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:: No crying Tango ! [PV Souseiji] ::
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Luna Sea
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MessagePosté le: 22/07/2009, 13:00    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

L'ambiance de la salle avait déjà gagné quelques degrés pendant les danses des demoiselles qui se déhanchaient voluptueusement. Luna avait déjà fait son spectacle d'art Wushu, endossant un kimono rose pastel orné de dessins blanc crème et incarnant une princesse-guerrière dans l'un de ces scénarios vus et revus mais toujours autant réclamés par les amateurs de spectacles. D'ailleurs, l'artiste interprétant le beau rebelle ennemi du Roi avait été très enviés des hommes dans la salle du cabaret et très acclamée des femmes qui ne se lassaient pas plus des soppy-shows que leurs alter ego masculins.

Luna profitait donc d'une pause d'une vingtaine minutes pendant que d'autres artistes profitaient du nom de Matsuyama Tetsuo pour se faire connaître. Buvant une boisson à la couleur peu naturelle mais très certainement isotonique afin que la petite Diva assimile les nutriments essentiels afin de garder la forme jusqu'au bout. Déjà vêtu de son habituelle tenue à la cyber-punk, il se désaltérait, vérifiant tour à tour son maquillage chargé mais soigneusement fait, ses cyber-hairfalls bien ajustés, la tenue de ses piercings, et tout ces ornements qui faisaient son charme si particulier et très franchement branché. C'était à peine s'il écoutait les dernières recommandations de Tetsuo. Mais après tout, à force de rabâcher les mêmes conseils, il ne pouvait que blaser son petit protégé en moins de deux minutes.

« C'est bon, Tetsuo, tu me soules... » marmonna-t-il finalement en fourrant sa bouteille vide à l'homme désemparé.

Il lui tourna le dos et quitta sa loge alors que l'introduction de sa chanson commençait. Une chanson espagnole. Oh, il ne parlait pas un traître mot d'espagnol, mais les paroles de celle-ci lui avaient été traduites et il était tout simplement sous le charme. Enfin une chanson qui pouvait lui convenir. Ainsi, ce fut dans un sublime déhanché qu'il réapparut sur scène, un microphone rattaché à son oreille. Il se plaça devant les autres danseuses et toutes entreprirent de suivre sa chorégraphie alors qu'il entamait la chanson. Sur les prompteurs dirigés vers le public, une traduction sous-titrée en japonais était offerte en simultané avec les images de Luna se mouvant merveilleusement sur scène.

L'éphèbe profitait de ses effets de hanches et d'épaules pour observer les hommes dans la salle. Son regard s'arrêta vite sur l'un d'eux, un jeune homme au profil délicat mais à l'expression neutre et fermée, presque rude, et les cheveux courts en bataille. Ayant ainsi choisi sa cible pour le temps d'une chanson, Luna lui jetait de temps à autres des regards. Jamais trop longtemps pour que le public ne le remarque. Juste assez pour que lui le remarque.

Si les femmes ricanaient au vu des paroles assassines envers les hommes, la gent masculine ne pouvait s'empêcher de s'enthousiasmer pour cette petite star à la beauté arrogante. La diva se plaisait d'ailleurs à jouer la carte de l'érotisme en prenant des postures aguichantes. Transporté, Luna descendit de l'estrade et entama son dernier refrain, virevoltant entre les spectateurs et les envoûtant de sa voix claire. Finalement, il s'assit sur le jeune homme qu'il avait remarqué au début de sa chanson et croisa voluptueusement les genoux, terminant sa dernière phrases à quelques centimètres de ce visage fermé.

La musique s'arrêta presque aussitôt et Luna se releva, retournant sur scène pour saluer le public qui l'acclamait. Il s'inclina et se glissa dans les coulisses sous les applaudissements.



___________________________________
[Hors-RP]Pour te donner une idée de l'ambiance, voici la vidéo (fansubs faits par moi ce matin xD respect !)


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MessagePosté le: 22/07/2009, 13:00    Sujet du message: Publicité

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Souseiji Kyouaku
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MessagePosté le: 24/07/2009, 23:45    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

Les glaçons tournoyaient dans son verre comme autant de petits morceaux d'intelligence livrés à un cerveau trop liquide. Sa réflexion pour le moins idiote lui arracha un vague sourire, le premier de la soirée à vrai dire. Souseiji devait bien reconnaître qu'il n'était pas particulièrement dans son assiette ses derniers temps. La beuverie et la drogue était son passeport quotidien pour le néant. Plus que de raison, il cherchait à fuir ses trop nombreuses visions qui le submergeaient chaque jour. La maudite voix de son frangin ne cessait de le hanter et il commençait à se dire que son cerveau était bien plus atteint qu'il ne le pensait. N'importe quel médecin lui aurait sans doute prescrit l'asile, en bon petit infirme mental qu'il était.

Alors il était venu ici, nourrissant le fugace espoir de se distraire sans trop souffrir. L'adulte n'était pas un adepte de ce genre d'endroit, et les petites starlettes qui défilaient sur l'estrade ne lui disait pas plus de choses qu'un ivrogne posté sur un trottoir. Il pouvait cependant remarquer les regards captivés des hommes alentours, dévorant les formes de ces minettes prostituées au succès. L'agitation s'était faite plus dense lors d'un spectacle d'art wushu où les femmes autant que leurs conjoints avaient acclamé les acteurs. Souseiji avait posé un regard lascif sur la scène comme si il avait contemplé le plus ennuyeux des tableaux. Seule une frimousse élégante et racée avait piqué à vif sa curiosité. Une jolie petite minette pas spécialement grande mais suffisamment charismatique pour retenir son attention. Elle était belle, non, aucun mot n'aurait suffit à qualifier sa beauté. Fraîche, douce comme une rosée de printemps, une Amaterasu réincarnée. Mais bien que son esprit se perdait dans un millier de douces saveurs et d'élucubrations en tout genre, son visage resta de marbre.

Bientôt la demoiselle disparue dans les coulisses et avec elle l'intérêt que portait Sou à cette soirée. Il fixa mélancoliquement son verre d'alcool sans y toucher. Il songea à cette nuit où le prêtre l'avait ramassé voilà quelques mois déjà. Rien que des souvenirs douloureux. L'adulte s'alluma une clope, accordant peu d'importance aux personnes qu'ils gênerait. Et soudain une musique entraînante s'éleva dans la salle répandant l'agitation dans la foule. Souseiji redressa le nez pour voir apparaître sur la scène sa petite perle de tout à l'heure. Fraîchement ragaillardit par cette splendide illusion, il la contempla plus attiré par elle que par que par la chanson sulfureuse qu'elle susurrait de sa voix mélodieuse. D'ailleurs Souseiji ne prêta pas beaucoup d'attention à la mélodie qu'il jugea inintéressante, pourquoi ? Parce qu'il avait une nette préférence pour la musique classique européenne. Elle avait une dimension qu'aucune oeuvre n'atteindrait aujourd'hui. Cet impression de grandiose, de rareté et de beauté. Tout ce que suscitait la petite perle qui lui jetait à présent quelques regards.

Souseiji haussa un sourcil discret, avant qu'un rictus n'arque légèrement le coin de ses lèvres. Le petit chaperon rouge semblait s'intéresser au loup on dirait ? Aux regards lancés à son attention l'adulte ne donna à la belle ingénue qu'une douce expression teintée d'amusement. Elle joua la petite fille débraillée, avec ces déhanchement à faire rougir une nonne et à rendre fou n'importe quel homme ici présent. L'adulte sentit une certaine attirance pour cette jeune fille à la beauté si particulière quoique gâchée par ces affreuses dread bleues. Mais peu importait, son regard sombre restait fixé sur elle. Lui faisant un temps oublier les problèmes dont il était l'objet.

Elle descendit élégamment l'estrade captivant définitivement Souseiji. Et sa petite perle vint s'asseoir juste sur ses genoux. L'adulte n'afficha qu'une expression de neutralité absolue, se sentant davantage amusé qu'intrigué par l'attitude de cette diva. Car il en était sûr, cette jeune fille devait se mettre sur piédestal haut comme le ciel. Et puis la chanson prit fin, et avec elle son doux rêve féminin. Le brun la regarda s'éloigner, virevoltant entre les spectateurs ravis. Elle disparu.

Souseiji resta un instant à fixer son verre, se demandant se qu'il pourrait bien faire. Cette jeune fille à la voix fluette l'obsédait, lui faisait littéralement oublier les tortures psychotiques de son frangin décédé. Un sourire étrange naquit au coin de ses lèvres alors qu'il se levait déjà pour se glisser dans les coulisses. Il avança de quelques pas dans l'obscurité, mais une main le força à ne pas s'enfoncer davantage. Se retournant l'adulte croisa le regard porcin d'un gros lourdaud en costar.


" Hey toi ! c'est interdit au public. "

Souseiji le considéra un instant. Un rictus ourla ses lèvres et armant son poing il le colla droit dans le pif du sanglier. Avec une joie non dissimulée il sentit le cartilage et l'arrête osseuse s'enfoncer sans difficulté, déformant à jamais ce visage de toute manière déjà laid. L'homme surprit tomba à terre. S'avançant vers lui le Capitaine Aobatsu posa son pied sur le visage de sa proie et l'écrasa légèrement, souillant ses rangers militaires. Se penchant pour se mettre à porté de voix il dit d'un ton froid :

" Tu me cause meilleur trou du cul ! Et pas un mot ou je fais en sorte qu'on ne te reconnaisse plus jamais. C'est clair ? "

C'est alors que le vigile cru enfin comprendre à qui il avait affaire. Bredouillant quelques vaines excuses, il se releva maladroitement. Son comparse alerté par le bruit se ramena également. Mais avant qu'il n'ai pu ouvrir la bouche Souseiji lui jeta un regard d'une absolue cruauté. Dans ses yeux dansait les flammes de la folie, les yeux d'un Capitaine dont la réputation était faite depuis bien longtemps. Impuissants les deux hommes le laissèrent se glisser dans les coulisses. Satisfait, l'adulte s'en retourna à sa petite errance jusqu'à ce qu'il aperçoive sur une porte le nom qu'il cherchait. Cependant il n'entra pas dans la loge. La diva serait bien obligée de sortir à un moment ou à un autre de toute façon. Alors il s'adossa à un mur adjacent et se grilla une clope dans l'étroit couloir. Il fronça les sourcils, ses doigts étaient couverts de sang.

Il sourit.
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Luna Sea
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MessagePosté le: 26/07/2009, 00:51    Sujet du message: Re: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

Assis sur son fauteuil de ministre, Luna grimaça une moue boudeuse. Et voilà que Tetsuo lui faisait à nouveau la morale. Ce type n'était jamais content. Que lui fallait-il de plus ? Un pied sur le rebord de sa maquilleuse, le petit artiste exerça une pression pour faire un tour sur lui-même avec le siège mobile. Une fois le tour accompli, il reposait sa semelle sur le meuble et répétait ce geste désinvolte, à peine concerné par la remontrance qu'il subissait. Ce n'était qu'un mauvais moment à passer et il avait autre chose à penser. Il était relativement satisfait de sa prestation, cependant il avait été surpris par le regard de cet homme. Froid, distant, vaguement inquiétant.

« Tu m'écoutes Luna ? »

Sans ménagement, Tetsuo lui saisit le bras et le força à se lever de son fauteuil. Luna le fusilla du regard et tenta de se dégager en vain. Il détourna la tête, vexé, et fit sa mauvaise tête. Il renifla d'un air méprisant et le manager le fit virevolter afin de lui bloquer le bras dans le dos. L'enserrant fermement par derrière. Grinçant des dents, il essayait de contenir la petite peste qui n'avait pas l'intention de le laisser exprimer son mécontentement.

« Tu n'as pas à quitter la scène ! Tu te targues d'être inaccessible ? Tu étais la plus piètre des putes ce soir. Ce n'est pas ce qui est convenu entre toi et moi Luna ! Que tu provoques les hommes jusqu'à leur faire perdre la raison, si tu le veux, mais plus jamais tu ne quitteras l'estrade à présent ! »

« Lâche-moi ! Tetsuo, lâche-moi ! Tu me fais mal ! » piaillait le jeune garçon en se débattant furieusement.

Mais voyant que l'homme ne le lâchait pas et commençait à insister un peu trop sur des reproches de plus en plus obscènes, Luna poussa un hurlement terrifié qui résonna certainement jusqu'au bout des coulisses du cabaret. Heureusement, la musique forte d'une troupe en fanfare couvrait certainement ce cri d'effroi afin de n'alerter personne dans la salle. Mais Tetsuo préféra relâcher la diva plutôt que risquer la réputation de son établissement. Les larmes aux yeux, l'adolescent se laissa tomber à genou par terre, puis sur ses petites fesses menues.

