lâcha le mercenaire en anglais, toujours inconscient d’être compris. Il prit son téléphone et appuya sur un numéro en mémoire.

Allo… Non, je me fous de l’heure !... Tu as bien prévenu Mr Takahashi de ma visite au moins ?... Comment ça sa secrétaire particulière ?... Qu’est ce que je t’ai dit sur les secrétaires… Tu fais chier aussi ! Et n’oublie pas qui est le patron !

Il raccrocha en soufflant comme un taureau sur le point de charger. Il aurait presque souhaité que la situation dégénère immédiatement, juste pour avoir un peu d’action.

Plus qu’à espérer qu’une petite grue aura bien fait son travail.

Toujours agacé, il reposa lourdement ses pieds sur la table basse en grommelant.

Hé jeune !? Tu en as pour longtemps avec le maire ? Parce que là, je sais même pas s’il à été prévenu que j’arrivais aujourd’hui. C’est d’autant plus con qu’il m’attend alors si on se rate, on risque d’être contrarié tous les deux.

Il avait interpelé Ino un peu vivement mais même le jeune homme agacé par sa mauvaise nuit ne pouvait pas prendre ça pour lui. L’homme était seulement agacé par la négligence de son subordonné, ce qui était tout à fait compréhensible.

[Aucun soucis, ça va juste l'agacer un peu plus d'attendre en pensant être le premier arrivé XD]


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Ino Takahashi
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MessagePosté le: 23/06/2009, 18:16    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

~ C'est avec un sourire plein d'ironie que le jeune Leader Bleu observait cet individu s'exciter sur son téléphone portable. Pour quelqu'un qui venait si superbement de prôner la psychologie, il ne se montrait décidément pas très éveillé de son côté. Encore un qui s'imaginait que tout le monde se plierait à ses moindres désirs, uniquement parce que c'était lui. Ino en souriant d'avance en songeant à la rencontre de cet homme avec le Maire. L'étranger risquait de tomber de haut, car ce n'était certainement pas ainsi qu'il viendrait à bout de Yuuto Allan Takahashi. Déjà que la douceur ne ferait rien non plus... Si le fils lui-même trouvait déjà les manières de ce type bien limitées, nul doute qu'il ne risquait pas de plaire au père. Mais sans doute ce dernier avait-il un objectif bien précis en tête pour admettre dans son bureau un tel rustre dénué d'éducation ? ~

« Ne vous inquiétez pas pour ça, je n'en aurai pas pour longtemps. Mais peut-être serait-il temps pour vous de prendre vos rendez-vous tout seul, comme un grand ? Au moins vous seriez certain que le travail est fait, et bien fait. »

~ Quelle idée de compter sur le travail de quelqu'un d'autre. Cela ne faisait que renforcer l'opinion du petit chef à ce sujet ; on n'était jamais mieux servi que par soi-même. Le vieil homme s'en souviendrait sans doute, à l'avenir. Pourtant, Ino avait du mal à croire celui-ci aussi stupide et infecte que son comportement laissait à le croire. Takahashi Sr. n'était pas du genre à s'entourer de tout et de n'importe quoi. L'individu devait certainement être bien plus dangereux qu'il n'y paraissait. ~

~ Bien que méfiant à l'égare de cet homme, le jeune homme avait toutefois bien d'autres chats à fouetter. Impatient, il jeta un rapide coup d'oeil à sa montre ; 6h53. Que de temps perdu pour son travail, déjà fort limité comme ça puisqu'il s'agirait d'une journée de bureau ! A bout de nerf, il décida qu'il en avait bien assez d'attendre. Le moment était venu de presser un peu l'action, s'il voulait sortir d'ici avant la Saint Patrick. Il glissa son dossier sous son bras, et, posant la main sur la poignet de la porte, adressa un dernier regard à l'individu. ~

« Ne jamais se fier au petit personnel. »