« Je déteste quand tu es comme ça... Un verre d'alcool fort et tu deviens violent. »

« La ferme... »

« Sors d'ici... Sors d'ici, Tetsuo... » murmura Luna d'une voix presque inaudible.

L'adulte observa ce gamin arrogant et détestable qui, en cet instant, manifestait toute la vulnérabilité d'un enfant décalé et projeté trop vite dans un monde impitoyable. Furieux, l'homme quitta la loge privée, ne prenant même pas la peine de fermer la porte derrière lui. Luna demeura immobile une vingtaine de secondes, séchant son visage sillonné de larmes, puis daigna se relever, les jambes tremblantes. Il se dirigea vers la porte pour la fermer, et levant le nez, il croisa alors ce regard froid, distant et noir...

« P... Pardon ? » bégaya-t-il en reculant d'un pas.

Car il était certain qu'adossé au mur à cet endroit précis, c'était pour l'attendre, lui, Luna Sea. Il rosit un instant, puis reprit contenance. Admirateur secret ? Tueur à gage ? Sombre inconnu ? Luna ne réfléchissait pas à tout ça. À ses yeux, personne ne pouvait lui vouloir du mal... du moins parmi la gent masculine.

« Vous vouliez quelque chose » demanda-t-il poliment.

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Souseiji Kyouaku
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MessagePosté le: 26/07/2009, 18:38    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

Souseiji demeurait là, silencieux. Blottit dans l'ombre d'un coin, il écoutait le bruit chuintant des minettes qui s'égosillaient sur la scène, bien leur voix fussent atténuées par les murs épais des coulisses. Il fumait, comme toujours, son regard se promenant lascivement sur les murs sans vie. Il se demandait bien pourquoi il était là, à attendre il ne savait quoi. Il était comme mû par une force agréable qui le retenait dans ces lieux sombres. Pourtant il en avait croisé des femelles dans sa vie. De jolies petites frimousses qui avaient exacerbées ses sens d'homme immature. Mais elles étaient toutes passées dans sa vie sans jamais le retenir. Souseiji leur avait brisé le coeur, comme à tant d'Akabatsu qu'il avait affronté durant sa carrière. L'adulte n'était pas taillé pour les sentiments. Il était brutal, bestial, un brin tordu également, et tout ce qui fallait de charisme et de force pour s'imposer comme leader dans l'armée. Il avait simplement délaissé les plus hautes responsabilités pour errer ici bas. Non, il n'était pas un homme de coeur, juste un crochet douloureux suspendu à votre bouche.

Cependant aujourd'hui, les choses se révélaient un peu différente. Luna avait titillé une corde qu'il croyait depuis longtemps détendue. En ce sens le petit bout de femme l'intriguait, et pas pour les raisons qu'on aurait pu croire. Souseiji n'était pas vraiment du genre à coucher à droite et à gauche. Surtout depuis dix ans. Avant il n'aurait pas nié qu'il courait les rues pour satisfaire quelques envies charnelles. De toute manière sa mésaventure avec Hazuki réduisait à néant ses chances de réitérer l'expérience, avec un homme comme avec une femme. Il en était presque réduit à un profond dégoût pour toutes ces attirances purement matérielles. Mais Luna. Luna semblait différente. Elle ne lui semblait pas atteinte par la souillure de ce monde, ce détachement qu'elle avait lorsqu'elle chantait. Souseiji ne l'avait vu qu'une fois, mais son doux parfum évoquant le jasmin resta gravé dans son cerveau.

Un cri.

Souseiji tourna la tête en direction de la porte close. Il ne bougea d'un millimètre jugeant que ce qui se passait à l'intérieur n'était pas ses oignons. La gamine l'intriguait, ce n'était pas pour autant qu'il allait bondir à l'intérieur pour l'aider. Un élancement à la tête lui fit soudain comprendre que sa saloperie de frangin cherchait à prendre le dessus, mais il repoussa son double mental trop vite pour qu'il ne tente quoique ce soit de désagréable. L'adulte ignorait si il était fou, mais une chose était sûr, Tsukushi était toujours là, sommeillant quelque part dans son esprit. Souseiji n'imaginait pas une seconde qu'il ai développé une double personnalité à cause des remords. C'était trop con.

Un homme à l'air furieux sortit soudain de la pièce, et passa sans même le voir. Glissant un regard à l'intérieur, Souseiji aperçu la frêle silhouette de la jeune fille s'avancer vers lui. Il ne bougea pas lorsqu'elle fut à sa hauteur, il ne répondit rien lorsque leurs regards se croisèrent. Elle était belle cette petite. Envoûtante même.


" P... Pardon ? "

Un sourire un peu trop dérangeant ourla les lèvres pales de l'adulte. Mais son visage n'en demeura pas moins froid. Ses deux iris sombres scrutaient le visage de la petite chose. Il nota le bord des cils noyé d'eau, et ces petites prunelles rougies par quelques larmes. La diva qu'il avait imaginé de prime abord était-elle fragile finalement ? Les quelques mots glissés timidement le sortirent de sa rêverie. Il considéra un instant la jeune enfant devant lui. Personne n'aurait pu dire ce qui le poussait à agir ainsi, lui, le Capitaine de la Faction Bleue. Mais Souseiji ne désirait pas résister à l'envie de passer quelques agréables minutes avec Luna.

L'adulte tendit une main pale vers le visage de la chanteuse. Ses doigts rencontrèrent la peau blafarde d'un geste se voulant tendre. Du pouce, il vint distraitement ôter les dernières perles d'eau qui noyaient ses cils bordés de noir. Sous ses gants de cuir noir il sentait toute la douceur de cette peau d'enfant, douce, désirable, fragile, prête à se rompre au moindre coup brutal. Mais bien que ses gestes fussent tendres, il resta encore une fois de marbre. Son visage n'exprimait rien de particulier, juste une désespérante neutralité. Laissant un désagréable silence s'installer, Souseiji ôta sa main du visage de porcelaine. Il n'était pas comme tous ces porcs suintant l'excitation dans cette salle déprimante de cabaret. Jusque là peu de gens pouvait se vanter d'avoir réellement suscité l'intérêt du militaire.


" Je ne désire rien de particulier. Juste profiter de votre présence quelques minutes avant de partir. Car je ne reviendrai pas. "

Ses dernières paroles avaient claqué, un peu trop rudes, un peu trop froides, même à son goût. Mais l'adulte ne chercha pas à rattraper sa maladresse. Pour quoi faire après tout puisque jamais il ne remettrait les pieds ici. Il n'avait pas de temps à perdre en banales futilités. Une guerre l'attendait. C'est pourquoi il s'était glissé dans les coulisses et qu'il avait attendu si longtemps avant de voir sa juvénile frimousse une dernière fois. Pour vérifier si son intérêt était fondé. Auquel cas, ça ne changerai rien, Luna resterait la fugace vision d'un soir. L'illusion parfaite qui avait su le distraire de son gouffre existentiel. Il joua quelque seconde avec la boule de métal qui transperçait sa langue.

" J'ai beaucoup apprécié votre prestation. " Dit-il d'un ton formel.
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Luna Sea
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MessagePosté le: 28/07/2009, 23:43    Sujet du message: Re: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

Ce type n'avait rien de très rassurant entre ses sourires dérangeants et ses gestes imprévisibles. Quoi de plus frustrant pour Luna qui était l'imprévisibilité incarnée ? Il fit une petite moue boudeuse, mais rien d'offensant pour le militaire qui lui faisait face. Et cette petite moue s'effaça sitôt que la main de l'homme effleura sa joue. Encore un peu éprouvé par son altercation avec Tetsuo, le petit garçon ne put retenir un hoquet d'émotion et se frotta machinalement un oeil encore un peu rougi. Le contact du cuir noir sur sa joue avait quelque chose d'inquiétant mais terriblement excitant à la fois. Ce genre de contact à faire imaginer des scénarios obscurs où se mêlait la mort.

Nul doute d'ailleurs que cette main qui le caressait portait le poids de plusieurs vies volées à travers les années de conflit qui faisaient saigner la ville. Mais Luna était loin de toutes ces histoires sordides de politique criminelle. Cet instant présent était pour lui quelque chose d'unique, et de toute sa courte vie, c'était la première fois qu'un inconnu s'approchait de lui et le touchait. C'était pourquoi le petit cyber-punk vivait ce moment en goûtant pleinement à la forte intensité qu'il lui offrait. Ce visage irrémédiablement froid n'avait rien d'un obstacle pour lui.

" Je ne désire rien de particulier. Juste profiter de votre présence quelques minutes avant de partir. Car je ne reviendrai pas. "

Voilà qui était clair et direct, ce qui n'était pas pour déplaire au caractère entier de Luna. Il hocha la tête et recula derrière la porte de la loge pour inviter l'homme à entrer. Le laissant pénétrer en ses lieux, le petit artiste hocha la tête et ajouta :

« Cela tombe bien, je n'ai pas pour habitude de m'attacher aux gens. » répondit-il sur le même ton, sans la moindre volonté de blesser ou de se montrer agressif.

Avec politesse, il invita son hôte à s'asseoir sur l'un des fauteuil, puis se dirigea vers la cafetière et proposa une tasse au militaire. Ce dernier complimenta sa prestation avec une telle neutralité que Luna ne put s'empêcher de pouffer de rire. Il ferma les yeux un instant en soupirant, puis s'approcha en présentant la tasse fumante.

« Pardonnez mon rire, votre ton était... si professionnel ! » fit-il remarquer en souriant. Il s'assit à son tour sur son propre fauteuil, un genou relevé contre son torse menu. « Merci pour le compliment. C'est la première fois qu'on vient me voir pour me le dire. Vous avez donc passé le barrage de bouledogues à l'entrée des coulisses ? »

Il porta sa bouteille de boisson énergisante aux lèvres et avala une petite gorgée.

« Que vient faire un militaire dans un cabaret, et a fortiori dans une loge de starlette ? » demanda-t-il avec curiosité sur un visage serein et avenant.

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Souseiji Kyouaku
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MessagePosté le: 01/08/2009, 23:55    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

" Cela tombe bien, je n'ai pas pour habitude de m'attacher aux gens. "

Luna l'avait laissé entrer. Souseiji n'avait pas relevé sur le moment, mais il songea que la jeune chanteuse devait être particulièrement inconsciente pour laisser entrer le premier venu lui disant qu'il voulait passer un peu de temps avec elle. Ce n'était pas comme si il était un détraqué, quoique parfois ... enfin bref, il n'était pas ce genre de détraqué. Mais bon l'attitude de la minette le déconcertait un peu. L'adulte s'était davantage attendu à un élégant "dégage", ou un adorable " désolée mais je ne peux pas vous recevoir. " Le tout ponctué d'une courbette polie. Mais bizarrement il n'y avait rien eu de tout cela. Au contraire. Alors il fixait la porte d'un air absent, se demandant sérieusement si il était judicieux d'agir ainsi, et surtout dans son état. Avec une certaine amertume il songea à "l'apparition" de son frère chez lui, et des paroles dont il l'avait abreuvé. " Je vais te détruire Souseiji " entendait-il encore lorsqu'il n'y prêtait pas garde. Le brun secoua la tête. Ce n'était guère le moment de penser à ces funestes choses. Il n'était pas fou, c'était le moment de se le prouver, et par la même occasion de se convaincre qu'il n'était pas comme eux. Il devait bien avouer que cette femme lui faisait de l'effet et ça le rassurait un peu.

Remerciant poliment la jeune fille d'un signe de tête, Souseiji prit place dans l'un des confortables fauteuils. Son visage s'arqua d'un léger sourire satisfait alors que ses mains gantées se posaient de part et d'autre des accoudoirs. Mais bien vite il reprit cette expression parfaitement neutre qui le caractérisait. Tendant les mains il saisit la tasse de café brûlant qu'il porta à ses lèvres pales. Le brun huma l'odeur du liquide, puis posant sa bouche sur le rebord, il en prit une lente gorgée. Un frisson le parcouru alors que le breuvage brûlant descendait là, tout contre son échine. Il fronça les sourcils. Depuis quand il faisait attention à ce genre de détail le concernant ? Mentalement il insulta son frère jumeau sûrement responsable encore une fois des récents changements qui s'opérait en lui. Dieu merci il n'y avait pas eu de missions ces derniers temps. Entre Hazuki qui s'était volatilisé depuis et Ino blessé au combat, la faction bleue n'avait pas fière allure.