~ Il avait choisi de prononcer cette dernière phrase en anglais, bien entendu. Visiblement, l'homme avait du mal avec le japonais, mais n'avait pas l'air d'être conscient qu'il se trouvait dans le pays des bilingues par excellence. Ino avait pu lui-même constater que les Occidentaux de base étaient bien moins appliqués que les Asiatiques à ce niveau, et ce type en était la preuve vivante. Peut-être était-il temps de lui signaler implicitement qu'il ferait bien de faire attention à ce qu'il disait. S'il était là pour affaire, et qu'il était assez stupide pour se croire en sécurité sous prétexte qu'il utilisait une autre langue... Ino aurait pu ne rien dire, mais si la sécurité de la ville était en jeu, il préférait encore se dévoiler. Vu la façon dont il avait détaillé les vêtements de son voisin, l'étranger devait être sûr à présent de son identité. Un blond parlant anglais, au beau milieu de la mairie, avait de grande chance d'être le Leader Aobatsu. Mais de toute façon, le chef de la Faction Bleue n'avait aucun intérêt à se cacher. Il n'était pas su genre à se dissimuler pour se jouer des autres. Et de plus, ce n'était pas comme s'il se sentait concerné par l'arrivée de ce type. Du moment qu'il n'approchait pas de la milice, bien entendu. Là, ils auraient à en découdre tous les deux. ~

~ Sans plus attendre, il abaissa la poignet et pénétra dans le couloir, refermant derrière lui sans un mot de plus. Si vraiment le Maire était occupé, chose que Ino avait du mal à croire à une heure si matinale, eh bien il repasserait plus tard. Mais hors de question de poireauter davantage avec un individu si malappris. Il n'était pas non plus le dernier des pécores, après tout. ~

[Désolé, Ino n'est pas patient <_<" il supporte pas longtemps de devoir attendre...]

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Starke Crimson
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MessagePosté le: 23/06/2009, 23:45    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

Bye Ino, A bientôt sur le terrain !

Starke avait était mouché par la réplique en anglais du jeune leader mais pas question de le montrer. Au lieu de cela, il préféra continuer son numéro d’américain moyen, bruyant et simpliste. Après tout, il ne faisait là qu’appliquer un des principes fondamentaux de l’art de la guerre : pour tromper l’ennemi, montres toi fort quand tu es faible et faible quand tu es fort. Il se prépara donc à attendre seul, un sourire narquois aux lèvres.

* Halala, c’est vraiment pathétique quand j’y pense, il est tombé dans tous les pièges que je lui ai tendus. Il me prend pour un idiot sans manière, peut-être même incompétent ! Le petit personnel, tu parles, comme si j’avais le temps de prendre tout mes rendez-vous moi-même ! Je suis dans un avion en moyenne 1 heure par jour, il faut que je m’occupe de Lucie, que je gère mes actifs... Je suis un homme d’affaires. *

Cependant, une donnée ne lui avait pas échappé : Le jeune homme n’en avait pas pour longtemps. Le mercenaire rassembla donc ses affaires, referma sa mallette, réajusta ses lourdes bottes ferrées et se prépara à s’engouffrer dans le bureau sitôt que la porte d’ouvrirait de nouveau. Il coupa les fonctions de combat de ses lunettes et lissa le bord de son stetson avec son index.

Soudain, son téléphone sonna et un sourire illumina son visage en voyant qui l’appelait.

Allo ma petite chérie, comment tu vas… Tu n’arrives pas à dormir ? Tu exagères, ça fait à peine une journée que je suis parti… Mais bien sûr que tu ne me manques, ce n’est pas la question voyons. Tu sais bien que sans toi je ne peux pas être parfaitement heureux. Oui… Oui… Moi aussi… Je t’aime ma chérie… Bye, bonne nuit.

La communication coupa. Rien de mieux pour retrouver le moral et oublier ses petits tracas qu’une conversation avec sa petite sœur de cœur. Il laissa échapper un profond soupir de soulagement, plus rien ne pourrait l’atteindre aujourd’hui, pas même le débarquement soudain d’une horde d’extraterrestres sauvages.


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Luna Sea
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MessagePosté le: 24/06/2009, 11:52    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

« Va te faire voir, Tetsuo ! C'est la dernière fois que tu me fais ça ! »

Le couloir qui avait enfin gagné un silence serein après l'altercation entre l'Américain et le chef Aobatsu sembla soudain tonner sous la voix aiguë et colérique d'un jeune cyber-boy particulièrement remonté. Rajouts de plastiques, piercings faciaux soigneusement détaillés pour rehausser certains charmes de son visage naturellement beau, maquillage chargé mais non outrancier, vêtements de vinyle courts et aux couleurs fluorescentes... C'était incontestable, la petite créature ne pouvait passer inaperçu, et même une forte tête ne voulant pas lui faire ce plaisir n'aurait pu s'empêcher de le détailler du regard. Adoré ou détesté, mais jamais l'adolescent ne laissait indifférent.

Oreillette placée sur le tympan droit et portable dans une main, le focus rivé sur son visage pour un appel visio, l'étrange petit individu que des semelles compensées de 20 centimètres faisait passer pour un géant dégingandé esquissait une petite moue trahissant sa contrariété.

« Non mais tu m'as bien regardé ? Depuis quand je suis ton larbin ?! C'est la dernière fois que tu me fais cet affront, je te le garantis ! »

On pouvait supposer une argumentation précautionneusement mesurée à l'autre bout de la communication, car pas un son ne se faisait entendre à l'ouïe des spectateurs. Nul doute que l'interlocuteur tentait de rester calme pour apaiser la créature qui semblait venir d'un autre monde... Mais le jeune garçon n'en avait cure, et se plantant sur ses longues jambes effilées, il coupa la parole et déclara d'un ton tranchant.

« Tetsuo, je suis divin. Je suis une étoile, un soleil, et tu dépends entièrement de moi pour tes spectacles au cabaret. Engage toutes ces petites pétasses qui minaudent autour de toi pour exaucer leur rêve de célébrité, tu n'en feras rien de plus que des starlettes de bas étage tout juste bonnes à coucher avec tes clients ! Nul ne pourra me remplacer, je suis un fantasme inaccessible aux yeux du monde et c'est grâce à moi que tu en es là, à gérer tout ce beau monde dans cette ville pourrie ! Alors j'exige un minimum de respect ! Je peux t'assurer que plus jamais tu ne m'abaisseras à ce genre de tâches ingrates. La prochaine fois, assume tes ambitions et ne me laisse plus endosser ce rôle de mendiant ! »

La fin du monologue fut suivie par un lancer de portable. Nul doute que la dernière chose que verrait l'interlocuteur serait un mur ou un obstacle quelconque. Mais Luna ne s'aperçut qu'au dernier moment que le petit projectile risquait d'atteindre la tête d'un inconnu patientant tranquillement dans le couloir. Le jeune garçon porta une main à sa bouche, stupéfait, espérant toutefois que l'homme aurait le réflexe de s'écarter.

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MessagePosté le: 24/06/2009, 13:03    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

* Tiens, l’éclaireur de la horde extraterrestre ? *

Pensa immédiatement Starke en voyant débarquer Luna dont le monologue outrancièrement mégalomane ne put que le faire sourire, moqueur. Il n’était en effet pas du genre à apprécier le style du garçon mais plutôt celui des petites pétasses qui minaudent. Il songea d’ailleurs qu’il faudrait qu’il goûte aux fruits locaux, d’autant plus qu’il était sûr qu’il n’y aurait pas une jeune adolescente qui se lèverait au milieu de la nuit pour risquer de le surprendre avec la professionnelle qu’il aurait fait venir. Ce n’était pas un grand romantique, on ne peut pas avoir que des qualités.

Mais déjà un projectile se dirigeait droit sur lui, deux choix : le renvoyer d’un coup de pied ou le rattraper au vol. Choix numéro 2, d’un geste souple et habile il attrapa le téléphone portable, encore en communication. Il inspecta alors le petit appareil : un beau modèle, dernier cri, avec presque toutes les options. Mais les vociférations de l’imprésario le tirèrent de son analyse.

Je crois qu’il ne vous rappellera pas monsieur.

Dit-il simplement avant d’appuyer sur le petit téléphone rouge. Puis il se tourna vers Luna qu’il détailla rapidement : définitivement un extraterrestre ! On lui aurait dit qu’il avait le sang vert que ça ne l’aurait même pas surpris pour tout dire.

Dis-moi, fil de Dieu, est-ce que ce téléphone doit nécessairement finir en bouillie ou pas ? Que je sache si je te le rends à la main ou au pied.