Un rire.

Souseiji releva le nez vers ce visage si attachant. Luna lui sembla soudain d'une incroyable beauté. Elle était splendide à ainsi rire de lui. C'est pourquoi l'adulte ne prit pas mal la légère moquerie. Il se doutait bien que son attitude avait quelque chose d'étrange puisqu'il gardait tous les tics du militaire. Mais normal lorsque chaque pas que l'on faisait nous amenait irrémédiablement vers un nouveau combat, avec peut-être comme issue la mort et personne pour pleurer l'âme ainsi gâchée. Le Capitaine savait ce qui l'attendait. Il savait qu'il partirait seul comme son frère avant lui. La vision du massacre de ce jour là dansait devant ses yeux comme un fantôme insaisissable. Un bain de sang ignoble dont les effluves nauséabondes lui revenaient encore et toujours en tête. Ce jour là, il avait fait preuve d'une violence sans égale.


" Pardonnez mon rire, votre ton était... si professionnel !"

Le Capitaine Aobatsu répondit à la jeune fille par une sourire. Il la regarda s'asseoir et ramener un genoux contre son torse. Il tiqua légèrement en la voyant si plate, mais après tout les japonaises n'étaient pas réputées pour avoir des formes. Et puis ça ne le dérangeait pas, il n'était pas là pour ça. Simplement profiter jusqu'à ce que le temps soit venu de partir. Alors il contemplait d'un air un peu absent ce visage d'ange, ces cheveux bleus qui devait cacher une magnifique parure sombre. Décidément il avait beau la regarder sous tous les angles cette jeune fille était juste parfaite. Elle dégageait une assurance incroyable. Et pourtant. Il repensa à ce visage dont les larmes venaient de sécher. Sans doute était-elle bien plus complexe et fragile qu'elle ne le laissait paraître. Mais comme tous dans cette ville. Le masque du mensonge pour échapper à la milice, le masque du mensonge pour retrouver les dissidents. Les hommes étaient prêt à tout pour préserver leurs secrets, Souseiji le premier.

" Vous avez donc passé le barrage de bouledogues à l'entrée des coulisses ? "

Passer ? Massacrer aurait été plus juste. L'homme ponctua cette question d'un sourire un peu crispé. Bien sûr il ne lui dirait rien sur le fait d'en avoir quasiment défiguré un et effrayer l'autre, mais il ne doutait pas que ce remue-ménage ne tarderait pas à alerter le manager de la jeune demoiselle. Sans doute ne lui restait-il pas beaucoup de temps. D'un geste distrait il caressa la porcelaine de la tasse de son doigts ganté. Souseiji fixa le liquide ambré dans la tasse, cherchant de quelle manière il pourrait lui répondre sans heurter la sensibilité de Luna. Il haussa les épaules. Oh et puis après tout.

" Disons que je sais me montrer convainquant. "Lâcha t-il sans se fendre d'explications plus concrètes.

Bien évidemment ses paroles laissaient supposer qu'il n'avait pas demandé la permission pour être ici, mais qu'il l'avait plutôt forcée. Mais après tout être militaire n'allait pas de paire avec "faire dans la dentelle". Et puis ces deux gros boulets l'auraient sans doute jeté comme un malpropre si il n'avait pas réagi le premier. Et il y avait bien une chose que Souseiji détestait, c'était la provocation gratuite sous prétexte que la fonction nous le permettait. Sauf avec Hazuki, mais là c'était un tout autre problème. Ebouriffant sa chevelure sombre, l'adulte porta la tasse à ses lèvres et en but une nouvelle gorgée avant de poser la porcelaine non loin de là.


"Que vient faire un militaire dans un cabaret, et a fortiori dans une loge de starlette ?"

Souseiji tiqua sur le mot "militaire". Il était donc si aisé de deviner sa fonction ? Il fallait bien le croire. Mais finalement rien de bien étonnant au vu de son attitude. Ses sens étaient toujours en alerte comme lorsqu'il était en terrain ennemi. Quoique quelque part c'était un peu le cas. Il n'aurait, théoriquement, jamais du mettre le pied dans cette loge. L'adulte fini par se détendre un peu, même si son visage demeurait neutre, encore et toujours, bien qu'un léger sourire arquait ses lèvres. Un sourire presque enjôleur sur le beau visage de l'adulte. Il se gratta le menton en fixant le plafond, cherchant la raison exacte de sa venue ici. Mais bizarrement il ne le savait pas lui-même. Un peu comme si une force lui disait qu'il devait se rendre là.

"Il est vrai que ce n'est pas dans mes habitudes. Mais après tout je reste un homme, et le cabaret me semblait un endroit approprié pour me détendre. Quoique je dois bien avouer que je ne raffole pas du tout de ce genre d'endroit. "

Il ponctua sa réponse d'un sourire plus franc.

" Pour ce qui est de la deuxième question ... "

Le brun laissa sa phrase en suspend et se leva en s'aidant des accoudoirs. D'un pas mesuré il s'avança jusqu'à la hauteur de la jeune Luna. Il contempla son doux visage avant de délicatement saisir sa main diaphane et dans embrasser le dessus dans une caresse aussi légère que le papillon. Son regard se teinta d'une lueur amusée et joueuse, puis se noya dans les iris de la demoiselle. Gardant les doigts faméliques au creux de ses gants il l'observa ainsi longuement. Il ne pouvait pas détacher ses prunelles de ces grands yeux bordés de cils noirs, ces joues dont les rondeurs adolescentes n'étaient pas encore parties, ces lèvres délicates dont émanait une voix claire et sans égale en douceur.

" Vous m'avez vraiment intrigué, n'y voyez là rien de déplacé, je voulais simplement converser avec vous. "

L'adulte se pencha vers la jeune fille et lui murmura à l'oreille d'une voix plus chaude et suave.

" Vous allez croire que je me répète, mais votre prestation était remarquable de qualité."

Souseiji se recula élégamment de la jeune fille, délaissant sa main pour se tourner vers la porte. Il la fixa longuement de son regard redevenu glacé. Il s'attendait à chaque instant voir surgir cet homme rendu exécrable par l'alcool. Le brun croisa les bras sur son torse fin, fixant le vide comme si il allait en surgir quelque chose d'inattendu. Après quelques instants de réflexion, il ouvrit la bouche pour discuter puis se ravisa. Quelques secondes encore et il franchit le pas qui le séparait de la parole.

" Je n'ai pu m'empêcher de surprendre votre discussion tout à l'heure. Je n'ai pas entendu grand chose, mais je doute que le discours de cet homme vous fut agréable n'est-ce pas ? Je suppose que c'est ma faute, je m'en excuse. " Dit-il assez platement.

Ce n'était pas dans ses habitudes d'êtres sincères. Aujourd'hui il l'était à sa manière. Souseiji soupira. Il était las. Il ignorait toujours ce qui l'avait conduit, ce qui le forçait à rester près de cette jeune fille. Il ne s'était jamais senti aussi ... bizarre, c'était vraiment le mot. L'adulte avait sincèrement l'impression que quelque chose s'était brisé. Une conviction qui s'effritait, se désagrégeait lentement et douloureusement. Lui Aobatsu convaincu, en venait à douter sur ses propres convictions. Pourtant. Pourtant il détestait ces êtres répugnants qui se blottissait dans les bras d'un égal. Mais l'image de son frère et de son père avant lui revenait, coulait comme un venin dans son esprit déchiré. Le cabaret était un lieu de perdition et il y était venu pour s'y perdre davantage. Voilà la véritable raison. Oublier, se perdre, se noyer. Tout ce qui pouvait l'éloigner de cette issue fatale, de ce destin auquel son défunt frère semblait tant croire.
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Luna Sea
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MessagePosté le: 04/08/2009, 17:01    Sujet du message: Re: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

Finalement, cet homme était un peu plus loquace que ce qu'il avait manifesté jusqu'à présent. Et c'était tant mieux, car Luna ne supportait pas les monologues. Excentrique et capricieux, il avait besoin d'un fort tempérament face à lui pour sentir enfin un quelconque intérêt pour la personne. Nul doute que le militaire ne manquait pas de caractère, ce qu'il confirma plus ou moins en expliquant pudiquement qu'il avait su se montrer convaincant devant les gardiens des coulisses. À ces mots, Luna ne put s'empêcher de rire gentiment et il dévisagea l'homme de ses yeux brun-vert.

« N'ayons pas peur des mots, vous les avez littéralement éclatés, non ? » murmura-t-il d'une voix suave, peu concerné par la portée de ses propos à l'attention des victimes de l'homme qu'il avait accueilli ici.

Il porta à ses lèvres sa boisson énergisante, amusé par la mine suspicieuse que l'Aobatsu affichait soudain. Il décida de ne pas répondre immédiatement à cette question silencieuse mais implicite au vu du sourcil légèrement froncé qui lui était destiné. Il avalait le contenu fluorescent de sa bouteille en plastique par petites gorgées, ses yeux bordés de longs cils noirs courant sur la silhouette de l'homme. Il écarta enfin le goulot de sa bouche et fit pivoter son siège pour s'accouder élégamment sur le dossier, ne détachant jamais son regard du Capitaine. Après tout, Luna n'avait pas pour habitude de quitter des yeux un inconnu qui lui faisait face.

« Je disais cela parce que le gant qui m'a caressé la joue portait l'odeur métallique du sang. » expliqua-t-il finalement avec un petit sourire mutin.

On pouvait être une diva et ne pas avoir qu'un verre d'eau tiède entre les oreilles. Luna en était d'ailleurs la preuve, car sous ses crises hystériques et ses caprices violents se cachait un jeune garçon particulièrement manipulateur, qui savait toujours réagir en fonction de son intérêt tout en conservant un caractère imprévisible pour captiver son entourage. On pouvait l'aimer ou le haïr, mais en aucun cas l'ignorer. Et c'était ça qui comptait le plus, même si ses provocations le mettaient parfois dans l'embarras.

Souriant avec douceur alors que l'homme s'approchait de lui pour un baise-main, le cyber-punk accepta le compliment et exerça du bout de ses doigts une faible pression sur la paume de l'homme. Ce fut très bref, presque imperceptible, mais la sensibilité du militaire lui ferait certainement ressentir ce contact comme un petit choc électrique, et c'était là toute la volonté de Luna. Être inoubliable, tout simplement.

« Que de compliments venu d'un parfait inconnu. Puis-je savoir au moins quel est votre nom ? » demanda-t-il en lui glissant un regard doux et chaud.

Il ne chercha pourtant pas à retenir le bel inconnu qui déjà s'en retournait à la porte. Luna ne faisait pas partie de ceux ou celles qui se rabaissent à quémander une présence. C'était à lui que l'on venait, et non l'inverse. Aussi il posa le menton sur ses bras croisés contre le dossier de son fauteuil, langoureux à souhait dans l'expression de son visage, bien que l'homme lui tournait le dos.

" Je n'ai pu m'empêcher de surprendre votre discussion tout à l'heure. Je n'ai pas entendu grand chose, mais je doute que le discours de cet homme vous fut agréable n'est-ce pas ? Je suppose que c'est ma faute, je m'en excuse. "

Expression langoureuse qui se transforma en une moue boudeuse et faussement ennuyée. Pourquoi parler de Tetsuo alors que Luna le boudait ?

« C'est moi qui vous ai choisi, et non l'inverse. Et il lui fallait un prétexte pour s'énerver contre moi. Nos rapports sont toujours tendus. » assura-t-il.

Oh, ce n'était pas pour dédouaner son invité, mais Luna savait aussi reconnaître ses torts. En l'occurrence, c'était lui le seul qui était à l'origine de ce conflit. Après tout, il n'était pas sans savoir que Tetsuo, plus particulièrement le soir, se révélait extrêmement possessif envers Luna plus qu'envers une autre de ses starlettes. Mais l'heure n'était pas aux réflexions et le jeune garçon croisa les jambes, toujours appuyé contre son siège.

« Vous allez déjà me quitter ? Je ne suis peut-être pas d'assez bonne compagnie... » susurra-t-il avec un petit sourire contrit.

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Souseiji Kyouaku
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MessagePosté le: 08/08/2009, 10:21    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

" N'ayons pas peur des mots, vous les avez littéralement éclatés, non ?"