Un peu d’ironie sur ce qu’il venait d’entendre ne pouvait pas faire de mal, pas à lui en tout cas. Et puis son ton était tellement naturel qu’on aurait pu croire qu’il le prenait vraiment pour le fils de Dieu.

Et puis franchement, si tu n’en veux plus, je le garde pour l’offrir à ma sœur, elle rêve d’un modèle comme celui là.

En effet, tout riche qu’il fut, le mercenaire essayait de ne pas trop gâter la petite Lucie, des fois que, par malheur, il lui arrive quelque chose et qu’elle se retrouve à nouveau seule. Mais là, ça serait différent, ça serait un beau cadeau venu du Japon, le pays de la micro technologie.

Il était maintenant temps de voir comment allait réagir l’artiste tout de bleu coiffé et ficelé dans des matériaux synthétiques douteux. Une réaction qui ne pouvait normalement qu’être intéressante dans la mesure où, si tous les artistes avaient une tendance naturelle à dépasser la mesure, celui là semblait être carrément sorti de la partition.

L’américain commença à jouer avec le téléphone, le faisant tenir en équilibre sur son index. Au moins, l’attente allait passer comme un battement de paupière.


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MessagePosté le: 29/06/2009, 21:14    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

Le moins que l'on pouvait dire, c'était que Luna avait surpris l'inconnu. Cet étranger le dévisageait comme s'il venait d'un autre système solaire. Eh bien quoi, il n'avait jamais vu un jeune garçon vêtu en fluo et portant des cyber hairfalls ? Dans quel monde ennuyeux vivait-il ? Mais au vu de sa tenue vestimentaire à mi-chemin entre le sombre détective aux méthodes peu orthodoxes et le cow-boy dénué de tout raffinement, c'était au tour de Luna de le dévisager. Venait-il d'un autre siècle ? Avait-il connu les locomotives à vapeur comme les mauvais films d'époque le montraient ? Le jeune garçon avait presque envie de retourner devant le bâtiment de la mairie pour s'assurer qu'aucun cheval n'y était attaché.

Alors que Luna l'observait ouvertement, au contraire des bonnes moeurs asiatiques - mais après tout, cet intrus ne s'était pas privé de le reluquer, alors pourquoi s'encombrer de valeurs perdues ? -, il percuta tout juste que l'individu s'adressait à lui, désirant savoir s'il pouvait garder cette vieillerie de téléphone. Fétichiste ? Ah non, il ajoutait que le mobile pouvait être un cadeau possible pour une amie très proche. Bien que l'idée de satisfaire une femelle eût été dégradant, Luna préféra hausser une épaule, un poing sur la hanche et le regard planté dans celui de l'Américain.

« C'est dommage de lui donner une occasion, mais si elle ne s'en vexe pas, fais ce que tu veux, Gaijin. »

Il plissa légèrement les yeux et esquissa une petite moue boudeuse en voyant l'homme commencer déjà à jouer les frimeurs, le portable défiant dangereusement les lois de l'équilibre sur l'index de l'homme. Décidément, en voilà un qui ne manquait pas de caractère. Sûr de lui, un peu trop conquérant au goût du jeune Japonais qui, en plus de ses nombreux défauts telle l'arrogance, l'hystérie et l'irritabilité, était clairement raciste envers les autres peuples. Fier de sa condition de Japonais qu'il savait enviée de milliers de fanatiques fous-furieux du Pays du Soleil-Levant, il ne pouvait que se sentir conforté dans ce dégoût de l'étranger. Sans compter que les Caucasiens étaient réputés pour être sales.

« Si tu veux, il est encore sous garantie, tu peux le remplacer par un neuf. »

Il inclina légèrement la tête, cherchant à capturer un peu mieux le regard de l'étranger pour lui darder son regard le plus acéré.

« Et pour ton information, je ne suis pas fils de Dieu. Je suis Dieu. »

Réponse naturelle pour un garçon parfaitement convaincu de sa supériorité face au reste de l'espèce humaine...

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MessagePosté le: 02/07/2009, 22:54    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

Cet énergumène était drôle, ou du moins il avait le don de dissiper l’ennui de Starke qui ne pouvait que difficilement s’empêcher de ricaner à chacune de ses interventions. Le portable dansait toujours entre ses doigts, il avait trouvé son centre de gravité et pouvait donc jouer pendant des heures avant que la fatigue ne lui fasse commettre une erreur.

Tu es drôle, Oni no rasta. Je veux bien la facture oui, dès fois qu’il y ait un défaut de fabrication ou un vice caché. Mais à t’écouter, ma petite sœur devrait être flattée de posséder un objet t’ayant appartenu.

A vrai dire, Il n’était pas du tout convaincu par ce qu’il venait de dire. Pour lui, il était bien trop ostentatoire pour faire preuve d’un véritable talent, s’il en avait, il n’aurait pas besoin d’autant se transformer non ? Et puis il ne se produirait pas ici, dans une ville peu connue et en état de guerre civile. Ou alors il était plus malin qu’il en avait l’air et il avait réussi à décrocher un contrat mirobolant. Enfin, tout ceci n’était que des hypothèses faites pour passer le temps. Il lança l’appareil en l’air et le rattrapa dans son dos, comme s’il ne s’agissait là que d’un jeu d’enfant.

Bon, il fait quoi le morveux Takahashi !? Il était censé expédier ça rapidement. J’ai du boulot bordel !

Le mercenaire n’était pas vraiment énervé, juste impatient et curieux. Curieux de rencontrer l’homme qui avait réussi à mettre un tel bordel en ville, curieux de pouvoir enfin faire la part des choses entre ceux qui le décrivaient comme un génie au corps parfait et ceux qui parlait d’un fou diabolique donnant le change avec sa gueule d’ange. Et puis, il y avait le contrat à négocier, un contrat qui pouvait être vraiment juteux s’il arrivait à abattre ses cartes au bon moment.

Puis l’américain se décida enfin à rendre son regard à Luna, un peu interrogateur.

Dis-moi, tu n’es tout de même pas en train d’essayer de m’intimider, Oni no rasta ? Parce que tu n’as clairement pas les moyens de tes ambitions.

* Tu te prends pour un Dieu mais tu n'as pas le pouvoir de me balayer d'une simple pensée. Moi, je pourrais te réduire en bouillie à mains nues. *


Il le fixa alors, complètement hermétique à son numéro, ses yeux ne cillaient plus, on aurait dit un tireur d’élite quelques secondes avant d’appuyer son la gâchette. Un sourire se dessina lentement sur son visage, il avait de plus en plus l’air du tueur qu’il était réellement. Soudain pris de curiosité, il activa les fonctions biométriques de ses lunette pour jauger l’état de son vis-à-vis : rien de passionnant, rythme cardiaque rapide de celui qui vient d’avoir une dispute, température élevée, comme tout le monde dans cette ville, probablement une conséquence du mauvais temps chronique.


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MessagePosté le: 04/07/2009, 11:34    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

Oni no rasta ? Un surnom bien audacieux pour ce gaijin qui ne semblait pas savoir à qui il avait affaire. Car oui, Luna était une personne redoutable. Oh, ses diverses maîtrises du Wushu faisaient plus de lui un danseur qu'un combattant, mais la souplesse et la rapidité liée à cet art martial lui avaient enseigné le moyen de toujours se sortir des situations conflictuelles les plus critiques, même avec pour seule arme un parapluie. Et le talent de Luna ne s'arrêtait pas là. Sa voix suraiguë lorsque la colère le gagnait était certainement plus douloureuse aux tympans que n'importe quoi d'autre au monde. « Une voix à faire fuir les chauves-souris ! » s'était écrié un jour le pauvre manager qui subissait continuellement les humeurs instables de ce gamin.

Il ne put réprimer un reniflement méprisant, ne prenant manifestement pas garde au changement de l'étrange individu face à lui. Pourtant, ce regard fixe et ce sourire d'illuminé du bocal aurait certainement effrayé le commun des mortels. Mais Luna était fou. Oui, ce garçon était fou. La drogue à treize ou quatorze ans y était pour quelque chose. Et pour avoir déjà vécu la mort pendant quelques minutes à la suite d'un accident de voiture quand il était jeune, il clamait haut et fort que les menaces ne l'effrayaient pas le moins du monde. Un fond de vérité sur lequel venait s'ajouter une évidence médicale : cette mort clinique avait sans aucun doute endommagé les fonctions cérébrales liées à l'instinct que tout humain gardait encore en lui. Résultat, Luna ne manquait pas d'intelligence mais n'en était pas moins dégénéré.