Il rit. Souseiji était amusé par la grande franchise de la jeune fille. Au moins elle n'avait pas peur des mots et c'était ce qui lui plaisait chez elle. L'adulte l'avait déjà remarqué le temps d'une chanson. Une seule chanson où il avait pu juger de son audace. Une personne au moins qui était vraie sur cette foutue terre, et par enrobé de sucre comme l'était beaucoup d'autre. Comme il l'était lui-même. Avec amusement il repensa à ce type dont il avait littéralement éclaté la face. L'arrête du nez qui s'enfonçait sous ses doigts osseux, le sang qui giclait sur son visage, le peignant d'une oeuvre éphémère. Mais ce qu'il aimait le plus, c'était cette terreur sur ce visage porcin. Cette lueur effrayée qui le satisfaisait plus que de mesure. Pourtant son expression personnelle demeurait toujours neutre. Un miroir de glace qui ne renvoyait que l'horreur de la situation. Pourtant ces derniers temps le miroir c'était terni. Souseiji n'éprouvait plus le même plaisir malsain, comme si quelque chose était mort en lui. Quelque chose qu'il refusait obstinément de s'avouer. Pourtant l'évidence était là, sous son nez.

" Je disais cela parce que le gant qui m'a caressé la joue portait l'odeur métallique du sang."

Souseiji revint sur terre, et offrit un pale sourire à la jeune fille.

" Je m'incline devant votre perspicacité. Le visage d'un de vos vigiles est méconnaissable, et c'est pourquoi je redoute la soudaine entrée de votre manager qui doit craindre pour votre sécurité. " Dit-il assez platement.

Il était quelque peu désolé pour elle de montrer autant de violence, d'autant que ce n'était pas les premières gouttes qui échouaient sur ses mains. Combien de vies avait-il ôté ? Combien d'avenir avait-il écourté ? Suffisamment pour l'envoyer en enfer pour l'éternité. Cependant pour le Capitaine l'enfer existait déjà, incarné dans Sasuitachi. Il aimait cette ville autant qu'il la détestait. Elle avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui. Un être dénué de toute attache et de tout sentiment, qui désormais se noyait dans ce qu'il avait tant voulu oublier. Cruel destin si il en était que de vivre ici. Cruel destin que d'être dans la peau de Souseiji. Un sourire étrange ourla ses lèvres. De toute manière il n'y avait pas de retour possible sur ce chemin tortueux. Plus il avancerait et plus il sombrerait, heurtant et brisant ceux qui croiseraient sa route. Le brun en était convaincu, et il en venait presque à regretter d'être ici, dans cette loge, les yeux rivés dans ceux de la petite diva.


" Puis-je savoir au moins quel est votre nom ? "

Souseiji après un long moment à fixer la porte se décida enfin à ouvrir la bouche.

" Souseiji Kyouaku. "

L'adulte ne précisa pas l'information concernant son rang. Il ne désirait pas attirer la curiosité de la jeune fille sur son métier de militaire. Pas que cela le gênait, mais il devait garder une certaine discrétion surtout lorsqu'il s'agissait d'approcher l'autre faction. Tous les Akabatsu ne connaissaient pas son visage, d'ailleurs rares étaient ceux encore vivants pour en parler. C'est pourquoi il se résolu à ne pas en dire davantage sur lui, se contentant de fixer la porte comme si celle-ci allait s'ouvrir d'un instant à l'autre. Le brun avait envie de fuir cet endroit, de franchir ces quelques centimètres qui le séparaient du couloir. Une sensation incroyablement puissante lui disait que si il restait là, il allait commettre une terrible erreur. Quelque chose qu'il regretterait pour le restant de ses jours. Et pourtant une curiosité malsaine le forçait à ne pas bouger. Bientôt il avança la main vers la poignée de la porte, mais les propos de Luna l'arrêtèrent net. Ses doigts n'étaient plus qu'à quelques centimètres, juste quelques tout petits centimètres. Sou se ravisa soudain. Sa main reprit sa place initiale le long de son corps et il resta là immobile.

Quelques secondes s'écoulèrent, puis l'adulte se retourna, et c'est là qu'il comprit. Bien que son visage fusse désespérément impassible, intérieurement le militaire bouillonnait, pénétré par d'horribles sensations qu'il ne connaissait que trop bien. Le Capitaine avait le sentiment de s'être prit un sot d'eau glacée en plein visage. Son regard posé sur la diva il réalisa soudain son erreur. Cette attitude, ce regard, ce phrasé. Luna n'était pas une jeune fille distinguée, pas plus qu'une petite pute comme les autres. Luna était un garçon, un garçon aux traits particulièrement séduisants. Un enfant qui soudainement suscitait un désir qu'il n'aurait pas voulu. Pas aujourd'hui. Pas encore. Souseiji se prit l'arrête du nez de deux doigts. Un sourire assez effrayant vint fendre ses lèvres. Il se sentait humilié encore une fois, et il ne pouvait que constater que la vie le ramenait inexorablement vers "ça". Comment avait-il pu être assez con pour confondre un corps d'enfant avec la platitude des japonaises. Pourtant un doute subsistait. Un très léger doute.

Silencieux il s'approcha de la diva et lui saisit le poignet de ses doigts gantés. Il le maintint ainsi de longues minutes, pas assez fort pour faire mal, mais juste assez pour empêcher toute fuite. Ses yeux noirs plongés dans ceux de Luna, il le scruta ainsi silencieux, cherchant cette part de féminité qui n'existait pas chez le garçon. Non. Définitivement non, tout hurlait qu'il était un homme. Ce torse plat, ces hanches étroites, cette expression pas féminine pour deux sous. La poigne de l'adulte se resserra autour du poignet fragile. Il se haïssait d'être encore une fois tombé dans le panneau. D'avoir encore une fois cédé à ses pulsions, a cette part qu'il refoulait avec tant d'acharnement. Souseiji était en colère, une colère sourde et froide qui ne tarda pas à répandre dans la pièce une ambiance glacée. Pourtant le môme lui arracha quelques pensées que dans son cas on aurait pu qualifier de hautement malsaines. Jusqu'à présent il n'avait tenu que le mauvais rôle. Pourtant l'adulte se ravisa bien vite. Il n'était certes pas d'une gentillesse extrême mais il conservait quelques principes. Bien qu'il ne résisterait pas si Luna venait à le provoquer.

Pourquoi fallait-il que ce fruit du paradis lui arrache autant de sensations interdites. Souseiji pesta intérieurement contre lui-même, se maudissant de glisser inexorablement du mauvais côté de ce monde. Quelle honte pour le capitaine Aobatsu qu'il était. Mais Luna en était en partie responsable, indirectement, mais quelle idée aussi de ressembler tant que ça aux femmes ? Ca l'amusait peut-être de se jouer ainsi de lui. Sans douceur, son autre main se saisit du visage de l'enfant et le releva vers lui, empêchant définitivement toute fuite. Un rictus qui n'annonçait rien de bon fendit les lèvres de l'adulte.


" Quand je pense que je t'ai confondu avec une femme ... ça me répugne. " Siffla t-il d'un air dangereux.

Le pressentiment s'était vérifié. Il était là dans une situation plus qu'embarrassante. Mais Souseiji n'était pas suffisamment aveugle pour s'enfoncer davantage. Il lâcha le gamin et s'éloigna le visage toujours aussi fermé. L'adulte se laissa choir dans le fauteuil et se prit la tête entre les mains. Il ne savait décidément plus qui il était. La drogue ne changeait rien, n'atténuait plus cette effroyable impression de se noyer en terres inconnues. Ce qu'il voyait l'effrayait, et il n'avait qu'à se contempler dans un miroir pour voir l'objet de sa peur. Le brun se savait comme eux. Ce désir, ce goût de l'interdit, ça l'excitait. Comme avec Wolf. Le brun était las. L'envie de retourner chez lui et de s'y enfermer à jamais le tenaillait. Pourtant il savait également que ses jambes ne le porteraient pas jusque là. Relevant un regard glacé sur le jeune homme il le fixa comme le serpent devant sa proie. Il ne pu empêcher un doux frissons de lui parcourir l'échine. Cependant il ne ferait rien, refoulant et rejetant la faute sur Luna autant que faire se peut. Fébrilement il se saisit du paquet de cigarettes au fond de sa poche et s'en alluma une.

Il la grilla lentement, laissant un silence pesant s'installer entre eux. Souseiji doutait sérieusement que la diva veuille encore lui adresser la parole après ce qu'il avait fait, à moins d'être parfaitement inconscient. Pour l'heure il se calmait, évitant ainsi tout danger pour lui et pour le mouflet. Puis il s'en irait et ne mettrait plus jamais les pieds dans ce lieu sordide. Il n'y avait qu'un geste à faire pour mettre le feu aux poudres et Souseiji priait pour que le gamin s'abstienne de le faire, sans quoi, il ne répondrait plus de rien.
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Luna Sea
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MessagePosté le: 09/08/2009, 18:35    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

Le rire de l'homme confirma à Luna que c'était par la violence qu'il avait eu raison des gardiens du cabaret. Il sourit à son tour et posa sa joue sur ses bras croisés. Si le militaire semblait ne pas vouloir s'étendre plus longtemps sur cette réalité, le jeune garçon, lui, ne semblait pas très conscient de la dangerosité de cette présence. Au contraire, l'idée d'être en compagnie d'un homme potentiellement brutal n'était pas déplaisante. Mais la diva ne s'attarda pas sur cette idée. Ce qui l'intéressait pour le moment, c'était de savoir si l'étrange invité allait véritablement partir... auquel cas le jeune garçon aurait été très vexé ! Mais au moins, Luna connaissait le nom de son hôte imprévu.

« Souseiji Kyouaku... » chuchota-t-il d'une voix chaude comme la braise, un regard faussement concerné rivé sur le côté, comme s'il tentait de lier ce nom à un souvenir.

Oh, il ne connaissait pas grand monde parmi les militaires, mais néanmoins, tout dans l'attitude de Souseiji laissait témoigner d'un certain grade. Il n'était certainement pas un simple soldat, non. Cette assurance, cette sévérité sur le visage, cette attitude fermée... il s'agissait là d'un homme subissant les conséquences de responsabilités lourdes dans cette ville. Luna souriait, flatté par le compliment sur sa perspicacité. Effectivement, il était un garçon non seulement bourré de talents, mais également stratège et particulièrement observateur. À ses yeux, rien n'était jamais laissé au hasard.

« Tetsuo est parti du cabaret. Vous ne risquez rien... » énonça-t-il simplement, levant vers Sou une expression naturelle.

Mais déjà la main se levait en direction de la poignée... Et alors que Luna s'apprêtait à se sentir vexé, il observa ces doigts nerveux qui ne se refermaient pas. Soudain, le temps dans la loge sembla se suspendre, et l'enfant comprit que l'homme était en proie à des milliers d'interrogations en cet instant. Soudain, tout sembla se ralentir ; la main qui retombait dans l'axe du corps, un bruit sourd de frottement de la manche contre le vêtement... Luna leva le nez vers ce visage détourné de lui, et l'expression désabusée mais également cynique qui le marquait. Finalement, l'homme fit demi-tour dans une attitude clairement menaçante et la diva eut tout juste le temps de se lever pour quitter sa chaise avant qu'il ne la saisisse. Stupéfait par cet accès de colère, le petit cyber-punk ferma les yeux, craignant une gifle. Cela n'aurait pas été la première, Tetsuo n'hésitant guère à le frapper quand la fureur lui faisait perdre tout contrôle de ses réactions. Mais rien ne vint, hormis une main ferme l'obligeant à fixer son agresseur.

" Quand je pense que je t'ai confondu avec une femme ... ça me répugne. "

C'était donc ça ? La voix de Sou résonnait durement dans les oreilles de Luna qui fermait à nouveau les yeux, comme si cela le protègerait d'un éventuel coup. Mais non, toujours rien. L'homme semblait parvenir à se maîtriser. Mais merde, c'était quoi son problème ? Alors que Souseiji lâchait le jeune garçon, ce dernier prit appui sur sa commode et de frotta le bras, des larmes de rage inondant le bord de ses paupières.