« Ne rêvez pas, je passerai avant vous. Hors de question que je moisisse ici. C'est juste pour poser une lettre et faire passer le message de mon manager. Enfin, vous n'aurez qu'à entrer avec moi si vous ne parvenez pas à rester tranquille deux minutes. »

Et ça lui allait bien de dire ça, lui qui ne savait pas rester immobile quand il était dans cet état d'agacement. Néanmoins, il inspira un grand coup et croisa les bras sur son torse malingre, le nez vers la porte. Que venait faire cet étranger ici ? Au vu de son expression peu engageante en cet instant, il s'agissait très certainement d'un futur milicien dans ce conflit au sein de la ville ? Luna n'avait jamais pris le temps de se pencher sur la politique de la ville. Ce dont il était sûr, c'est qu'il était aussi homophobe que les plus enragés d'Aobatsu. Et cela tombait bien pour lui, car jamais il n'aurait pu vivre dans les égouts s'il avait défendu la cause des sodomites.

« Et sache que je n'ai aucun besoin d'intimider le monde, et encore moins un gaijin qui semble tout droit venir du Wyoming. J'ai suivi ici mon manager qui m'a tiré d'une famille d'accueil et mon boulot est de faire du spectacle. Je ne reste dans cette ville que pour l'aspect économique et parce que le climat de guerre pousse les gens à venir se détendre au cabaret. Je suis à leurs yeux une entité intouchable, mais que l'on aimerait toucher. Et ma seule volonté est de continuer à les faire rêver. Je suis une divinité ici. »

Il lui adressa enfin un regard direct et acéré, ne prenant pas garde à l'attitude menaçante de l'homme.

« Crois-tu vraiment que je perdrais mon temps à vouloir impressionner des inconnus ? Ce n'est pas par ma carrure rachitique que je gagne les combats. Ma puissance est autre. »

Bien qu'il eût conscience que face à ce tueur qui semblait se révéler dans les traits du gaijin, il n'aurait pas eu la moindre chance. Mais comme les médecins l'avaient dit dans un rapport médical, Luna avait perdu certaines facultés instinctives pour devenir un génie intellectuel, mais tellement autonome dans sa vision du monde qu'il était à la limite de l'autisme.

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MessagePosté le: 04/07/2009, 15:26    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

* Ne frappe pas sans avoir l’intention de tuer… *

Se répétait en boucle Starke pour ne pas broyer l’impudent qui se tenait devant lui. L’endroit ne se prêtait guère à une mise à mort de toutes façons, il y avait trop de gardes même pour lui, du moins, tant qu’il serait désarmé. Mais quoi qu’il en soit, l’homme avait devant lui une sorte d’horrible petite peste mégalomane pourvu de l’instinct de conservation d’un lemming et cela commençait à devenir pénible. Pas qu’il ne fasse cas de l’opinion des autres en général mais là, il n’y avait que la petite diva pour capter son attention.

Ma foi, tant que tu files des papelards à la secrétaire et que tu tournes les talons ça me va, moi c’est le maire en personne que je dois voir. D’ailleurs, profite bien de la fin de cette guerre civile, ça ne va plus durer bien longtemps. D’un autre côté, tu auras sans doute une place de choix pour le bal de la victoire.

Du moins, c’est ce qu’en pensait le mercenaire. Il fallait dire que beaucoup de ses expériences lui avait démontré que sa simple présence pavait bouleverser rapidement le cours d’un conflit. Il se souvînt d’une intervention en Côte d’Ivoire ou son groupe balaya en quelques heures un groupe de terroristes alors que l’armée américaine n’arrivait pas réussi à les déloger. Alors pourquoi la situation serait différente cette fois ci ? Parce qu’il était seul ? Il pourrait toujours réunir une équipe le moment venu. Mais d’un autre côté, laisser le conflit trainer en longueur pourrait lui permettre d’encaisser un peu plus d’argent.

Il s’approcha alors du jeune homme et avec une vitesse presque surnaturelle posa son index gauche sur son front et appuya légèrement, un grand sourire carnassier aux lèvres.

Touché !

Lança-t-il simplement conscient d’avoir souillé la prétendue pureté de son interlocuteur.

Voilà ce que l’on récolte à se moquer d’un gaijin. Puis Los Angeles ne se trouve pas dans le Wyoming… Enfin, tu aurais pu me traiter de texan mais là… J’aurais du te tuer.

Puis il alla s’adosser près de la porte, attendant qu’elle se rouvre enfin, observant toujours Luna par intermittence, juste pour apprécier sa réaction. Ses lunettes ne cessaient de collecter des données, notant chaque variation de température ou de rythme cardiaque. Il prit alors son propre poult qu’il jugea à environ 55 pulsations à la minute : il était calme, confiant. Malheur à Luna si l’envie lui prenait de s’en prendre au seigneur de guerre, on ne l’appelait pas l’astre du désastre pour rien et il en ferait la douloureuse expérience.


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MessagePosté le: 06/07/2009, 16:52    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

Il était évident que le jeune garçon avait réussi à agacer son interlocuteur. Néanmoins, l'inconnu mettait du temps à manifester son irritation, et ne pas déchaîner les fureurs au-delà de deux minutes d'échange frustrait littéralement la diva imbue d'elle-même. Il lui était essentiel de sentir la colère des gens. Luna était un jeune artiste qui ne se sentait vivre que dans la haine d'autrui. Après tout, l'amour était tellement ingrat et superficiel... alors que la haine était pure et dévoratrice, telle un poison.

Cependant, au-delà du désir d'attiser la haine, Luna n'admettait pas qu'on lui manque de respect ouvertement. Serrant les dents alors que l'étranger lui faisait comprendre d'aller voir la secrétaire, il crispa sa main autour de l'enveloppe qu'il tenait. Tetsuo avait du mouron à se faire, car le jeune danseur prendrait soin de piailler pour se plaindre des traitements odieux qu'il subissait à cause de la paresse de son manager. Après tout, l'impresario avait des jambes lui aussi ! Pourquoi envoyer une diva croupir dans les couloirs d'un manoir austère ventilé par des courants d'air désagréables - du moins quand on sortait en short et en veste courte.

Mais pire encore fut l'affront de cet homme qui se permit de l'approcher. L'ombre de la colère chargea le regard noir du jeune garçon qui déjà plaquait son bras contre le torse du gaijin afin de garder un minimum de distance entre eux. Un doigt toucha brièvement son front, un réflexe primaire lui faisant fermer yeux. Mais déjà l'homme s'écartait en souriant, manifestement très fier de son petit effet. Furieux, Luna se planta devant lui.

« Ôte-moi d'un doute... tu es sérieux ? » cracha-t-il avec mépris. « Que tu sois un texan ou cow-boy des Rocheuses, tu n'en restes pas moins un gaijin. »

Mécontent et profondément vexé, l'étrange cyber-boy s'avança vers l'homme. Il n'allait pas en rester là ! Avec colère, il lui flanqua sa lettre contre le torse, ne ménageant pas la force de son geste, certainement insoupçonnée au vu de sa taille ridicule. Mais le son creux qui résonna était suffisant pour évaluer la puissance du coup camouflé sous un geste de donation

« Puisque tu es si malin, tu diras au Maire que Matsuyama Tetsuo-san demande une augmentation pour le mois prochain à cause de la dernière guérilla qui a fait baisser le taux d'entrées au cabaret. »

Il se détourna de l'homme et croisa les bras dans une expression boudeuse, le regard en direction d'un des tableaux qui ornaient le couloir dans l'unique but d'attirer l'attention des gens qui patientaient.

« À cause des riffles, nous avons fermé les portes du cabaret 16 soirs dans le mois hors jours de congés. »

Mais cela n'intéressait certainement pas le gaijin qui avait sans doute d'autres préoccupations. Pourtant, il serait peut-être le premier à venir au cabaret si l'état de guerre se stabilisait. Après tout, les miliciens n'étaient pas les derniers à passer leurs soirées là où Luna faisait ses prestations...