« Il ne me semble pas avoir dit que j'étais une fille... »

Mauvaise foi de gamin... Mais il y avait une part de vérité, car personne parmi les spectateurs du cabaret ignorait qu'il était un homme. Mais Souseiji n'était manifestement pas un habitué. Il préféra donc garder le silence pendant que l'homme allumait une cigarette. Fasciné par le bout incandescent qui, petit à petit, rognait sur le tabac, Luna n'osa plus émettre le moindre son. Que pouvait-il dire après tout ça ? Et pourquoi une telle colère ? N'importe quel hétérosexuel aurait simplement reniflé avec mépris, ou bien se serait excusé de l'erreur... Mais une telle agressivité ne pouvait résulter que d'un trouble profond qui dépassait complètement le petit artiste. Il ne comprenait pas le pourquoi d'un tel comportement. Mais ce qu'il n'acceptait pas, c'est que Souseiji cessât de le regarder. Alors il fracassa un pot de crème contre le miroir, son regard dardé sur le militaire.

« Je ne supporte pas que l'on m'assimile à quelque chose de répugnant. C'est quoi votre problème ? Je n'y peux rien si vous n'êtes pas fichu d'assumer votre attirance pour les hommes. Mais il est vrai que faire la levrette quand on est un soldat Aobatsu, c'est quelque peu... vomitif, lorsqu'on est convaincu de son péché ! »

C'était à lui de faire preuve de mépris à présent. Sa provocation était parfaitement inutile, mais être dénigré ainsi était un tel affront qu'il ne pouvait laisser l'homme s'en tirer à si bon compte. Quel qu'en fût le prix, il n'accepterait jamais de s'incliner face à un homme. Et il leva haut la tête, glissant un regard condescendant vers Souseiji. Laisser son amour-propre porter la blessure d'un mépris ? Jamais.

« Ce n'est pas une pédale qui me fera plier. »

Les mots étaient lâchés, violents et volontairement vulgaires pour mieux achever cette bête meurtrie qui se tortillait presque sous son nez.

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Souseiji Kyouaku
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MessagePosté le: 09/08/2009, 23:58    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

Un loup affamé mit en cage ...

Une soif de chair entêtante ...

Souseiji se savait au plus mal. Son esprit était au bord de plonger une nouvelle fois, de l'emmener vers une crise qu'il ne maîtriserait pas. Il se raccrochait tant bien que mal à la nicotine pour ne pas y penser, pour refouler au plus profond de son esprit ce sentiment étrange mêlé de rage. Il se haïssait, pire il haïssait encore davantage de s'être voilé la face durant toutes ces années. Hypocrite, menteur, voilà tout ce qu'il représentait à ses yeux, et à présent bafoué. Bafoué par cette adorable frimousse d'enfant, ces courbes quasi féminines. Comment avait-il pu tomber si bas ? Comment avait-il pu se laisser avoir aussi simplement ? Il ne se reconnaissait plus, ou du moins il luttait avec acharnement contre ce qu'il avait toujours été. Ce combat le mettait en colère, un colère proche de la folie qui ne faisait qu'accentuer la déchirure de son esprit. C'était horrible et excitant à la fois. Le Capitaine se savait proche de la rupture, comme avec Hazuki. Il savait que si il ne se contrôlait pas, cet infâme sentiment surgirait et le noierait aussi sûrement que son coeur battait. Luna était trop séduisant pour le laisser indifférent. Ce désir mille fois contenu avec d'autres surgissait soudain, le faisant serrer les poings alors qu'il inspirait pour se calmer. Il ne devait pas céder. Pour lui, mais aussi pour ne pas blesser le mouflet. Pas qu'il était prit de pitié pour cet éphèbe, mais il se souvenait de la violence de l'acte avec son capitaine, et il ne doutait pas devenir bientôt comme ça. Le manque de drogue ces derniers temps exacerbait sa rage, fendant purement et simplement ce qui lui restait de bon sens. Il n'en pouvait plus. Il se sentait sur le point de craquer, de céder à ces pulsions qu'il ne pouvait plus contenir. Se mordillant la lèvre, l'adulte écrasa nerveusement sa clope.

Du verre brisé ...

Souseiji releva soudain la tête pour fixer la petite diva, le visage déformé par une expression de haine et de mépris. Une lueur d'incompréhension glissa dans ses prunelles sombres alors qu'il réalisait soudain ce qui allait arriver. Ce qu'ensuite Luna déversa de ses lèvres charmantes fit voler en éclat le peu de contenance que maintenait Souseiji depuis tout à l'heure. Ses doigts se crispèrent sur le fauteuil alors que la raison s'écoulait hors de son cerveau, ne laissant qu'un animal froid, affamé et dément. Au diable Aobatsu et Akabatsu ! Tout ce dont il avait conscience était cette frustration effroyable qui le maintenait dans un état de doute permanent. Et qu'il devait assouvir maintenant ! Avec ironie le brun songea que sa petite victime était dotée de l'instinct de conservation d'un kamikaze. Luna avait été l'allumette dans le champ de poudre, et il allait à présent se brûler les ailes. L'adulte ne voulait plus lutter, il voulait se laisser emporter par ce désir, cette folie qui le réduirait bientôt à néant. Il regretterait sans doute ce qu'il allait faire, mais plus tard. Bien plus tard. Un feu étrange s'alluma soudain dans les prunelles sombres du brun. Amusé, il soutint le regard de sa petite diva, songeant qu'elle avait du courage d'oser ainsi le défier. Une langue gourmande glissa sur ses lèvres, mais il ne bougea pas encore. La dernière phrase acheva complètement de le détruire.

Un rictus effrayant fendit ses lèvres, alors qu'il éclata de rire. Un rire froid, cynique. Souseiji se leva posément et s'empara d'une chaise qu'il bloqua sous la poignée de l'unique porte de sortie. Maintenant qu'il avait libéré le lion, la cyber punk allait devoir l'affronter, comme le maigre gladiateur jeté dans l'arène. Le Capitaine se retourna sur sa petite diva, méconnaissable. Oui il était comme eux, oui il était une bête et encore oui il allait assouvir ses besoins animaux maintenant ! Peut-être que lorsqu'il y aurait enfin cédé les crises s'arrêteraient. Peut-être qu'après ça il allait pouvoir reprendre une existence normale. Ce garçon était trop beau, trop doux et trop inconscient pour qu'il le laisse s'en sortir comme ça. Luna allait payer le prix de son arrogance et ce n'était certainement pas lui, Souseiji Kyouaku qui allait s'en vouloir pour ça. Même si il luttait, l'adulte savait parfaitement qui et ce qu'il était désormais, quand bien même il ne rejetterait jamais ses principes Aobatsu. Après tout Hazuki aussi était comme lui. Et ça ne semblait pas lui poser des problèmes de conscience. L'acte en lui-même était répugnant, mais comme il le disait souvent, mieux valait incarner l'homme que la femme. C'était moins méprisable.

Ses scrupules jetés au loin, Souseiji s'avança d'un pas prédateur vers le jeune garçon. Arrivé à sa hauteur il étendit une main douce sur sa joue blafarde, la caressant du pouce. Ses lèvres s'arquèrent d'un horrible sourire alors qu'il se saisissait de la chevelure artificielle, la tenant avec fermeté. Oh bien sûr il se doutait que la petite peste allait réagir mais Souseiji ne s'en préoccupa pas plus que ça. Le garçonnet avait beau être véloce comme le supposait sa carrure il n'en demeurait pas moins un chanteur et lui un militaire, capitaine de surcroît. L'approchant de son visage, l'adulte le maintenait toujours aussi fermement. Un sourire mauvais étira ses lèvres alors qu'il glissa une langue taquine sur la joue de l'enfant, jouant de son piercing sur la peau blafarde. Cette sensation l'électrisa, répandant le long de son échine un désir particulier, un désir qu'il ne pourrait jamais refouler.


" Ah bon ? J'aurais cru pourtant. " Murmura t-il en réponse à sa dernière phrase.

Avec une violence déroutante, Souseiji envoya le môme s'écraser contre le mur le plus proche. En une enjambé il fut sur lui et avant que l'enfant n'ai le temps de réagir, l'adulte empoigna ses fragiles poignets d'une main et le souleva sans difficultés, plaquant son corps famélique contre le mur. Amusé, le brun souffla sur son visage, faisant voleter quelques mèches bleues. Luna était coincé, et le capitaine ne le laisserait pas fuir facilement. En fait il n'en avait pas du tout l'intention. Souseiji avait perdu toute raison, mal, bien, Akabatsu, Aobatsu, tout ça ne lui semblait que de vagues notions dénuées de sens et d'importance. Tout ce qu'il voyait, tout ce qui le motivait, c'était ce feu incandescent qui réduisait à l'état de lambeaux son bien aimé calme. Ses lèvres pales et séduisantes s'approchèrent inexorablement de la gorge de l'enfant. Son souffle démesurément chaud s'écrasait sur la peau pale de Luna. Son odeur sucrée l'enivra, exacerba le désir déjà bien grand. Il ne résista pas plus longtemps à l'envie de goûter cette peau. Et ses lèvres rencontrèrent la gorge laiteuse, distillant dans sa chair d'adulte un plaisir non dissimulé. Souseiji martyrisa ce doux nectar par quelques morsures appuyées qu'il venait guérir d'un coup de langue. Son jeu dura ainsi d'interminables minutes avant qu'il ne délaisse enfin la gorge pour le lobe de l'oreille de sa victime.


" Et moi je ne supporte pas qu'on m'assimile à une pédale. Mais puisque tu sembles tellement convaincu du contraire, je vais me faire une joie de te le prouver, Luna. Après tout c'est toi qui occupera la place du chien. " Lui souffla t-il avant de rire.

Oh non il ne laisserait pas filer sa précieuse perle. Ce petit morceau de sucre et de désir. Amenant sa main libre à ses lèvres, il retira la gant qui la recouvrait d'un coup de dents. Lentement, délicatement, l'adulte glissa ses doigts sous le vêtement de la jeune diva. Le contact de sa peau l'électrisa complètement, raffermissant sa prise lorsque la main glissa sur les hanches du garçon avant de remonter vers le torse. Enchanté, il taquina les boutons de chair puis reprit sa douce torture au niveau de la gorge. Souseiji embrassa la pointe de la mâchoire avant de remonter sur les lèvres. Le brun les fixa d'un air dangereux avant d'en forcer le passage, emmenant la langue de la diva dans une danse endiablée puis de la relâcher presque aussi soudainement. Le brun n'était pas rancunier pour deux sous, quoiqu'un peu. Mais là où il aurait d'ordinaire explosé la face de ce chiar, il était prit de l'envie malsaine de lui faire ressentir mille et un plaisirs interdits. Entraîner Luna dans sa déchéance jusqu'à ce qu'il le supplie de le satisfaire. L'idée lui arracha un frisson d'anticipation. C'était ce qu'il allait faire. La diva aurait beau piailler autant qu'elle le voudrait Souseiji ne s'arrêterait pas pour autant. Pire, si il se mettait à crier ça l'encouragerait, car dans le fond, le môme lui céderait bien à un moment ou à un autre. Quant à savoir quand, ce n'était guère un problème pour lui. Du temps il en avait à perdre.

D'un geste purement provocateur, ses doigts glissèrent sur l'entre-jambe du garçon, la taquinant au travers du tissu.


" Mais détrompes-toi Luna, tu es loin d'être répugnant, tu es même parfaitement à mon goût. Fillette. "

Il appuya le dernier mot en une ultime provocation avant de s'attaquer une nouvelle fois au cou de l'enfant y laissant sa morsure rougeoyante. Souseiji ne reviendrait pas de ce chemin tortueux dans lequel il tombait, pas plus que Luna qu'il entraînait avec lui. Et cette idée l'emplissait d'une joie malsaine.

Un rictus ourla ses lèvres ...
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MessagePosté le: 10/08/2009, 22:54    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

Si un spectateur invisible avait assisté à l'échange entre les deux hommes depuis le début, il aurait remarqué que s'attirer des ennuis était plus qu'un fait ; c'était un art dans toute sa splendeur. D'ailleurs, Luna s'était attendu à une réaction violente en réponse à sa provocation, mais il ne s'était pas douté à quel degré de colère il se frotterait. Mais bon, traiter un prétendu homophobe de pédale ne pouvait que le faire sortir de ses gonds, et a fortiori s'il était en pleine remise en question. Les hommes étaient stupides après tout. Incapables de faire le point sans manifester de violence... C'était pourquoi Luna ne se classait ni homme, ni femme. Les deux sexes étaient tellement exaspérants à ses yeux qu'il n'avait envie de ressembler à aucun des deux, et rester un être androgyne, angélique, divin, inaccessible.