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MessagePosté le: 07/07/2009, 19:58    Sujet du message: hui clos dans une salle d'attente, ou le mexican stand of moderne Répondre en citant

D’accord, le morveux fashion victim et déluré frappait plus fort qu’il en avait l’air. Peut-être même que Starke aurait un petit bleu sur la poitrine mais pas de quoi fouetter un chat. Il fallait cependant qu’il contrôle son orgueil et sa colère, éparpiller la cervelle du garçon sur la moquette de la salle d’attente ne serait pas du meilleur effet pour aborder une conversation avec le maire dictateur de Sasuitachi. Il fallait aussi qu’il résiste à l’envie de déchirer la lettre, histoire de ne pas se faire des ennemis en ville dès le premier jour, pas qu’il ait peur mais un impresario peut avoir de l’influence.

* Il espère que je vais compatir ? Comme si son chômage technique pouvait m’émouvoir, il n’a vraiment pas l’air de mourir de faim le rasta bleu. Ou alors ce n’est qu’une explication ? Mais pourquoi se justifier devant moi ? Je commence par rencontrer un sanglier et un fou… Si j’étais du genre à croire au karma, je pourrais prendre ça pour un mauvais présage. *

De toute façon il avait gagné. Son interlocuteur avait voulu le faire exploser mais même s’il était effectivement énervé il n’en laissait rien paraître et son interlocuteur, lui, avait perdu le contrôle. De plus, Luna avait aussi perdu la face et le mercenaire savait très bien que c’était l’une des pires choses qui pouvait arriver à un japonais. Un grand sourire se dessina alors sur son visage : il ne restait plus qu’à donner le coup de grâce.

50 $

Dit-il simplement. Puis, anticipant l’incompréhension de l’extraterrestre bleu, il ajouta :

On peut me louer pour bien des choses, y compris porter des messages. Mais rien n’est gratuit. Ça te coutera 50 $ pour que je porte ton message… Sinon ma foi, je me contenterai de le laisser tomber par terre.

Le dilemme était posé : finir de perdre la face en acceptant la proposition de l’américain ou tourner les talons sans être sûr que le message ne finisse pas à la poubelle ? A moins qu’il ne tente quelque chose de moins convenu mais de plus dangereux, comme de l’attaquer par exemple.

* Et oui petit, tout gaijin que je sois, je connais assez bien vos us et coutumes. Et puisque tu penses être supérieur aux japonais qui sont eux même soi-disant supérieurs aux autres peuples, ton humiliation n’en sera que plus cuisante si tu persistes à vouloir t’opposer à moi. Parce que tu n’as aucune chance de remporter ma moindre opposition, ta rage que tu canalise si mal est ta pire faiblesse, elle te rend facile à manipuler et prévisible. *

L’Oni de sang resta près de la porte, toujours aussi souriant, savourant ostensiblement sa victoire. Il jeta un œil à l’horloge qui ornait le mur : le temps s’égrainait lentement sans être trop pesant. Déjà, les fonctions d’analyse des lunettes de combat analysaient le mécanisme de l’imposant objet d’art, révélant ses failles et livrant ses secrets. Passant une main derrière son oreille gauche, il mit le système hors tension. Il se rappela alors des premiers temps après avoir acheter ce bijou de technologie : les informations étaient plutôt difficiles à suivre car nombreuses et changeantes. Puis il y avait les maux de tête ! C’était pire que de passer des journées entières devant un écran d’ordinateur, la rapide succession des images, la petitesse des caractères et les changements de filtres fatiguaient rapidement ses yeux. Aujourd’hui, il avait appris à s’en servir correctement et s’y était habitué, il pouvait conserver le système actif pendant des heures et savait quand et comment en tirer les meilleures informations.

Afin de passer le temps sans avoir à trop s’occuper de la Diva, le seigneur de guerre commença à inspecter la pièce à la recherche du système de sécurité. Il repéra quelques caméras, certaines à peine dissimulées, d’autres disposées plus subtilement. Ce bâtiment semblait réserver quelques surprises aux invités mais il en fallait plus pour l’impressionner.


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