Enfin inaccessible, plus pour très longtemps, car déjà Souseiji s'emparait de lui tel un prédateur fondant sur sa proie. Pourtant, il ne leva point la main pour battre la diva. Au contraire, ses doigts étaient doux, caressants, en totale contradiction avec le sourire presque reptilien du militaire sur ce petit rat qui se débattait pour échapper à la morsure fatale. Incapable de bouger et, avouons-le, peu désireux de se rebiffer contre l'homme en pleine ivresse d'un désir bien trop fort. Alors Luna ferma simplement les yeux, ignorant la riposte verbale de l'Aobatsu, tous ses sens simplement concentrés sur la langue percée qui goûtait à sa joue pâle et froide. Il était hors de question de laisser transparaître le moindre état de faiblesse. Déjà, Luna n'avait pas peur. La peur chez lui n'était que du cinéma. Mais le petit artiste n'avait jamais ressenti cette émotion, cette sensation d'angoisse. Impérieux, son assurance était tout simplement inconsidérée. Une inconscience à la limite de la folie ou de la débilité qui avait toujours tenu l'exploit de mettre le doute à d'éventuels agresseurs. Cette fois, le cyber-punk savait qu'il n'en ressortirait pas indemne, et pourtant aucune crainte ne venait altérer son cerveau si particulier. Il se contentait simplement de détourner le regard pour manifester son désaccord sur le geste langoureux de Souseiji.

Il se sentit littéralement projeté contre un mur et les muscles de ses cuisses se crispèrent brusquement pour le maintenir debout, face à son agresseur. Non. Ce ne serait pas un homme qui le ferait fléchir, et son regard dédaigneux était un gage pour le militaire que cette violence, bien qu'imprévisible, n'avait pas eu pour effet secondaire de provoquer une quelconque crainte ou un désir de se plier pour se faire pardonner. Mais cette attitude ne témoignait même pas d'une once de courage farfelu ou de bravoure imprudente ; simplement, l'encéphale de Luna ne s'était jamais totalement remis des trois minutes de mort clinique subies pendant l'enfance suite à un accident. C'était pourquoi le jeune garçon était insensible à l'effroi d'une menace et qu'il agissait si bizarrement. Ainsi, le jeune garçon se contenta de fixer froidement le militaire qui l'immobilisait à nouveau, le bloquant à quelques centimètres du sol. Néanmoins, sentir soudain une bouche couvrir sa gorge lui enleva un léger frisson. Plus que le contact en lui-même, ce fut l'effet excitant sur Souseiji qui arracha à Luna un léger soupir de détresse. Il sentait déjà ce monstre se presser contre lui, murmurant à son oreille délicate.

" Et moi je ne supporte pas qu'on m'assimile à une pédale. Mais puisque tu sembles tellement convaincu du contraire, je vais me faire une joie de te le prouver, Luna. Après tout c'est toi qui occupera la place du chien. "

Ces mots intolérables auraient presque pu faire jaillir des éclairs des prunelles de Luna. Furieux, le garçon observa l'homme embrasser fiévreusement son visage, une main s'immisçant déjà sous les vêtements fluorescent. Bloquant un instant sa respiration comme pour se refuser toute réaction à ce contact agréable. Mais comment renier une nature profonde ? La sensation de ces doigts se refermant sur ses hanches les fit se cambrer. Et ces phalanges remontaient sur son torse, se heurtant à une pointe rosée et lui enlevant un hoquet de surprise. Un baiser impérieux le força à ouvrir les lèvres et il ne put retenir un soupir, invitant même la langue de Souseiji à effleurer la sienne.

*Schling-schling*

Les piercings linguaux s'étaient entrechoqués, et Luna redressa la tête pour mettre un terme à leur baiser. Un fou-rire le prit alors que cette résonance venait quelque peu discréditer la portée dramatique du moment. Et quelle idée de rire au coeur d'une telle situation ! Mais Luna ne pouvait s'en empêcher. Après tout, il ne se sentait pas en péril.

« Tu te crois sérieux, Sou-chan ? » susurra-t-il chaudement en se donnant un air suffisant.

Mais il cessa vite de rire lorsqu'une main se glissa sur son entrejambe. Il poussa même un glapissement et ne put retenir son genou qui se releva brutalement dans un réflexe défensif. La rencontre avec l'entrejambe de Sou ne tarda pas, et le rictus sur les lèvres du prédateur se transforma en une expression de douleur. Alors Luna en profita pour repousser l'homme. Il se dégagea de son emprise et se faufila pour fuir son étreinte. Cependant, son corps soumit à trop d'émotions violentes et de sensations inconnues faillit et il tomba à genou à deux mètres du capitaine Aobatsu. Étendu à terre et incapable de se relever, il leva une regard haineux vers le jeune homme qui se remettait de son choc.

« Ne me touche pas, crevard ! » cracha-t-il alors comme le chat acculé dans une impasse.

Non, il était impensable que l'on puisse le toucher si intimement...

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Souseiji Kyouaku
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MessagePosté le: 16/08/2009, 16:55    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

La réaction du gamin lui sembla pour le moins étrange. Souseiji c'était attendu à supplications, cris et insultes en tous genres, mais rien de tout cela de vint vriller ses oreilles. A cette simple idée que Luna n'était pas tout à fait normal, le sourire du militaire s'étira davantage sur son visage incroyablement glacé dans la situation présente. Depuis quelques minutes déjà, l'adulte ne cherchait plus à résister à ce désir et cette frustration qui croissaient en lui. Il obéissait à ses instincts les plus primaires, et non content de trouver ça agréable, ça le rendait heureux comme un dément. D'ailleurs la petite diva bleue ne lui avait pas semblé en reste lorsque ses mains s'étaient aventurées sur les hanches diaphanes. Quelque part ça l'arrangeait car l'adulte savait le mur du gamin fragile, et il ne faudrait que quelques pichenettes bien placées pour le faire s'écrouler. Cependant le rire qui s'éleva bientôt le laissa légèrement perplexe sans pour autant l'arrêter dans sa découverte plus approfondie du corps de sa victime. Découverte qui se solda par un coup de pied fort bien placé. Surprit par la fulgurante douleur qui le traversa soudain, Souseiji laissa échapper sa charmante proie. Entraîné à résister, il retrouva malgré tout, bien vite contenance. Du regard il chercha le garçon qui s'était écroulé à quelques mètres de lui. La phrase cinglante qu'il lança dans un vain acte protecteur acheva de fendre ses lèvres d'un sourire horrible.

Souseiji s'approcha d'un pas mesuré vers sa victime. Il savait pertinemment qu'elle serait incapable de s'échapper alors il prenait son temps, jaugeant le chanteur, contemplant son torse se soulever à une vitesse effrayante. Le garçon était beau ainsi acculé. Cette colère lui seyait davantage que cette fausse expression charmeuse. Il était désirable et Souseiji ne se gênerait pas pour profiter de ses charmes quasi enfantins.

Arrivé à sa hauteur, l'adulte posa son pied sur le torse du gamin et le repoussa violemment, de façon à l'allonger par terre. Calmement, il vint s'asseoir sur ses hanches de sorte que Luna ne puisse plus l'atteindre d'un genou mal envoyé, puis il se saisit de ses poignets pour les plaquer au dessus de sa tête. Ses lèvres s'approchèrent du visage aux rondeurs adolescentes et le brun souffla dessus, faisant voleter quelques mèches bleues. Cette soudaine proximité accentua le feu qui le consumait. Désormais il était perdu, il s'enfonçait, et Luna le suivrait malgré ce qui pourrait arriver. Ses iris noires harponnèrent celles du garçon. A quelques centimètres de son visage Souseiji lui murmura d'un air triomphant :


" Ne pas te toucher ? Mais voyons Luna c'est toi qui réclame."

Il rit. Et sans attendre, sa main libre se glissa en dessous du tissu, caressant tout d'abord les hanches d'albâtre pour ensuite remonter vers le torse. Lentement, le brun souleva le vêtement de la diva, découvrant bientôt les deux pointes de chair qu'il vint torturer de ses dents blanches. Soupirant de bonheur en humant le parfum fruité de sa peau diaphane, Souseiji joua avec les boutons de chair durant de longues minutes, suffisamment pour susciter un certain désir chez la petite créature, du moins l'espérait-il. Brûlant de désir pour la petite chose, il poursuivit son jeu malsain en glissant sa langue sur le torse pour la descendre lentement sur le nombril. Satisfait il embrassa l'aine avant de la mordiller légèrement. Souseiji ne cachait pas ses soupirs de plaisir tandis qu'il découvrait ce corps juvénile. C'était la première fois qu'il cédait réellement. Tous les appels de son corps tant de fois ignorés, ce désir tant de fois refoulé surgissait comme une horrible vague dans son esprit. Il était comme eux, au diable Aobatsu et Akabatsu. Ce qui lui importait aujourd'hui était de satisfaire cette terrible vérité, et d'emporter Luna avec lui, de lui faire ressentir de ce qu'il ressentait, de l'étouffer dans les limbes du plaisir. Cette exaltation des sens n'était pas égoïste. Souseiji voulait la partager avec ce partenaire pour l'heure non-consentant. Un sourire ourla ses lèvres. Luna le serait bientôt.

Méticuleusement, le militaire ôta le haut de la diva, le jetant au loin pour venir ensuite s'attaquer à la gorge laiteuse. Le silence se fit dans la pièce alors qu'il mordillait, léchait puis embrassait la chair tendre. Mon dieu c'était si bon. L'envie d'en avoir plus le tenaillait, mais il luttait contre lui-même pour ne pas le prendre tout de suite. Bien que entièrement coupable dans cette histoire il ne voulait pas blesser la petite diva plus qu'il ne le faisait déjà. Son plaisir importait autant que le sien. Finalement le fait de le savoir homme l'affolait davantage que si il s'était s'agit d'une femme. Le goût de l'interdit était plus savoureux que n'importe quoi en ce monde. Et Luna était ce monstrueux interdit contre lequel il luttait depuis des années. Au diable Sasuitachi, cette bulle était cent fois plus désirable. Alors qu'il reprenait d'un impérieux baiser ses lèvres, sa main libre glissa le long du torse menu, caressant au bout les hanches un peu saillantes du garçon. Puis lentement, prudemment, il vint défaire les quelques boutons qui retenaient le pantalon de Luna. Ainsi entrouvert le brun profita d'une ouverture pour y glisser sa main, caressant la virilité du jeune garçon. Bien sûr il s'attendait à quelques embardées mais Souseiji ne se laisserait pas surprendre une deuxième fois, il tenait à le garder au creux de ses bras. Il ne tarda d'ailleurs pas à franchir le dernier rempart pour sentir cette hampe au toucher si délicat.

Jouant d'un doigts, le Capitaine s'employa à exacerber le plaisir et le désir du garçon. Nulle besoin de drogue, il avait toujours su comment s'y prendre. A l'aube de la libération il s'arrêta cependant, laissant le temps à la diva de comprendre et de ressentir cette langue de feu brûlante qui devait consumer ses reins. Souseiji quitta ses lèvres et embrassa la pointe de la mâchoire pour ensuite glisser sur la gorge. L'adolescent le rendait fou. Tous ses sens sans exception étaient en émoi, et il rêvait de sentir sa peau nue contre la sienne. Pourtant il se retint encore une fois, redoutant ce moment où tout basculerait pour lui. Sa main libre remonta le long du corps tendu pour caresser la joue diaphane de Luna. Son geste fut incroyablement tendre, contrastant avec la froideur de son regard. L'adulte s'empara ensuite des hanches qu'il caressa pour enflammer davantage ce petit corps tendre. Amusé il susurra à son oreille :


" Je suis toujours sérieux Luna-chan. Et je crois que ton corps commence à l'être, qu'en penses-tu ? Tu veux continuer ? "

Souseiji laissa échapper un léger rire. Il était le seul à pouvoir délivrer le garçon de ce plaisir qu'il espérait lui consumer les reins. Jamais il ne le laisserait fuir, pas avant d'avoir prit on pied, comme il le songeait assez vulgairement d'ailleurs. Le brun souffla une nouvelle fois sur la frimousse d'ange de Luna avant de venir l'embrasser juste en dessous de l'oeil. L'adulte ne savait plus ce qu'il faisait, la petite diva avait rompu le total contrôle qu'il avait d'ordinaire sur lui. Mais ce venin qui coulait hors de lui, qui consumait ses reins et son esprit lui faisait un bien fou, et le libérait d'un poids qu'il portait comme un fardeau depuis des années. Sans doute qu'après ce jour il en endosserait un encore plus lourd.

Mais peu importait ...
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Luna Sea
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MessagePosté le: 17/08/2009, 01:30    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

Il était perdu et il le savait. Mais dans les situations compliquées, Luna ne faisait preuve d'aucune mauvaise foi. Et en cet instant présent, il savait que le seul responsable de cette situation, c'était lui. Après tout, c'était lui qui avait choisi Souseiji sur scène, bien qu'il n'eût jamais imaginé, même dans ses fantasmes les plus fous, que ce dernier passerait la muraille de gardes du corps du cabaret. Et ne se contentant pas de l'accueillir dans sa loge, il avait été jusqu'à l'aguicher, en lui glissant des regards chauds et des gestes lents toujours parfaitement calculés. Et pendant ce baiser forcé, il avait été bien incapable de repousser l'homme, dévoilant ainsi sa nature très curieuse. Car malgré les apparences, Luna était un adolescent certes décalé et incomparable aux autres garçons de son âge, mais vivant dans un corps d'adolescent soumis à des désirs de découverte de la sexualité, ce mot si excitant pour un jeune garçon mais à la fois très obscur tant que le pas n'était pas franchi.

Luna ayant connu un certain retard dans le développement de son appareil génital, suite aux séquelles de son accident, et surtout étant bien trop fier pour se toucher, il ne connaissait absolument pas les sensations que ce contact inopportun provoquait en lui. Et alors qu'il tentait de reculer vainement, un millier de pensées se bousculaient dans sa tête folle. Et voir cet homme s'approcher d'un pas si sûr l'assimilait aussitôt à un prédateur prêt à fondre sur sa proie pour l'achever. Et ce rôle de proie, c'était Luna qui l'avait voulu. Par pur masochisme, espérant secrètement parvenir à une telle situation où la découverte de sa sexualité serait provoquée par la folie de l'autre... Une façon tordue de se dédouaner de sa curiosité malsaine.

Le souffle court, il cherchait à garder une allure entêtée pour ne pas faiblir devant son prédateur, mais une semelle se posa fermement contre son torse et le força à rester dos au sol. Cette marque d'une domination puissante lui enleva un frisson d'excitation qu'il regretta un peu. Ce frémissement le trahissait un peu trop et cela lui faisait honte. Mais il changea de comportement et joua des cils en fixant Sou qui se tenait ainsi au-dessus de lui, plus conquérant qu'un guerrier. D'ailleurs, il ne put retenir un soupir d'appréhension quand il sentit Souseiji prendre place sur son bassin. Il ne chercha même pas à protester quand le militaire prit ses précautions en lui immobilisant les poignets, et il laissa ses iris brun-vert se perdre dans l'encre noire des yeux. Déjà, ses pupilles se dilataient alors qu'un plaisir interdit naissait en son bas ventre, électrisant ses reins et mettant à vif les nerfs de sa peau fine.

" Ne pas te toucher ? Mais voyons Luna c'est toi qui réclame."

Cela se voyait tant que ça ? Luna fit une petite moue boudeuse, comme à son habitude quand quelque chose lui échappait. Néanmoins, la main vagabonde qui remonta son petit haut lui ôta toute idée de réplique mesquine. Les jambes tremblantes, il se heurtait à l'inconnu, ignorant tout des jeux érotiques et ignorant même ses propres désirs qu'il n'avait jamais pris la peine d'écouter. Et c'était sous ces phalanges qu'il se révélait peu à peu. La bouche humide et rose de Souseiji s'arrêta à ses mamelons qu'il titilla, provoquant soudain la cambrure des reins de Luna qui se mordilla la lèvre, retenant habilement une manifestation de désir un peu trop sonore. Il aurait aimé crisper ses doigts dans la chevelure noire de son prédateur, mais la main bloquant ses poignets le lui empêcha, lui faisant goûter à l'étrange sentiment qu'était la frustration.

« Finalement, je vois que tu es capable de jouer... » murmura-t-il entre deux soupirs.

Il glissa un coup d'oeil à la main libre de Souseiji, la surveillant étroitement pour appréhender son itinéraire. La voyant alors se diriger vers son mini-short, il se tortilla en guise de rébellion. Non, il éprouvait déjà trop de choses nouvelles, et à trop affronter l'inconnu, la petite diva commençait à estimer que l'on pouvait parfaitement vivre sa vie sans goûter à tous les péchés. Et alors qu'il gigotait sérieusement sous le Capitaine Aobatsu, ce dernier renforça sa poigne et glissa sa main sur l'entrejambe de sa proie. Ce contact eut un effet d'électrochoc et Luna se figea complètement, le moindre de ses muscles se crispant sous l'irradiation totale de cette sensation obscure.

« Arrête... Arrête ça ! » hurla-t-il en cherchant à resserrer ses cuisses en guise de protection.

Mais Souseiji continuait inexorablement, peu enclin à l'écouter piailler. Mais Luna sentait son coeur battre à tout rompre sous son sternum. Affolé, il tentait de résister à ce puits d'émotions puissantes mais fourbes que la main de l'homme provoquait via de simples caresses. Pour la première fois de sa vie, il sentait sa verge s'ériger sous les doigts d'un homme. Cette idée le fit glapir et il perdit toute sa contenance alors que les limbes du plaisir l'attiraient, l'enlisait, l'agrippait dès qu'il souhaitait leur échapper. Un mouvement de va-et-vient le poussa à creuser fort ses reins sous lui, le poussant contre la main salvatrice. Il ferma les yeux et haleta, ne supportant plus la chaleur de la pièce qui semblait avoir pris vingt degrés d'un coup. Pourquoi Souseiji ne faisait-il pas quelque chose pour le soulager ? Une force se concentrait en son bas-ventre, le poussant à imprimer à son tour un mouvement de hanche pour espérer une sensation supplémentaire, celle qui le libèrerait. De quoi ? Il en avait une vague idée, sans pour autant bien la concevoir...

" Je suis toujours sérieux Luna-chan. Et je crois que ton corps commence à l'être, qu'en penses-tu ? Tu veux continuer ? "

Que pouvait-il répondre à ça alors qu'il se tordait littéralement sous les caprices d'une main sadique ? Son coeur malmené par temps d'émotions commençait à faiblir. Pris de tremblements, il sursauta presque à la main sur sa joue. Ce geste tendre l'apaisa un court instant, mais le visage glacé qu'il découvrit en levant les yeux le fit frissonner. Il détourna la tête, cachant derrière ses mèches bleues son visage trahissant son état. Les joues roses, le souffle court, les lèvres enflées et rougies par ses mordillements intempestifs et ses iris ne se limitant plus qu'à un mince cercle brun, il n'avait plus rien du jeune garçon hostile et inaccessible qu'il affichait. Déjà, une mince pellicule de sueur se manifestait sur la ligne médiane de son torse.

« Je ne te supplierai pas... » répliqua-t-il d'un ton qu'il aurait voulu distant, mais que l'étranglement dans sa gorge trahit.

Il ferma les yeux, à nouveau pris de tremblement. Fichu orgueil. Cela risquerait de lui nuire tôt ou tard. Mais pour l'heure, Luna n'était plus qu'un corps soumis aux premières stimulations sexuelles, un buvard à émotions qui absorbait toutes ces sensations, qu'elles fussent bonnes ou mauvaises.

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Souseiji Kyouaku
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MessagePosté le: 20/08/2009, 17:56    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

Quelque chose lui échappait.

Bien que complètement enveloppé, voir noyé dans les limbes du plaisir, Souseiji releva néanmoins l'attitude étrangement sereine de Luna. Et l'idée que cette charmante diva ait tout orchestré lui arracha un rictus pour le moins effrayant. Ce petit jeu malsain avait sans aucun doute tourné au vinaigre pour le petit ange bleu, mais pour l'Aobatsu, cette situation était du vin béni, en somme le plus délectable des nectars. C'est avec une satisfaction toute particulière qu'il sentit le corps de l'adolescent lui céder peu à peu. Se tortiller pour ensuite en redemander avec ardeur. Sa volonté ne tarderait pas à ployer sous les caresses et bientôt sous le terrible plaisir qu'il allait lui donner. Luna s'était piégé tout seul, et l'adulte ne ferait rien pour l'aider. A dire vrai, il n'avait plus qu'une hâte, se perdre un peu plus avec la diva. Plonger en lui comme dans une eau salvatrice. Le garçon était sa porte d'entrée vers la vérité, vers ce qu'il avait toujours refusé d'être. Un pédé, comme il l'aurait dit vulgairement. Cependant il ne pouvait s'empêcher de ressentir une effroyable excitation en contemplant ce corps vierge parcouru par les tremblements du plaisir. Ce regard voilé, cette respiration haletante. Tout en Luna lui évoquait un mortel péché auquel il allait succomber. Tant pis. Tant pis. Tant pis ! Rien à foutre de Sasuitachi, d'Aobatsu et d'Akabatsu. Il voulait la diva et il ne se priverait pas pour la prendre jusqu'à ce qu'un plaisir absolu le foudroie.

Le jeune garçon détourna le visage et Souseiji le rattrapa d'une main délicate. Sa beauté à couper le souffle le frappa en plein visage. Ces joues légèrement rosies, ces lèvres malmenées, cette sueur naissant sur son torse. L'adulte ne pouvait résister à tant de beauté, tant de désir. Pourtant il n'avait pas envie de le baiser comme un vulgaire animal. Il n'était pas comme Hazuki. Non. Ce gamin découvrait pour la première fois les plaisirs les plus malsains et interdits de cette ville. Et même si il était entièrement en tort dans cette histoire, le brun voulait que le plaisir soit partagé. Il assumerait la responsabilité et Luna n'aurait pas à pâtir de ce qui allait suivre.

" Je ne te supplierai pas ... "

Pour la première fois son visage s'adoucit, s'ornant d'un tendre sourire à l'égard du garçon. Souseiji flatta la diva d'une caresse sur la joue et vint quémander l'entrée de ses lèvres. Son attitude se fit à la fois douce et joueuse. Sa main libre parcourait le torse humide, titillant parfois l'aine du garçon pour en décupler la frustration. Un léger frisson le parcouru alors que son désir grandissait le faisant se sentir douloureusement étroit dans son vêtement. Les mèches à la base de son cou, rendues humides par la sueur, se collèrent à sa peau ambrée alors qu'il parcourait la gorge du garçon d'une langue sulfureuse. Lui-même commençait à se prendre au jeu, se métamorphosant en un amant quasi amoureux, désireux de faire sien la belle diva. Pourtant il faisait toujours autant preuve de fermeté, mais son attirance pour le garçon atténuait légèrement son manque de douceur. Il remonta vers son oreille, en mordillant le lobe avec amusement.


" Je ne t'en demande pas tant Luna. Laisses-toi aller ... " Lui murmura t-il d'une voix suave, avant de quérir ses lèvres d'un baiser impérieux.

Ses doigts noueux s'égarèrent dans la douce chevelure bleue avant de caresser les contours du visage de Luna. Se redressant légèrement son regard ténébreux se perdit dans les iris brunes de l'adolescent. Sa beauté le rendait fou. Le corps à la respiration chaotique affolait ses sens comme une drogue trop puissante. Fasciné, il caressa d'un doigt les pointes de chair, puis la naissance des os de ses côtes recouverts d'une fine pellicule d'eau. Sensuel, l'adulte se pencha sur lui et vint récolter cette sueur précieuse au goût enivrant et salé. Le fixant à nouveau l'adulte glissa une langue gourmande sur ses lèvres pales. Le désir marquait son corps maigre, le consumait comme un poison trop violent. Le brun n'y tenait plus, il le voulait, maintenant, tout de suite ! Il voulait le voir se tordre de désir pour lui, soupirer sous ses caresses d'une sensualité effroyable. Sa main glissa jusqu'à rejoindre le short de la diva. Il appuya légèrement sur la virilité pour la première fois sollicitée. Puis lentement il s'empara du vêtement et le glissa jusqu'à l'enlever révélant au grand jour ses jambes galbées, blanches et désirables. Un sursaut de plaisir le traversa alors qu'il retirait le dernier rempart, renforçant sa prise pour que le garçon ne s'échappe pas.

Souseiji se pencha sur le cou de l'enfant, le dévorant jusqu'à y imprimer quelques marques rouges. Bon dieu il le désirait tant à présent qu'il était offert à lui dans toute sa nudité. Sa main glissa, inexorablement vers la virilité de Luna. Il la caressa d'un doigt, puis s'attarda sur l'intérieur des cuisses. Le contact avec la peau satinée lui arracha un soupir satisfait. Le toucher, même sans le prendre, était déjà pour lui un plaisir incomparable. Emporté par le désir, Souseiji offrit un sourire envoûtant à Luna avant de se saisir de ses lèvres une nouvelle fois, ne lui laissant proprement aucune marge de mouvement. Sa main ainsi libre s'aventura entre les cuisses diaphanes pour venir jouer avec l'entrée de l'intimité vierge. Appuyant son poids sur l'enfant, l'adulte empêchait ainsi la diva de faire une embardée trop brutale pour le virer. De toute manière il n'en réchapperait pas. Aujourd'hui il allait connaître sa première fois. L'idée arracha au brun un soupir d'anticipation. Jamais il n'aurait imaginé plonger un jour dans la décadence des plaisirs homosexuels. Mais c'était plus fort que lui. Il ne pouvait lutter contre cette attirance, ce corps adolescent offert à toutes les perversions. Alors lentement il fit entrer un doigt, possédant cette intimité jamais violée. Avec un frisson, l'adulte parcouru son ciel intérieur durant de longues minutes. Imprimant un doux mouvement de va et vient afin de ne pas brusquer sa petite poupée. Car il ne doutait pas que plaisir et douleur se mêlaient au geste. Comme lui quelques semaines plus tôt avec Hazuki.

La sensation était grisante, et son souffle se teinta d'une chaleur inhabituelle alors qu'il partageait un baiser endiablé avec la diva. Tout le contrôle qu'il avait était passé dans la manière de se retenir pour ne pas s'emparer de Luna sans plus attendre. Non il ne désirait pas lui faire mal, juste lui faire découvrir à quel point les plaisirs de la chair pouvaient être enivrants. Alors lentement, il fit entrer un second doigts, écartant cette fois-ci les parois pour les préparer à ce qui allait suivre. Ses lèvres descendirent sur la gorge, puis sur la pointe de l'épaule. Souseiji embrassa, lécha la clavicule, s'appropriant ce corps dont il avait tant rêvé durant toutes ces années. Ce fantasme réprimé, oublié, annihilé. Luna était parfait, désirable, brûlant d'un plaisir jamais ressentit. Souseiji découvrait lui aussi ce monde que son frère et son père avant lui avaient exploré. Il ne regrettait rien, du moins sur le moment. La malédiction de sa famille se perpétrait, mais peu importait. Ce corps, ce corps l'enivrait. Il n'avait que lui en tête, que lui comme seul désir. Le prendre, encore et encore jusqu'à s'évanouir. Pourtant il n'en oubliait pas le jeu. Et c'est pourquoi il retira soudainement ses doigts, imprimant un vide et une frustration gigantesque chez le garçon. Mais avant que Luna proteste il s'empara de ses lèvres d'un baiser brûlant. Libérant ses poignets, il s'empara de son visage, l'approchant du sien, le caressant comme un amant plein de fougue. Cet acte était purement sexuel, mais ... Mais il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était plus que ça. Même avec Hazuki l'adulte ne s'était pas sentit aussi brûlant.

Son autre main revint près de l'intimité du garçon, mais resta seulement à son entrée, narguant le désir de la diva bleue. Souseiji n'en pouvait plus, cependant il se frustra encore pour ne pas brusquer sa petite poupée. Se reculant légèrement, il offrit son visage aux joues rougies par le plaisir. Le souffle haletant, l'adulte contempla Luna. Il caressait d'un doigt son visage satiné, y déposant parfois quelques baisers sur la joue puis la paupière. Oh bien sûr il n'avait pas fini de jouer, ça ne faisait guère que commencer. C'est pourquoi il ne fit entrer qu'une seule et unique phalange dans cette intimité brûlante.


" Alors Luna-chan ... le jeu est-il à ton goût ? "

Souseiji se pencha à son oreille.

" Souhaites-tu en ressentir davantage ? " Murmura t-il d'une voix étonnamment suave, brûlante d'un désir non dissimulé.
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Luna Sea
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MessagePosté le: 08/09/2009, 02:15    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji] Répondre en citant

La tendresse inopinée de Souseiji avait quelque chose de surprenant, et Luna ne put s’empêcher de retenir sa respiration alors que l’homme lui caressait la joue. Il détourna la tête, fébrile et inquiet à la fois, tout en se posant mille questions. Devait-il hurler pour que d’autres gardes de la sécurité les arrêtent dans cette danse sensuelle que lui seul avait provoqué, mais qu’il se sentait incapable d’assumer à présent ? Devait-il se forcer à afficher un visage sans expression face aux manœuvres de Souseiji pou le décourager ? Ou bien devait-il fermer les yeux et attendre que ce moment effrayant passe ? Le petit cyber-punk se sentait littéralement trembler sous les caresses du militaire. Une langue brûlante caressait la peau blanche de sa gorge, et Luna ne put que se cramponner à l’homme, enlaçant la nuque en sueur de ses bras maigres. Les gestes sur lui avaient beau être moins brusques qu’au début, leur fermeté n’avait pas changé. Cela signalait très clairement que plus rien n’arrêterait la bête.

" Je ne t'en demande pas tant Luna. Laisses-toi aller ... "

Loin de le rassurer, cette phrase décupla le stress de la petite diva qui ne put réprimer un son étranglé au milieu de sa gorge. Il frémit violemment entre les mains de Souseiji lorsque des dents un peu trop curieuses vinrent titiller son oreille, et il se cramponna un peu plus encore alors que leurs lèvres se rencontraient à nouveau. Les doigts fourrageaient ses cheveux le temps de ce baiser qui irradiait les reins de Luna, avant de glisser sur son corps pour en découvrir chaque centimètre carré. Le jeune artiste rouvrit enfin les yeux, croisant alors le visage de l’Aobatsu au-dessus de lui. L’expression de son beau visage trahissait son désir croissant, certainement devenu douloureux. Cette douleur, loin de réfréner le militaire, semblait au contraire accroître son excitation.

« Je ne peux pas... je ne peux pas ! » hurla Luna en cherchant à se redresser.

En vain. Retombant sur le dos, Luna haletait, cherchant à retrouver un souffle plus régulier malgré l’assaut incessant de sensations inconnues. Un nouveau baiser lui enleva une plainte alors qu’il se sentait presque suffoquer. L’une de ces mains désirables descendit le long de son ventre creux et finement musclé par la danse et le chant, mais ne s’y attarda guère et concentra ses efforts sur le mini-short fluo. Luna se trémoussa un instant avant d’être maintenu fermement le temps que Souseiji lui retire. La peur était là, implacable, envahissante... paralysante. Excitante même. Tant de sensations contradictoires, et rien de rassurant auquel s’accrocher pour affronter l’épreuve qui lui soumettait le militaire.

Une succession de petites morsures achevèrent d’électriser l’enfant à présent nu, toujours tremblant entre les mains de Souseiji. Mais ce n’était plus la peur qui l’animait à présent. De l’appréhension plutôt, qui grimpa en flèche quand les doigts de l’homme effleurèrent son entrejambe sans s’y attarder. Cela laissait supposer autre chose, et chaque muscle de Luna se crispa. Lorsque la main se glissa entre les jambes en les caressant pour atteindre les fesses, le jeune garçon serra brusquement ses jambes, mais pas assez fortement pour stopper la lente progression. Il leva un regard inquiet à Souseiji qui lui répondit par un sourire charmeur. Ce visage empreint d’envie, de désir trop longtemps refoulé, révélait aujourd’hui un personnage nouveau qui se dévoilait un peu plus à chaque geste esquissé sur Luna. Comment le petit artiste aurait-il pu imaginer que son corps serait l’instrument de libération ?

L’outrage se fit, un doigt un peu trop curieux s’immisçant en ce lieu parfaitement vierge. Luna s’en offusqua profondément, mais l’inconscient de son corps avait tant attendu ce contact que malgré lui, le danseur se cambra brusquement contre le ventre du militaire, ses cuisses s’écartant en un réflexe érotique pour mieux sentir l’entrejambe de l’homme contre la sienne. Cette réaction le dégoûta de lui-même. Une chienne n’aurait pas été plus soumise. Et il avait beau serrer les poings pour tenter de se défaire de cette prison d’émotions, rien ne parvenait à l’empêcher de creuser les reins comme la dernière des putes. Cette réalité le frappa... Ce n’était pas du tout ce qu’il avait prévu en manigançant habilement ce plan pour endosser le beau rôle dans son péché de curiosité. Des larmes de rage embuèrent ses yeux...

Le doigt s’insinua en lui et un soupir un peu trop aigu au goût de Luna résonna au milieu des battements saccadés de leurs cœurs. Ce lieu découvrait la pénétration et des vagues d’un émoi indescriptible submergeait le cyber-punk. Il porta le dos de sa main à ses lèvres et se mordit les phalanges, atténuant ses gémissements si horripilants à ses oreilles. Il sentait ce doigt le caresser de l’intérieur, lui faisant justement découvrir ce lieu de l’anatomie si honteux et condamné par la religion. Par le biais de mille petites attentions, Souseiji éveillait plus de désir en Luna que d’éventuelle douleur, et le gamin capricieux se retrouvait confronté à ce jeu adulte qu’il ne maîtrisait plus comme il l’avait maîtrisé au début de la soirée. Un second doigt se permit de rejoindre le premier, forçant un peu plus l’anneau de chair qui déjà se crispait d’appréhension. Lorsque les deux articulations se mirent à bouger de façon dissociée pour finalement s’écarter et dilater l’entrée interdite, Luna poussa un cri de détresse et tendit tous ses muscles à nouveau, incapable de se relâcher pour atténuer la souffrance passagère mais néanmoins bien vive. Peu à peu, il s’accommoda tant bien que mal de cette sensation et se contenta de trembler de nervosité, à la fois fatigué et craintif mais au fond tellement désireux d’aller jusqu’au bout de ce qu’il avait provoqué. Et les promesses de cet ange sombre au-dessus de lui avaient malgré tout quelque chose de rassurant.

Puis les doigts se retirèrent, brusquement, sans raison. Trop épuisé pour se révolter, Luna ne put qu’exprimer son désaccord en une longue plainte. Qu’attendait-il ? Qu’attendait Souseiji ? Seul un majeur un peu trop taquin venait titiller l’entrée toujours un peu crispée. Le petit artiste leva une main tremblante vers le visage de ce bourreau sexuel qui jouait avec lui comme le chat se délectant de la lente agonie de la souris tout juste croquée pour s’agiter encore de spasmes nerveux. L’adulte se recula légèrement et l’enfant, bien peu innocent au fond puisqu’altéré par la perversion du monde du cabaret, s’étira langoureusement sous lui, plus suave et tendre qu’une lionne en chaleur. Ses jambes tout juste écartées pour accueillir entre elles le bassin du militaire, il joua des cils un instant, répondant à la tendresse bestiale de cet amant par une touche de délicatesse séductrice. Puis la pression du doigt sur son antre secret se fit un peu plus forte, forçant le barrage encore ferme pour y glisser une seule phalange de ce majeur à la fois désirable et détestable.

" Alors Luna-chan ... le jeu est-il à ton goût ? "

Luna ne s’était jamais autant senti vulnérable qu’à cet instant, et une grande humilité s’imposait en toute logique... ce que l’illogisme naturel du cyber-punk transforma en orgueil mal placé. Sous un regard chaud, il fit tout pour ne rien perdre de sa superbe et murmura en réponse à l’Aobatsu :

« Malgré les apparence, c’est moi qui mène le jeu, Sou. » murmura-t-il en glissant une main sur le torse, puis descendant vers l’entrejambe de Souseiji qu’il pressa délicatement contre sa paume, appréciant la rondeur des testicules et la raideur de cette verge à travers la barrière de tissu.

Dans le fond, ce n’était pas faux. Son esprit tordu et sa masculinité camouflée étaient à l’origine de tout ce jeu entre eux. Cependant, il dédaigna très vite cette poussée de prétention et s’inclina aux caresses de Souseiji sur son visage, fermant les yeux et posant sa main sur la sienne.

" Souhaites-tu en ressentir davantage ? "

L’enfant ferma les yeux... Quinze ans, et déjà à ce point embourbé dans le marécage de la décadence. Levant ses deux mains au-dessus de lui dans une attitude offerte, il poussa un soupir révélant toute la fragilité de son souffle, puis ferma les yeux et chuchota :

« Cela dépend... que te dit mon corps à présent ? »

Sérieusement, Souseiji avait-il réellement cru que Luna Sea s’abaisserait à le supplier ?

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:28    Sujet du message: No crying Tango ! [PV Souseiji]

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